Vivien et Montréal (2)

Publié le par Michel

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Ville-Marie en 1685.
 Source : ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805,

Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000. 
 

Montréal à l’époque de Vivien

(1665 - 1708 )

suite

4          Population de l’Ile de Montréal en 1681 selon le mode d’immigration.


 

En 1681, on compte alors 64 % de la population né au pays. Les enfants de Vivien tous nés sur l’île, participent à l’avènement d’un nouveau peuple qui se distinguera peu à peu des immigrants français.  Ceux-ci sont en très grand nombre des soldats réformés du Régiment de Carignan-Salières, des Filles du Roi et des engagés qui choisissent une  vie  de pionnier avec des possibilités de liberté d’action dans un milieu plus égalitaire qu’en France où  leur avenir y serait probablement plus incertain étant donné les écarts prononcés entre les classes sociales.


IMMIGRANTS

Ecclésiastiques
Volontaires venus avec leur famille
Volontaires venus seuls
Officiers, gentilshommes volontaires
Soldats réformés dans la colonie
Marchands
Anciens engagés établis
Engagés encore en service
 
10
16
7
12
59
15
150
71
TOTAL 340

 

 
IMMIGRANTES

Religieuses
Femmes, filles, venues mari, parents
Femmes et filles venues seules
Servantes

17
26
114

4

TOTAL 161

 

ET EN AJOUTANT 887  personnes nées dans la colonie

le total de la population recensée est alors de 1,388 personnes.

 

 Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

 


 

5          Composition des ménages dans l’Ile de Montréal en 1681.


 


 

 

276 ménages répartis comme suit

 

28 couples mariés sans enfant

 

 

164 couples  avec enfants

7 veufs avec enfants
9 veuves avec enfants


2 avec 1membre ascendant
1 avec 1 membre descendant
2 avec 1 membre collatéral

3 avec un couple descendant
1 de 2 hommes non parents
2 veuves
57 célibataires masculins

Ménages simples :    75.5 %



Familles élargies :         3 %




 

Ménage non familial :     .5 %

 

 

 

 

Individus supposés solitaires :

                                         21 %

 

Note : La taille moyenne des ménages est de 4,6 et la moyenne d’enfants par famille est de 3,4.

 

Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.


 

 


 

 

6          Propriétés et population au village de Ville-Marie au temps de Vivien

 

  1665 1672 1679 1686 1693 1700 1704 +
Propriétaires *
 
50 68 102 140 251 266 281
Locataires
 
0 0 5 17 25 35 36
Autres **
 
5 6 2 4 22 29 28
Parcelles de terrain
 
61 92 148 177 303 320 314
Nb. maximal de maisons
 
39 49 77 111 206 249 261
Nb. minimal de maisons
 
23 36 62 100 180 229 248
Estimé de la population ***
 
138 216 372 600 1080 1374 1488









*

 

 

 

 

 

 

 

* Plusieurs parcelles comptent plus d’un propriétaire, notamment les parcelles indivises.

Chaque individu et chaque institution civile ou  religieuse n’ont été compté  qu’une seul fois.

 
** Autres comprend les usufruitiers et autres occupants à divers titres.

 
*** Nombre de maisons multiplié par six.

 
Dernière année pour laquelle les données sont actuellement disponibles chez Adhémar.

Source : ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805, Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000.

 


Les données présentées ici concerne le village au XVIIe siècle, un espace qui correspond de nos jours au Vieux-Montréal.  Donc, en 1665, cet espace était subdivisé en 61 parcelles de terrain sur lesquelles étaient établis divers bâtiments dont au moins 23 maisons qui abritaient environ 138 personnes. De sept ans en sept ans, il y a une constante et forte augmentation des parcelles, des maisons et des propriétaires. La période 1686-1693 est une période très prospère : le nombre de parcelles augmente de 71 % tandis que le nombre de propriétaires  et celui des maisons augmente de 80 %. Puis le début du nouveau siècle révèle une période d’immobilité ou presque comparativement au boum antérieur.

Michel Ladouceur
Avril 2005

 

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