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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 4 bis

Publié le par Michel Ladouceur

FRANÇOIS THIBAULT                              1647 - 1724

 

 

 # 4 bis

1674 : le pionnier à la Seigneurie de Vincelotte (suite)

 

 

 

François Thibault aurait reçu sa deuxième concession à Cap-St-Ignace le 2 octobre 1697. Cette terre se trouvait entre celle de Charles Bernier et de Thomas Cahouet,  Voici quelques extraits de l'acte passé devant le notaire Rageot::

 

 

 


 
"A savoir, une concession en la ditte seigneurie de Vincelotte contenant vingt arpents de terre complanté en haut bois et trois arpents de front devant le fleuve St-Laurent et de quarente arpents de profondeur. Borné d'un côté à Baptiste Malboeuf et l'autre bout la ligne de la route qui sépare la ditte profondeur d'avec les autres terres de la ditte seigneurie".

"Le dit preneur est tenu et obligé de payer la somme de six livres et trois chapons vifs de rente seigneuriale et un sol de cens pour toute la ditte concession".

 

 

 

 

Le 7 juillet 1711, François Thibault vendait cette concession à Ignace Bouchard, pour la somme de 150 livres.

 

 

 


"Fut présent François Thibault habitant demeurant en la seigneurie de Vincelotte, lequel de son bon gré et volonté a reconnu et confessé avoir le quatre janvier dernier en présence de témoins, vendu, cédé, quitté, délaissé et transporté et par ces présentes vend, cède, quitte, délaisse et transporte dès maintenant et à toujours. Et promet garantie de tous troubles, dettes et hypothèques générallement quelconques à Ignace Bouchard fils aussi habitant de la dite seigneurie de Vincelotte, absent le Sieur Claude Guimont capitaine de milice de la ditte seigneurie de Vincelotte y demeurant à ce présent et acceptant pour le dit Bouchard acquéreur pour lui, ses hoirs et ayant causes à l'avenir. C'est à savoir, une terre et habitation sise et située en la dite seigneurie de Vincelotte, contenant trois arpents de front sur le bord du fleuve St-Laurent sur quarente arpents de profondeur dont les terres joignant du coté du sud ouest à l'habitation de Jean-Baptiste Malboeuf et du coté nord est à celle de Jean Gaudreau. Ainsi qu'elle se poursuit et comporte sans en rien réserver ny retenir audit vendeur appartenant pour l'avoir acquise par contrat de concession qui lui en a été fait en datte du deux octobre mil sept cent ainsi qu'il la déclaré".

"Lequel contrat de concession, il a remis en mains dudit acquéreur dès le dit jour quatre janvier dernier ainsi que le dit Guimont la reconnu".

"En outre, ce pour et moyennant le prix et somme de cent cinquante livres que le dit Thibault vendeur, a reconnu avoir reçu du dit Bouchard acquéreur en argent comptant dès le dit dit jour, quatre janvier dernier".

 

 

 

Michel Ladouceur, 25 janvier 2006

 

 

 

1 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault  ref: 1: Cap-St-Ignace 1672-1970 Jos. Arthur Richard prêtre, 1970

 

 

 

2 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

 

L'ancêtre Thibault : François Thibault # 4 bis

Publié dans Famille Thibault

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 4

Publié le par Michel Ladouceur

FRANÇOIS THIBAULT                              1647 – 1724

 

 

# 4

 

 

1674 : le pionnier à la Seigneurie de Vincelotte


 

En 1674, François Thibault vendit la terre achetée en 1669 sur la côte de Beaupré et s'établit sur une autre terre dans la seigneurie de Vincelotte. Une concession fut faite à François Thibault le 9 avril 1674 par Geneviève de Chavigny devant le notaire Romain Becquet. (1)

 

Geneviève de Chavigny était la  fille de François de Chavigny sieur de Berchereau et de Éléonore de Grandmaison. Elle est née et fut baptisée le 28 janvier 1646. Elle se maria en premières noces, à l’âge de 14 ans, soit le 2 mai 1660 à Québec,  à Charles Amyot, marchand bourgeois de Québec, qui décéda le 10 décembre 1669.  Elle était depuis 1672 seigneuresse de Vincelotte, seigneurie héritée de son père. (2)

 

 

 

"une concession en la dite seigneurie de Vincelotte d'une contenance de vingt arpents de terre complantée en haut bois et de trois arpents de front sur le bord du fleuve Saint-Laurent sur quarentes arpents de profondeur bornée d'un côté au manoir seigneurial et des terres non concédées, d'un bout par devant le dit fleuve Saint-Laurent et l'autre bout la ligne autour qui sépare la dite profondeur d'avec les autres terres en la dite seigneurie".


 


"Le dit Thibault garanti, promet et s'oblige de payer à la dite demoiselle de Chavigny ses hoirs et ayant cause de ce jour à la durée pour chaque an, la somme de six livres et trois chapons vifs de rente seigneuriale et un sol de cens pour coût de la dite concession".


 


"Et s'y établir, d'avoir feu et lieu sur la dite concession ou autre pour lui dans l'an et jour des dates des présentes et commandons de s'y bâtir, résider et travailler sur la terre suffisamment".


 


"Jouira le dit Thibault du droit de chasse et de pêche ou dedans et au devant de la dite concession sauf au manoir de la dite demoiselle".


 


"Sera tenu le dit Thibault, obligé d'y apporter ses grains à moudre au moulin et cuire aux fours banals de la seigneurie lorsqu'il en aura de construits et aussi d'ouvrir et passer sur la dite concession tous les chemins qui seront jugés nécessaires".


 


"Et en plus pour proner et nourir amitié entre le dit Thibault et ses voisins, il sera obligé de clore le devant de la dite concession jusqu'au chemin de dix huit pieds qui sera tiré sur le bord du fleuve à plus haute marée de telle sorte que aucuns bestiaux ne puissent passer au travers. Ce cas arrivant, il ne pourra prétendre aucune espèce de dommages et intérêts pour les délits et dégâts que pourraient faire les dits bestiaux".


 


"Jouira aussi le dit Thibault des prairies qui sont sur ces batures du dit fleuve au devant de la dite seigneurie que la marée couvre pour pâturer ses bestiaux conjointement avec ceux de la dite demoiselle et ses autres tenant titres en la dite seigneurie".


 


"Et pour tenir lieu de commune sera pareillement tenu le dit Thibault de conserver debout tous les arbres de bois de chêne qui seront sur la dite concession propre à la construction des vaisseaux".


 


"Fait et passé à la ville de Québec en maison de la dite demoiselle de Chavigny l'an mil six cent soixante quatorze le neuvième jour d'avril en présence d'eustache Lambert et jacques...? demeurant au dit Québec, témoins qui ont signé avec la dite demoiselle de Chavigny et notaire. Et le dit françois Thibault a déclaré ne savoir écrire, ni signé de ce enquis suivant l'ordonnance".


 

 
« Les labours »,
   « Turning the Harbow »,

 

            Horatio Walker, Musée du Québec

 

 

   

 

François Thibault enregistrait aussi devant le notaire Romain Becquet un bail à titre de loyer. François louait la terre du domaine seigneurial de Geneviève De Chavigny et s’engagait à défricher et à cultiver cette terre. En échange de quoi, il devait remettre  la moitié du grain et construire un hangar aux frais de la seigneuresse. Voici quelques extraits de ce bail daté du 10 avril 1674 (3) :

 


 

"Fut présent en sa personne damoiselle Geneviève De Chavigny dame de la seigneurie de Vincelotte veuve de feu Sieur Amiot demeurant en cette ville. Laquelle a volontairement baillé et délaissé à titre de loyer, toute moitié de grain pour un an à commencer ce jour d'hui date des présentes et finir à pareil jour. Et promet pendant le dit temps garantir de faire jouir à François Thibault habitant, demeurant en ladite seigneurie de Vincelotte".
"Pour jouir, faire et disposer de la dite terre par le dit preneur au dit titre pendant ledit an durand, est obligé de faire un bon père de famille".
"Ce présent bail, fait aux charges, clauses et conditions suivantes. Moyennant que ladite damoiselle aura à son profit particulier la moitié par ? de tout le grain qui se recueillira sur ladite terre pendant ledit an. Que ledit preneur sera tenu, promet et s'oblige de lui livrer, battre, remis et bien conditionné sur ladite seigneurie au printemps prochain".
"Comme aussi d'ensemencer toute la terre qu'il prendra et qui lui sera livrée en estat de recevoir semences dans le temps des semences. Même de conserver ledit grain après la récolte soit en gerbe ou en ? jusqu'au dit printemps en telle sorte que la dite damoiselle ne souffre aucune perte ni diminution sur sa moitié. Sera tenu et s'oblige ledit preneur de faire ou faire faire un hangard de dix huit à vingt pieds en quarré bien ? pour mettre les grains de se terre, lequel ladite damoiselle sera tenu de payer ce dont ils conviendront des travaux ou de l'estimation des présentes dont ils conviendront pour cet effet".


 

 


 

 

Michel Ladouceur, 26 janvier 2006

 

1 :    Site de Pierre Thibault,  http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

2 :   Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003 

 

3 :    Site de Pierre Thibault,  http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

moulin_vincelotte_1690.jpg vincelotte_moulin.jpg 
 Selon le recensement de 1681, François Thibault cultivait cinq arpents et possédait quatre bêtes à cornes. Comme tous les censitaires, il utilisait le moulin de la seigneurie pour moudre son grain et remplir ses obligations envers la seigneuresse. Érigé en 1690, sous les auspices de Charles-Joseph Amyot de Vincelotte, sur un emplacement de la seigneurie de Cap-Saint-Ignace concédée à sa mère, Geneviève de Chavigny, par Jean Talon, en 1672, le moulin banal, aujourd'hui dit de Vincelotte, est le seul vestige de moulin à vent de la rive sud du Saint-Laurent, depuis Bécancour jusqu'à Gaspé.

Ce qu'il en reste, une tour construite en maçonnerie de pierre des champs, d'un diamètre extérieur de 6,5 mètres, d'une hauteur de 7,4 mètres, fut restaurée une première fois en 1924 par la Commission des monuments historiques et une deuxième fois, en 1980, où les joints de maçonnerie sont refaits à neuf. Le toit prend une forme octogonale à faible pente. Aucune machinerie, ni accessoire, ni aile, ni maître-arbre n'ont cependant résisté au temps.


Publié dans Famille Thibault

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 3

Publié le par Michel Ladouceur

  FRANÇOIS THIBAULT                          1647 - 1724

 

# 3  

1669 : l’installation au pays


 

Arrivé au pays, le 18 juin 1665, François Thibault servit  en premier lieu de domestique à Robert Paré, charpentier de la côte de Beaupré, et Françoise Lehoux à Ste-Anne-du-petit-cap, ceci afin de remplir son engagement de trois ans.


 

 


 

Robert Paré était fils de Mathieu Paré et de Marie Joannet de St-Laurent de Soulaures, dans l’évêché de Périgueux au Périgord. Il avait épousé Françoise Lehoux fille de Jacques Lehoux et de Marie Meilleur, le 20 octobre 1653 « à la chapelle des sauvages, à l’Ile d’Orléans » (1).

 


 

Une fois son terme arrivé, François décidait  de se fixer en terre d’Amérique. Le 29 juin 1669, il  achetait une terre de Gilles Moulineux ( ou Moulineur ) pour la somme de 45 livres, une terre située tout près de la rivière Sainte-Anne, sur la côte de Beaupré. Le contrat passé devant le notaire Claude Aubert stipulait qu’il devait donner au seigneur, annuellement, 52 sols et six deniers de cens, de même qu'un chapon et deux faisans en guise de rente.


 

 


 

Le 14 octobre 1670, il épousait Élisabeth-Agnès Lefebvre, une fille du roi native de Paris avec qui il aura douze enfants. Élisabeth-Agnès Lefebvre faisait partie du contingent des Filles du roi qui sont arrivées à la fin du mois d'août de l'année 1670.  Originaire de Saint-Gervais de Paris, elle est né en 1655 et était la  fille de feu Guillaume et de Barbe Viot.


 

À leur arrivée,  les Filles du roi étaient prises en charge par les religieuses qui leur enseignaient en quelques jours tout ce qu’elle devaient savoir afin de prendre en charge un époux, une maison et une famille. Car les Filles du roi  étaient tenus de se trouver un  futur époux dans les plus courts délais.. Ainsi Élisabeth-Agnès Lefebvre, à peine âgée de 15 ans, signe devant le notaire Romain Becquet un contrat de mariage avec Nicolas Nauteau le 31 août 1670. Pour des raisons inconnues, ils annulent leur contrat le 24 septembre 1670 devant le même notaire.


 

Cependant, le 3 octobre 1670, encore une fois devant le même notaire, elle passe un nouveau contrat de mariage cette fois-ci avec François Thibault. Les fréquentations ont été très brèves, car entre les deux contrats il s'est écoulé seulement dix jours.


 

Originaires de Normandie, Claude Aubert et Romain Becquet furent tous deux notaire royal en Nouvelle-France. Aubert, né à Caen dans le Calvados, fut notaire seigneurial de Beaupré en 1650, puis notaire royal à partir du 24 janvier 1664 et enfin juge prévôt de la seigneurie de Beaupré de 1671 à 1676. De la région de Rouen, Becquet fut notaire royal de 1665 jusqu’à sa mort survenue en 1682. Il fut aussi huissier et greffier du Conseil souverain ainsi que juge bailli des seigneuries de Beaupré et de l’Ile d’Orléans.


 

 


 

 


 

Voici un extrait du contrat de mariage passé devant le notaire Romain Becquet (2):


 

 


 


"Furent présents en leur personne François Thibault fils majeur de Louis Thibault du bourg de la Flotte paroisse de Ste-Catherine en l'île de Ré et de Renée Gauthier son père et mère d'une part et Élizabeth Lefebvre fille du deffunt Guillaume Lefebvre et de Barbe Viot demeurant à Paris paroisse de St-Gervais".

"La dite future épouse lui a apporté dans la communauté jusqu'à la somme de deux cents livres dont la moitié entrera en la dite communauté et l'autre moitié lui servira nature de propre à elle et aux siens de son côté et ligné".

"Et en outre la somme de cinquante livres que sa Majesté lui a donné en considération de son mariage qui lui serviront aussi de nature de propre à elle et aux siens de son côté et lignéé".

"Fait et passé à Québec en la dite maison de la dite dame Gasnier, l'an mil six cents soixante dix après midi, le troisième jour d'octobre".


 

 


 

 


 

Le mariage de François Thibault et d’Élisabeth-Agnès Lefebvre, fut enregistré le 14 octobre 1670 à la paroisse Sainte-Anne-du-Petit-Cap. (3)


 

 


 

"L'an de notre seigneur Jésus Christ 1670 le 14 d'octobre, après une publication des bancs de mariage et permission des autres de Monseigneur Despétrie. J'ai reçu leur mutuel consentement ne s'étant trouvé aucun empêchement entre François Thibault et Elizabeth agnès. Et ce en présence de plusieurs témoins et en face de la Sainte église, Jean Caron, Robert Paré et Pierre Piccard habitants de Ste-Anne.


 

F.Fillion prêtre missionnaire
Morin prêtre".


 

 

 

   

 

Michel Ladouceur, 26 janvier 2006

 

 

1 :   Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003

 

 

2 :    http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault


 

3 :    http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

 

Publié dans Famille Thibault

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Les personnages Thibault : Joseph Thibault

Publié le par Michel Ladouceur

 

 

À l’Hôtel-Dieu de Lévis, le 2 mars 2006, à l’âge de 76 ans et 9 mois, est décédé M. Joseph Thibault, retraité de la Corporation des Pilotes Bas St-Laurent. Il était l’époux de Mme Colette Gagnon et fils de feu Charles Thibault et de feu dame Margaret Mac Donald. Il demeurait à Saint-Michel de Bellechasse.

Source : Le Soleil, mercredi, le 8 mars 2006, Avis de décès


 

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 9 mars 2006


 

 

 

 

Publié dans Famille Thibault

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Joseph Adélard Brochu

Publié le par Michel Ladouceur

ADÉLARD BROCHU

 

 

 

Joseph Adélard Brochu,

 

grand-père de Gabrielle, de Monique, de Raymond  et de Michelle,

est sujet d’un hommage dans le livre de Benoit Lacroix  « La foi de ma mère, la religion de mon père ». Un chapitre est consacré aux personnages du comté de Bellechasse qui ont accompagné son enfance. Voici ce qu’il dit du forgeron :

                                   

« Il est toujours apprécié, voire indispensable. pour nous, ce sont les forgerons Adélard Brochu au Troisième Rang de Saint-Michel et Émile Bolduc à la Durantaye. Quelle vénération ! Est-ce à cause du feu de forge, quelque peu sacré pensions-nous, ou tout simplement à cause des multiples services rendus qu’ils sont devenus pour nous des êtres si exceptionnels ? Papa résume : ‘ Nos forgerons, c’est des hommes d’avenance. Comme le Bon Dieu. Toujours prêts à aider.’ Ma mère est absolument du même avis. »  

 

 

 

Source : Lacroix, Benoit : « La foi de ma mère, la religion de mon père », Éditions Bellarmin, Québec 2002

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 4 mars 2006

 

Joseph Adélard Brochu

Publié dans LECTURES

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 2

Publié le par Michel Ladouceur

 FRANÇOIS THIBAULT                            1647 – 1724

 

 # 2

 

 

1665 : l’engagement


 

 

 

 

 

 

Du 23 mars au 18 avril 1665 Pierre Gaigneur, marchand de La Rochelle, fit engager pour Québec 67 hommes. Ces hommes s’étaient présentés devant le notaire Teuleron à La Rochelle pour signer leur contrat d'engagement. (1)

 


 

 

 

Au XVIIe siècle, de 1631 à 1681, Pierre Teuleron (1631-1681 ) était un important notaire de La Rochelle. Il a traité toutes sortes de contrats, mais plus spécialement les actes de commerce. L'historien rochelais, le père Coutant, situe la maison Teuleron au numéro 12 de l'actuelle rue Chef-de-Ville, près du port. (2)

  

 

 

 

Port de La Rochelle : g. à d., Tour de la Lanterne, Clocher St-Jean-du-Perrot, Navire Le Belem, Tour de la Chaîne,Tour St-Nicolas.Source:http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html

  

Le 31 mars 1665, en après-midi, à l’âge de 18 ans, François Thibault, signait un contrat d’engagement de 36 mois pour la Nouvelle-France, où il serait rémunéré 75 livres par année avec une avance de 30 livres. Il déclarait ne pas savoir signer. Louis Pénigaud et Léon Banchaud, clercs, étaient présents et signèrent. Le notaire Pierre Teuleron signa ainsi que Pierre Gaigneur, marchand.

Contrat d’engagement de François Thibault d’après un contrat type.(3)

Par Devant le notaire royal soussigné en la ville et gouvernement de La Rochelle, personnellement établis François Thibault natif de La Flotte en l'île de Ré d'une part et le sieur Pierre Gaigneur, marchand de cette ville faisant pour et au nom du sieur Jean Grignon, marchand à Québec pays de la Nouvelle-France d'autre part, entre lesquelles parties a été fait et passé les conventions suivantes, c'est à savoir que ledit François Thibault promet, s'oblige et sera tenu de s'embarquer à la première réquisition qui lui en sera faite par ledit sieur Gaigneur dans le navire nommé Le Cat de Hollande, du port de deux cents tonneaux, dont est maître Charles Babin, pour aller en icelui du premier beau temps de cette rade où il est de présent jusque audit Québec servir ledit sieur Grignon ou autres qui auront de lui ordres tant à son métier que à toutes autres choses qui lui seront commandées pendant le temps de trois années consécutives qui commenceront au jour qu'il arrivera audit pays et finiront à pareil jour icelles révolues pour et moyennant la somme de soixante quinze livres tournois par chacun an qui seront payées audit François Thibault à l'expiration de chacune année durant ledit temps audit pays et encore sera défrayé par ledit sieur Gaigneur audit nom des frais du passage en allant seulement audit pays auquel il sera nourri pendant le susdit temps et encore en cette ville jusque audit embarquement sans diminution de ses gages sur la promesse desquels avance a été faite audit François Thibault par ledit sieur Gaigneur de la somme de trente livres pour lui avoir des hardes et commodités à l'entretien des présentes à peine de tous dépends, dommages et intérêts, les parties obligent tous leurs biens présents et futurs, outre ledit Thibault, sa personne à tenir prison comme pour deniers royaux, qui fait élection de domicile en la maison du notaire royal soussigné pour y recevoir tous actes & renonçant & jugés et condamnés & fait à La Rochelle, étude dudit notaire, après midi le trente unième  jour de mars mil six cent soixante cinq, présents Louis Pénigaud et Léon Banchaud, clercs y demeurant, et ledit Thibault déclare ne savoir signer de ce requis.
Suivent les signatures de Pierre Gaigneur, Louis Pénigaud, Léon Banchaud et Pierre Teuleron.

 

flute-hollandaise--au-plus-pre-archands--paris--1814._-ed6a.jpg 

  

  
  
  

  

Flûte hollandaise, au plus près du vent, les amures à tribord. (Planche VIII de Baugean, Collection de toutes les espèces de bâtiments de guerre et de bâtiments marchands, Paris, 1814.) Source : http://www.1789-1815.com/dict_marine.htm


 

 

 

 

 

François s’embarqua sur le  Chat de Hollande, navire marchand de 200 tonneaux appartenant à Albert Cornelis Kadt. Ce navire, armé par Alexandre Petit, quittait la rade de La Rochelle à la fin du mois d'avril 1665, sous le commandement de Charles Babin.
Après une longue et ardue traversée de l’océan, il s'arrêtait à Gaspé afin d’embarquer à bord des soldats venus des Antilles, sur Le Brézé. Ceux-ci étaient sous les ordres de Monsieur de Tracy, qui devait avec ses hommes se joindre aux troupes du régiment de Carignan. Le Chat de Hollande arriva à Québec le 18 juin 1665. Il en reparti  le 3 août. (4)

 

Michel Ladouceur, 26 janvier 2006

 

1 :             http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

2 :            Racines rochelaises, histoire et généalogie des Aunisiens partis vers la Nouvelle-France, http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html

 

3 :            Racines rochelaises, histoire et généalogie des Aunisiens partis vers la Nouvelle-France, http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html

 

4 :            Racines rochelaises, histoire et généalogie des Aunisiens partis vers la Nouvelle-France, http://racinesrochelaises.free.fr/cat.html


 

 

 

 

 

Publié dans Famille Thibault

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Monument à Louis Francoeur

Publié le par Michel Ladouceur

La Ville de Montréal a consacré une place et un monument à Louis Francoeur. La Place Louis Francoeur est située à l'est du Carré St-Louis, à l'intersection des rues St-Denis et Cherrier, tout près du Café Cherrier.  Une plaque commémorative rappelle l'activité journalistique de Louis, cousin de Paule Thibault qui a d'ailleurs résidé à proximité sur la rue Cherrier.

Michel Ladouceur

Photographies personnelles, automne 2005.

Publié dans LIEUX DE MÉMOIRE

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