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Vivien et Marguerite Bourgeois

Publié le par Michel

 Engagement des fils de Vivien auprès des sœurs de la Congrégation        marguerite 

 

 

            Au décès de Marie Godin, le dimanche,  26 octobre 1687,  à l’âge de 30  ans,  la famille comptait huit enfants dont le plus vieux avait quatorze ans et la plus jeune avait à peine six mois. Vivien se tourna alors vers les religieuses. Vu son « incommodité » les religieuses de la Congrégation s’engagèrent à deux reprises à aider Vivien : elles acceptèrent de loger, nourrir et éduquer « dans la foi » ses fils moyennant quelques services domestiques.

En 1688, Vivien  engagea par écrit devant le notaire Adhémar un de ses fils, probablement Jean-Baptiste âgé de sept ans,  pour neuf ans à la Congrégation de Notre-Dame, le 26 septembre 1688. L’enfant fut confié à sœur Catherine Soumillard qui signa le document en présence de Guerin et Jean Delamare.

 

Catherine Soumillard fille de Orson Soumillard et de Marie Bourgeois de Troyes en Champagne, avait accompagné sa tante Marguerite Bourgeois en Nouvelle France. Elles arrivèrent à Québec le 12 août 1672  et à Montréal en septembre de la même année. Catherine prononça ses vœux en 1676 et porta le nom de sœur de la Purification. Selon le recensement de 1681, elle avait 26 ans. Elle mourut le 16 août 1699 à Montréal à l’âge de 43 ans, quelques mois avant le décès de sa tante en janvier 1700.

 

En 1690, Vivien engagea à nouveau un autre garçon, Nicolas, âgé de quatre ans. Il le confia pour douze années auprès des sœurs de la  Congrégation de Notre-Dame. Sœur Marie Anne Laurens acceptait au nom de la sœur « bourgeois et Marguerite gariépy ». L’entente fut faite par écrit devant le notaire Adhémar, le 16 mai 1690, à Montréal. Jean Quesneville ou Quesnouillé  et Georges Pruneau agirent comme témoins et signèrent. La religieuse et Vivien déclarèrent ne pas être capables de signer.

Marie Anne Perrette Laurent de Beaune était originaire de Paris  et était arrivé elle aussi avec Marguerite Bourgeois en septembre 1672. Elle avait 44 ans au recensement de 1681 et elle mourut le 31 octobre 1698.

 

Antoine Adhémar , sieur de Saint-Martin, fut notaire et greffier de la seigneurie de Montréal du 2 mai 1687 au 17 novembre 1693, puis greffier de la Prévôté de Montréal jusqu’à sa mort survenu à l’âge de 80 ans, le 15 avril 1714. Soldat de la compagnie de Sorel au  régiment de Carignan, il était arrivé au pays le 17 août 1665,  à la même époque que Vivien.


Michel Ladouceur, 15 décembre 2005

Sources : Archives judiciaires de Montréal, copie sur microfilm conservée à la Société généalogique canadienne française, réf. M136/4 #1462 & #1850
Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Boucherville, 2003.

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Vivien et ses concitoyens de 1665 à 1708

Publié le par Michel

Les concitoyens de Vivien à Ville-Marie de 1665 à 1708
Antoine Adhémar, notaire
Gabriel Thubières de Levy de Queylus, supérieur du séminaire, de 1657 à 1661 et de 1668 à  1671
François Dollier de Casson (1636-1701), supérieur du séminaire  de 1671 à 1674 et de 1678 à 1701
Bénigne Basset Des Lauriers (v.1628-1659), notaire, greffier et arpenteur
Marguerite Bourgeois (1620-1700), fondatrice de la congrégation Notre-Dame
Robert Cavalier de la Salle (1643-1687), conquérant du delta du Mississipi en 1682
Jeanne Mance (1606 -1673), fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Ville-Marie en 1645
Paul Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), gouverneur de Ville-Marie de 1642 à 1665
François-Marie Perrot (1644-1691), gouverneur de Ville-Marie de1670 à 1683
Louis-Hector de Callière (1648-1703), gouverneur de Montréal, de1684 à 1699
Philippe de Rigaud de Vaudreuil (v.1643-1725), gouverneur de Montréal, de 1699 à 1703
Claude de Ramezay (1659-1724),  gouverneur de Montréal, de1704 à 1724
Jacques Bizard (1642-1692), major de Montréal de 1677 à 1692
Pierre Rémy de Saint-Rémy,p.s.s. ( -1726 ),  curé de la paroisse des Saints-Anges
Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux (v.1624-1700),juge seigneurial de 1663 à 1666,juge civil et criminel de 1666 à 1677

 Les contemporains de Vivien en France et en Nouvelle-France de 1665 à 1708
 Louis XIV (1638-1715), roi de France de 1643 à 1715
Jean-Baptiste Colbert 1619-1683), ministre de Louis XIV
Jean Talon (1625-1694), intendant de 1665 à 1668 et de 1669 à 1675
Louis Buade de Frontenac (1622-1698), gouverneur général de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698
François de Montmorency de Laval (1623-1708),  premier évêque du Canada de 1674 à 1688
Pierre Lemoyne d'Iberville (1661-1706), explorateur et conquérant
Pierre Esprit Radisson (1636-1710), explorateur et coureur des bois
Médart Chouard Des Groseilliers (1618-1696?), explorateur et coureur des bois
Louis Jolliet (1645 – 1700) et Jacques Marquette (1637-1675), découvreurs du Mississipi en 1672
 Les Filles du Roy,  migrantes durant les années 1668 et 1673

Le Régiment de  Carignan Salières, arrivé en 1665 et dissous en 1668

Michel Ladouceur,  février 2005

Moulin à vent à Montréal

Moulin à vent à Montréal

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Vivien et son régiment

Publié le par Michel

 

 soldat.gif Le Régiment de Carignan-Salières tambour.gif 
flute-hollandaise--au-plus-pre-archands--paris--1814._-ed6a.jpg     TRANSPORT DU REGIMENT DE CARIGNAN-SALIÈRES en 1665
 

Six navires furent utilisés en 1665 pour transporter les troupes du Régiment de Carignan-Salières. Un septième, le « Jardin de Hollande » , navire de 300 tonnes de la Marine Royale, transportait du matériel pour le régiment.

 
Le « Joyeux Siméon », navire de 200 tonnes, appartenait à un marchand de La Rochelle, monsieur Le Gaigneur. Parti de la Rochelle le 19 avril 1665, le navire atteignit Québec le 19 juin. La traversée de l’océan des compagnies de La Tour, de Chambly et de Froment se fit donc en 61 jours.

Le « Brézé » était un gros navire de guerre de la  Marine Royale, un navire de 800 tonnes avec une soixantaine de canons. Il transportait les compagnies de La Brisardière, de La Durantaye, de Berthier et de Monteil. En provenance des Antilles, le « Brézé » arriva à Percé, en Gaspésie, où il transféra les troupes sur deux petits navires plus aptes à approcher de Québec. L’arrivée eu lieu  le 30 juin 1665.

 
L’ « Aigle d’Or », vieux navire de la Marine Royale de 300 tonnes, parti le 15 mai de La Rochelle pour arriver à Québec le 19 août 1665. À son bord se trouvait le Marquis de Salières, colonel du Régiment  ainsi que les compagnies de La Fredière, de Grandfontaine et de Lamotte. Il semblerait qu’il eut des difficultés en route puisqu’il prit 111 jours pour effectuer la traversée.

 
Le « Paix » accompagnait l’ « Aigle d’Or ». Le Capitaine Jean Guillon commandait ce navire de 300 tonnes où on retrouvait les compagnies de Contrecoeur, de Maximy et de La Colonelle. Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur de la compagnie de Contrecoeur était donc  à son bord. Les capitaines  Contrecoeur, Maximy et le Lieutenant De Mignard of the Colonelle signèrent un document afin de d’attester que leurs compagnies respectives avaient bien été transportées par le « Paix » et débarquées à Québec.

 
Le « Saint-Sébastien », bateau de 350 tonnes de la flotte royale, parti de La Rochelle le 24 mai 1665 avec les compagnies de       arriva à Québec après 110 jours de voyage, le 12 septembre 1665.  
Il transportait le nouvel intendant et le nouveau gouverneur, Jean Talon et Daniel de Rémy de Courcelle.  

 
Le « Justice », navire de 300 tonnes de la Marine Royale, accompagnait le « Saint-Sébastien ».




NAUFRAGE DE « LE PAIX », le 26 septembre 1665 à Matane, Nouvelle-France

 

Le « Paix » accompagné de l’ « Aigle d’Or » entreprit son voyage de retour le 19 septembre 1665. Il parcourut environ 200 miles et, en face de Matane, il affronta une  tempête soudaine de pluie et de neige.

 

This forced them to change course at which time the great sail of the PAIX was ripped off. The mizen sail was immediately deployed but was destroyed. A new great sails was hastily installed but a wild wind gust destroyed it. The ship was getting close to shore, two anchors were put out but the storm broke the cables. The ship hit the shore and was broken up from keel to board.. Élie Bordes, a sailor, jumped overboard and tried to swim to shore but drowned. This prevented the others from doing the same. Eventually the wind died down and the crew was able to make it to shore including the ten or so who had been hurt in the incident.(1)

 

L’« Aigle d’Or » était déjà hors de vue et, ayant lui-même de sérieux problèmes, continua sa route pour sortir de la région dangereuse. Un officier du bateau en détresse partit immédiatement vers Québec. Sept marins formaient l’équipage de sa chaloupe. Averti, le gouverneur Tracy ordonna alors aux capitaines des navires « Jardin de Hollande », « Saint-Sébastien » et « Justice » d’arrêter à Matane pour prendre en charge les naufragés. Seul le « Saint-Sébastien »,  commandé par le capitaine Padejeu, pris en charge l’équipage du « Paix », le 21 octobre 1665. Les survivants avaient laissé tous leurs effets personnels dans l’épave et, dans l’attente d’être secourus, ils avaient mangés des mollusques trouvés sur la plage. Ils s’étaient construits deux abris de fortune, et ils travaillaient à se fabriquer un petit bateau dans le dessein de se rendre à Québec. Enfin, ils arrivèrent à la Rochelle le 23 novembre 1665, après une rapide traversée de 33 jours à bord du « Saint-Sébastien ».

 

Un compte-rendu des événements fut rédigé, signé par le capitaine Guillon sieur de Leaubertière, deux matelots et deux passagers. Le document   fut remis aux autorités de la Marine Royale  à La Rochelle et, par la suite,  déposé aux archives.


 

Aujourd'hui vingt Troisiesme Jo' de Novemb' mil six cent soixante Cinq par dt. nous Jean demirande eser Sr des Fraignees Sr ea en presance du procureur du Roy On comparu en leurs personnes Jean guillon Sr. de lembertiere Capne Entretenu po' le service du Roy en la marine cy devant commandant le vaisseau du Roy apellé la Paix du port de trois cent Thonneaux ou environ, Jean Houtin mre dud vaisseau Jean Masson Maistre Vallet René Lidal Louis Ouriau mariniers de lesquipage dicelluy jean Guygnan marchant de Cette ville & arnault poré aussi marchant passagers dans Ledt navire. Lesquels après serment par eux faict de dire Vérité Nous ont dit tr. rapporté Q'ilz seraient partis de la Rade de chef de baye dans led. vaisseau chargé de gens de guerre de diverses sortes de munition de guerre et de bouche pour porter a quebec Le quinziesme de May der' En Compagnie du vaisseau nomé Laigle d or comandé par le sieur de Villepart aussy Capitaine entretenu po' le service du Roy et seraient arrives aud' lieu de quebecq Le dix neuf daoust der' ou ils auroient mis a terre Les gens de guerre quy estoient aud' vaisseau suivant le certifficat qui nous a esté représanté du Sr. Tallon Intandant aud.' lieu de quebecq po.' le service du Roy En datte du dix huictiesme septemb' mil six Cent soixante cinq Et un autre Certifficat des Capnes & autres officiers quy comandoient Lesd'. troupes quil nous a aussy représanté en datte du Vingt neufie' dud' mois d aoust des' signé Contrecoeur De mignard & Maximy Lesquels dits sertifficats ont esté aussytot restitué après que Lecture En a esté faitte Et auroient demeures Lesd' quy raportes aud' lieu de quebecq depuis le dix neuf daoust Jusque au dix Neufie' Septemb' der' tant po' y descharger lesd' troupes & marchandises que pour y lester les navires Et enfin auroient mis a la voille Les Jo' dix neuf dud' mois apres avoir ouy Le Coupt de Canon de partance Tiré du bord dud' Vaisseau Laigle d or po' retourner En ses Costes. faisant laquelle route Estant a quelque quatre vingt lieue dud' quebecq le Travers du Capt de matane un grand vant de Nord Nordaix se seroit levé quy les auroient obligé de tourner de bande Et estant augmenté acompagné de grele & de Neige Leur grande voile auroit esté desfonsée au default de laquelle Ils auroient mis le' artimon po' Caper a la mer laquelle aussy auroit esté desfonsée par ung Grand Tourbillon de vant pour aquoy supler ils auroient heu recours a une grande Voille de rechange qlz auroient Enverguée quy ausssytost aussy auroit esté desfonsée de manière qlz ce seroient trouves sans voille aucunes & led' vant ce fortifiant de plus en plus Les auroient jetté malgré tout le devoir quils firent pour se conserver a la coste dud' lieu de mateime.  La tempeste ayant rompu deux Cables de deux ancres quils avoient mouillé po' tascher de ce sauver

 Et estant led' vaisseau a la Coste rompu depuis Les En pature jusque a la quille ung de leur mariniers nomé helye Bordes du lieu dit chapau pres maraine En xaintonge aprehandant que led' navire se brizast ce seroit jetté a la mer a la nage po' tascher de gagner la terre & ce seroit noyé
 Ce quy auroit arresté dautres Compagnon du bort quy avoient aussy mesme dessaing de se jetter a leau & dix autres hommes dud bort seroient demenres Blesses et estropiés des maux quils avoient souffers pandant la tempeste & des Coups de mer Et finalement Le vant estant un peu calmé Ils auroient tous mis pied a terre non Neantm- sans peril, duquel malheur le noffrage cy dessus ayant donné avis a quebecq a monsieur de Tarsy Lieuten' General po' le service du Roy En tous les pais de lamerique par le Sr Ythier guillon Lieutn' aud' vaisseau avecq sept autres marinier ordre auroit esté donné au Sr de padejeu comandant un autre navire du Roy nomé le St Sebastien et au Sieur de bouge Capne du vaisseau nomé Le Jardin de hollande et au s' guillet comandant Le Vaisseau La Justice de passer aud' lieu de matenne ou Ils ont faict noffrage po' les prandre et recueillir dans le' vaisseaux ou de le' faire donner des vivres pour le' subsistances au cas quils ne peuvent les prandre dans leurs vaisseaux, lequel dit padejeu seul seroit venu aud' lieu de matenne Le vingt et uniesme dud' mois d octobre dans la chaluppe duquel eusernt' dans celle de le' vaisseau quils avoient conservé et Envoyé aud' lieu de quebecq Ils se seroient enbrques avecq les autres hommes de son esquipage & les passagers qz avoient ayant lessé tout ce quy estoit sauvé de leurdit navire sur la Coste dans deux cabannes qilz y ont faict desquelles choses ils ont faict un invantaire Et pour ce qu regardes leur vestement & hardes les auroient entierem' perdus et lesses dans les Coffres quy sont Ct auraient beaucoup soufferts en atendant des nouvelles de La' chaloupe, Nayant de pin ny de victuailles que Celles quils pouvoient tirer de le' vaisseaux mouillées et gastées & des coquillages de la coste dud' pays depuis le vingt sixie' septemb' jusque aud' jo' Vingt & uniesme octobr' que les dittes chaloupes arrivoient aud' lieu ou ilz estoient ayant pris resollution auparavant quelle fussent venue des des coperant de leur salut de ce mettre a chemin po' aller aud' lieu de quebecq moitie par eau & moitie par terre Et trouvé moyen de bastir un petit bateau du desbris de leur navire Et Estant a bord du vaisseau dud Sr de padejeu auroyent continué leurs routtes seroient arrives heureusem' En cette ville Vandredy der' quy est tout ce qlz ont dit duquel raport & desclaration cy dessus nous avons ausd' quy raportent Sceaux ce requérant donné acte pour leur valloir et servir ce que de raison. faict et donné par nous Led' de mirande Les jo' & en presance que dessus Et ont Lesd' guillon Boutin peré & Grignon Signes & et les autres declare ne savoir signer.
Guillon Leaubertiere
de mirande
Ornaud peres
Boutin
grosseau
Grignon


 
(1 ) :   Robert, Michel :     Genealogy for the Descendants of the French Colonists of North America, site web : www3.telus.net/michel_robert

 Sources :      Fonds des Archives départementales de la Charente-Maritime; La Rochelle [France] , Bibliothèque nationale. Département des manuscrits. Mélanges de Colbert , [rc16514,   21151-4, 121166, 121191,121539] et  Fonds des Archives départementales de la Charente-Maritime; La Rochelle [France], Série B, Cours et juridictions, 1663-1667 vols B5666 p. 2-5.
  Michel Ladouceu, juillet 2005
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Vivien au Fort Ste- Thérèse

Publié le par Michel

plaquefortstetherese
Plaque commémorative du Fort Sainte-Thérèse.
On peut y lire :


«  Vis-à-vis sur l’Ile Ste-Thérèse, le régiment de Carignan érigea un fort en 1665. D’ici M. de Courcelles partit pour son expédition contre les Iroquois,  en 1666. »
  Source : Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France / http://inventairenf.cieq.ulaval.ca/inventaire

cartefortstetherese

 

En 1665, peu après son arrivée en Nouvelle-France, le Régiment de Carignan-Salières,  est envoyé à la rivière des Iroquois, aujourd’hui rivière Richelieu, pour y construire trois forts. Le premier fut construit à l’embouchure de la rivière, le second aux pieds des rapides et le troisième à «  trois lieues au sud ». Le fort Sainte-Thérèse, érigé entre le 2 et le 15 octobre 1665, sous la direction du colonel  Henri de Chastelard de Salières, sur un terrain difficile d’accès, était fait d’une double palissade de cinq mètres de hauteur. Il servit comme poste de base pour le ravitaillement des troupes de Monsieur Daniel de Rémy de Courcelles (1626-1698), gouverneur de la Nouvelle-France (1665-1672), dans son expédition  contre les Agniers, ainsi que celles de Tracy en 1666.  Il est peu cité dans les documents officiels qui ont été préservés. En 1667, le lieutenant-général de la Nouvelle-France, Alexandre de Prouville de Tracy,  conseille dans un mémoire sur la colonie  de laisser 9 compagnies en Nouvelle-France dont 2 en Acadie (Pentagouet, Port-Royal). Il suggère de répartir les autres compagnies à Québec, Montréal, Trois-Rivières et aux forts Saint-Louis et Richelieu, et d’obliger  les capitaines à  accorder des congés aux soldats qui voudraient se faire habitants. Il  conseille d'augmenter le fort Saint-Louis et de détruire les forts Sainte-Anne, Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Thérèse; de  laisser «Saurel» au fort Richelieu. (1) Le fort ne fut pas détruit à l’époque mais probablement abandonné ou du moins négligé. Cependant, quelques temps avant la Conquête,

 

« En 1752, l’ingénieur Franquet parle des bâtiments qui subsistent encore à Ste-Thérèse, les disant ‘ en assez bon état’. Le 15 juin 1760, Robert Rogers et ses soldats investissent par ruse le magasin fortifié de Ste-Thérèse ainsi qu’une quinzaine d’habitations aux alentours. Tout est incendié. par la suite, un second fort est érigé et sa durée est courte puisque, le 28 août de la même année, devant la victoire des troupes d’Haviland, les français y mettent le feu. C’est d’ailleurs autour des ruines de ce fort que les troupes d’Haviland  s’installent temporairement et dressent d’importants retranchements. » (2)


 

CHAPITRE QUATRE
Des premiers forts construits sur la rivière des Iroquois

En mesme temps que les Outaoüak s'embarquoient, pour remonter en leur païs, le vent s'étant rendu plus favorable, les soldats qui avoient esté obligez de s'arrester aux Trois-Rivieres, s'embarquerent aussi; et aprés avoir navigé sur le lac de Saint-Pierre, ils se rendirent à l'entrée de la rivière de Richelieu, qui conduit aux Iroquois d'Aniegué.

Le dessein que l'on avoit à cette premiere campagne, estoit de faire bastir sur le chemin, quelques forts, que l'on a jugez absolument necessaires, tant pour assurer le passage, et la liberté du commerce, que pour servir de magasins aux troupes, et de retraites aux soldats malades et aux blessez.

Pour cet effet on a choisi trois
 postes avantageux. Le premier à l'embouchure de la riviere des Iroquois. Le second, dix-sept lieues plus haut, au pied d'vn courant d'eau, que l'on appelle le Sault de Richelieu. Le troisième environ trois lieues plus haut que ce courant.

Le premier fort, nommé Richelieu, a esté fait par Monsieur de Chambly, qui commandoit cinq compagnies, que Monsieur de Tracy y avoit envoyées.

Le second fort nommé Saint-Louis, à cause qu'il fut commencé dans la semaine que l'on celebroit la feste de ce grand Saint, Protecteur de nos Rois et de la France, a esté fait par Monsieur Sorel, qui commandoit cinq autres Compagnies, du Régiment de Carignan-Salieres.

Monsieur de Salieres, Colonel du Regiment, a voulu prendre luy-mesme, le poste le plus avancé vers les ennemis. et le plus dangereux. A peine osoit-on esperer que cet ouvrage deust estre fait avant les neiges, n'ayant pu setre commencé que bien tard: mais le Chef, qui a blanchi sous les armes, et qui par le nombre des années, n'a rien perdu encore de sa vigueur, ni de son courage, ayant mis le premier la main à l'oeuvre, a si bien animé les soldats par son exemPlaque commémorative du Fort Sainte-Thérèse. On peut y lire : «  Vis-à-vis sur l’Ile Ste-Thérèse, le régiment de Carignan érigea un fort en 1665. D’ici M. de Courcelles partit pour son expédition contre les Iroquois,  en 1666. »ple, que le fort a esté heureusement achevé le mois d'Octobre, au jour de Sainte-Therese, d'où il a tiré son nom.

De ce troisiéme fort de Sainte Therese on peut aller commodément jusqu'au lac de Champlain, sans rencontrer aucuns rapides, qui puissent arrester les bateaux.

Ce lac, aprés soixante lieues de longueur, aboiutit enfin aux terres des Iroquois Annieronnons. C'est là que l'on a dessein de bastir encore dés le Printemps prochain , un quatriéme fort, qui dominera dans ces contrées, et d'où l'on pourra faire des sorties continuelles sur les ennemis, s'ils ne se rendent à la raison.

Nous donnerons à la fin du chapitre suivant, le Plan de ces trois forts, avec la Carte dun païs des Iroquois, que l'on n'a point encore veuë; aprés avoir remarqué quelques particularitez de ces Peuples, qui nous traversent depuis si long-temps, pour n'avoir esté bien attaquez. (3)
0003.gif  

 

 


 

 

(1)  :    De Tracy :  Correspondance, Archives coloniales, Fonds des colonies, ArchiviaNet, Bibliothèque et Archives Canada, www.collectionscanada.ca
(2)  :    Bouchard, Francine; Desjardins, Pierre; Filion, Mario; Provost, Suzanne :  La Vallée du Richelieu, introduction à l’histoire et au patrimoine,                        Ministère des Affaires culturelles, Québec, 1981.
(3)  :    Le Mercier, François (1604-1690 ) : Relation de ce qui s'est passé en la Nouvelle France, és années 1664 & 1665: envoyée au R. P. provincial de   la province de France, Éd. Sébastien Cramoisy, et Sébast. Mabre-Cramoisy, Paris, 1666.
  
Michel Ladouceur,
Juillet 2005. 


 

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Jean Leclerc dit Francoeur / Saint-Nicolas de Redon

Publié le par Michel

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La place et l'entrée de la route de Châteaubriant

 


Jean Leclerc dit Francoeur est né à Saint-Nicolas de Redon en Loire Atlantique.


La commune de St-Nicolas de Redon fut nommée Union sur Vilaine lors de la Révolution. Cette commune ( 44460 ) fait  partie de la région dite Pays de la Loire et du département Loire-Atlantique. Elle est étendue sur 2232 hectares et s’élève à une altitude de 7 mètres. St-Nicolas de Redon comptait à la fin du XXème siècle   2877 habitants. Ce coin de pays fut la propriété des moines de Redon dès le IXème siècle : un prieuré leur servait d'entrepôt. Le bourg actuel fut développé autour d’une chapelle fondée lors de la première croisade. Les Templiers y furent présents.

Source :   http://www.loire-france.com/villes/loire-atlantique/saint-nicolas-de-redon
Source :   http://www.cadeaux.com/v2/services-villes-villages/default.asp

 

Et le 28 septembre 1954, à 23h10, à Saint-Nicolas-de-Redon, plus précisément « à la "Butte Rouge", deux employés de la S.N.C.F. Bernard et Portaux, qui ramenaient une locomotive de Nantes à Auray, virent un objet sombre décoller en produisant une lumière violette et les suivre pendant 15 secondes avant de s'éloigner brusquement en changeant de cap. M. Portaux dut voir un docteur. (Le Parisien, L'Aurore, Combat, 30 Septembre 1954. »


Source : http://ufologie.net/indexf.htm

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 22 août 2005

stnicolasderedonbordsducanal



 

Les bords du canal de St-Nicolas de Redonstnicolasderedonbordsducanal2

 

 

 

Publié dans LIEUX DE MÉMOIRE

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