Les 50 ans du Collège de Bois-de-Boulogne. Quelle belle initiative de fêter ces 50 ans en faisant ressortir les tout débuts de ce collège... à la caserne des pompiers de la rue de Bois de Boulogne. Eh. oui, ses premiers pas étaient accompagnés des cloches et sirènes. Nous les tout jeunes rêvions d'emprunter la barre d'acier qui leur permettait de glisser de l'étage au rez-de-chaussée.
Pour les "Baby Boomers" d'aujourd'hui qui étaient alors les acteurs d'une période de changements, l'année 1968 était au début de l'adolescence le temps des découvertes. Les institutions éducatives dépendaient de l'engagement des communautés religieuses depuis la Conquête. Mais devant les besoins scolaires d'une jeune population du Nord de la ville de Montréal, le cardinal Paul-Émile Léger prit une initiative unique au Québec. Il recoure alors à des administrateurs laïques pour le conseil d'administration du nouveau collège et pour une direction laïque (4 directeurs sur 5). Ainsi, il ouvrait grand la fenêtre dans le confinement religieux. Cette première corporation d'enseignement laïque du Québec fut confiée aux parents et aux enseignants.
Le Collège Saint-Paul devient alors le "plus public des collèges privés", ces derniers étant traditionnellement des collèges classiques hérités de la tradition française. Mais à Bois-de-Boulogne, on a su aussi soutenir de nombreuses initiatives des étudiants pour des activités parascolaires tel que le théâtre et le hockey.
Et nous, nous étions fiers de notre collège. Imaginez, la cigarette nous était permise, pas en classe mais en récréation bien que de nombreux professeurs cléricaux et laïques nous incitaient plutôt à la pratique des sports.