Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'ancêtre Jean Brochu # 3

Publié le par Michel

1673 : le voisinage et les conflits

eglisestjeanorleans

En 1667, les voisins immédiats de Jean étaient  d’un côté Charles Marolles et de l’autre Gabriel Roger. Charles Darcour dit Marolles était né à Paris. Il avait 25 ans à l’époque. Il ne se maria pas et décéda très jeune suite à une noyade dans le fleuve. Il fut enterré à Québec le 25 novembre 1677. Il semblerait qu’il céda sa terre à un dénommé Jacques Bidet.

 Jacques Bidet dit Desroussels, fils de Pierre Bidet et Marie Allaire, était de la région de Saintonge en Charente-Maritime, sur le territoire de l’évêché de Saintes. Né en 1646 ou  aux environs, il était au pays en 1665 puisqu’il était religieusement confirmé vers l’âge de 19 ans, le 24 août 1665 à Québec. Il se maria avec Françoise Desfossés le 18 octobre 1669 à Ste-Famille de l’Ile d’Orléans. Ils eurent 6 enfants tous nés à Ste-Famille.

Gabriel Roger était lui originaire de Ste-Verge de l’évêché de Poitiers dans le Poitou, près de Thouars. Il était le fils de René Roger et de Jeanne Augeard.  Le 12 octobre 1669, il se maria avec Marie de Lacour, fille de Guillaume de Lacour et de Marie Birra, de St-Germain l’Auxerrois à Paris. Il enregistra un contrat de mariage à Québec le 30 octobre 1669. De 1670 à 1677, le couple eut 5 enfants. Mais Marie décéda par après. Elle ne fut pas citée dans le recensement de1681. À l’âge de 48 ans, le 17 novembre 1677, Gabriel Roger se remaria avec Marie Louise Bolper. Ils n’eurent pas d’enfants. Gabriel Roger mourut le 24 juillet 1699 et fut enseveli le lendemain à St-Jean. Il fut un voisin important dans la vie de Jean Brochu. En effet, il fut tantôt en conflit, tantôt en collaboration avec l’ancêtre.

 

Église St-Jean de l'île d'Orléans

Ainsi, en 1673, un litige opposait Gabriel Roger à Jacques Bidet et Jean Brochu. Le Conseil Souverain saisi de l’affaire invitait le curé missionnaire de Ste-Famille, l’abbé Benoît Pierre Duplein, à arbitrer le différent. L’abbé Duplein alors âgé de 34 ans, était arrivé au pays depuis seulement 2 ans.

Quelques années plus tard en 1676, le Conseil Souverain dut encore intervenir. Le 2 juillet 1676, un dénommé Paul Linard avait demandé justice dans un conflit avec Jean Brochu. Le 2 août le Conseil condamna

  «  iceluy Brochu …desdommager le dict Linard au dire d’experts de la perte et retardements de ses semences ».



 En 1692 c’est son voisin, Gabriel Roger, qui s’emporte contre Jean qui refuse de payer  plus de 36 livres pour des minots de pois parce que le prix exigé, 187 livres, en était excessif selon Jean. Ce dernier perdit sa cause et dut payer pour ses 34 minots de pois verts et les 4 minots de petits pois.



La vie ne semblait pas facile pour l’ancêtre. En 1681, il dut s’endetter chez le marchand Jean Garos pour l’acquisition de marchandises d’une valeur 104 livres. Jean mit en garantie deux de ses bœufs. Il avait alors. selon le recensement de 1681,  4 bêtes à cornes et 16 arpents de terre en culture. Ses trois premiers enfants avaient  respectivement 9, 7 et 4 ans. Le recensement révèle que ses voisins immédiats étaient Nicolas Boissonneau marié à Anne Collin et Gabriel Roger dont l’épouse, Marie Lacour, était récemment décédée.

Le 17 octobre 1684, Jean Brochu et Jacques Bidet s’engagent devant le notaire royal et juge bailli de l’Île d’Oléans Pierre Duquet à prendre en charge pour une période de 5 ans la terre de leur voisin commun Gabriel Roger, se séparant équitablement les champs.  Le contrat spécifie que Jean devra à Gabriel

« aussy par chacun an a pareil temps aussy dix minots de bled et dix minots de pois, a la reserve de première  que le led Brochu luy payera vingt minots de bled ».

  Le contrat est paraphé par Hippolyte Tibierge et Nicolas Gauvreau, tous deux de. la basse ville de Québec. Tibierge  était un marchand tanneur  et son fils aîné Gabriel cultivait la terre dans le voisinage de Jean. Gauvreau était  armurier, serrurier et arquebusier.

Jean Brochu était donc un homme très actif à l’Île d’Orléans, se mêlant à la vie des colons de l’endroit. On peut l’imaginer discutant de ses droits. Lui et sa femme Nicole s’impliquèrent dans la vie sociale de la place en étant témoins officiels à l’occasion d’événements importants pour leur petite communauté.

Ainsi Nicole fut marraine le 23 avril 1672  du 2ème fils de Gabriel Roger qui portât le même prénom que son père. Elle fut aussi marraine de Marie Bidet la 2ème fille de Jacques Bidet. Quant à Jean, il signa comme témoin à de nombreux  mariages. Ce fut le cas pour 2 filles de Jacques Bidet : Marie qui épousa Charles Allaire le 19 novembre 1691 et Françoise qui épousa François Élie dit Breton le 23 septembre 1692. Ces 2 mariages eurent lieu à St-Jean de l’Île d’Orléans. Marie et Charles eurent 12 enfants tandis que Françoise et François se contentèrent de 4 filles et de 4 garçons.

Jean Brochu fut aussi témoin pour les mariages suivants :

Jean Cojean dit Saint-Brieux, soldat originaire de la Bretagne, se mariait avec Suzanne Marceau le 7 septembre 1699,  à St-Jean de l’Île d’Orléans.

Jacques Lebrun dit LaSonde épousait Catherine Chapelain à St-Pierre de l’Île d’Orléans, le 12 janvier 1693.

 Le 9 janvier 1690,Pierre Avard et Louise Gauthier, veuve de Louis Greffard,  se marièrent à St-Jean de l’Île d’Orléans.

Jean Morier (Mourier), dit le Père Véron épousait à l’âge de 47 ans Marie Minaud le29 octobre 1678 Ste-Famille  de l’Île d’Orléans.

René Bisson dit l’Épine et Louise Valet se marièrent à Québec le 16 septembre 1670.

Pierre Terrien, originaire de la région de la Rochelle qu’il quitta à l’âge de 21 ans pour venir en Nouvelle-France à titre d’engagé, épousa   Gabrielle Minaud le 17 mai 1670 à l’église de Ste-Famille. Ce couple eut 14 enfants de 1672 à 1696.

 

1705 : la succession

Jean Brochu décéda le 27 février 1705 à l’âge de 65 ans. Il fut enterré le lendemain à St-Jean. Nicole Saulnier lui survivra durant 9 ans. En 1709, Nicole Saulnier fait don de ses biens à son fils aîné Jean. La dotation est enregistré le 14 octobre 1709 devant le notaire royal Louis Chamballon. Il y était dit que tous les biens de Nicole, terre, animaux  et bâtiments, allaient à Jean à la condition qu’il assuma les dettes : 100 livres pour un cheval, 80 livres à Joseph Riverin, 40 livres à un dénommé Foucault, 33 livres à une dame Létourneau, 18 livres à Thomas Plante, 24 livres au curé Boucher, etc. Le couple Jean Brochu et Nicole Saulnier semblent avoir été dépensiers …ou forts en affaires. Les témoins au contrat étaient le praticien René Claude Barolet et le boulanger René Bouchard.

Nicole Saulnier décéda le 2 novembre 1714 à l’âge de 63 ans. Elle fut  enterrée le lendemain à Saint-Jean de l’Ile d'Orléans. Son fils Jean ne lui survécut qu’un an. Il mourut  le 26 mars 1715. Sa veuve, Françoise Delaunay, se remaria rapidement soit le 6 juillet 1716, à St-Jean, avec Jacques Greffard. Le couple demeura sur la terre de l’ancêtre. Ce qui amena le fils aîné de Françoise, Jean, le  troisième « Jean Brochu » à quitter l’île et à s’installer à Saint-Vallier de Bellechasse.

 
Jean et Nicole avaient eu 4 enfants : Jean, Marie, Anne et Mathurin.

Depuis le 23 juin 1991, un monument commémoratif est érigé sur le chemin Royal à Saint-Jean, à l’emplacement même de la terre de l’ancêtre.

 

Michel Ladouceur, 11 avril  2006
Sources :

1 :   Lebel, Gérard : Jean Brochu, Revue Ste-Anne de Beaupré, Juin 1984.

2 :  Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003

3 :   Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France, Université Laval,  http://inventairenf.cieq.ulaval.ca

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

Métiers des ancêtres de Paul Ladouceur # 2

Publié le par Michel

coureurs-des-bois2.jpg

Les métiers des ancêtres Lamagdeleine dit Ladouceur

 

Des métiers durs


Au XIXè siècle, les chefs de famille  Ladouceur de l’île Bizard furent d’abord des propriétaires terriens qui cultivaient le sol et vendaient les produits de leurs fermes à différents marchands de Montréal. Certains d’entre eux allaient directement vendre leurs fruits et légumes sur le marché de Montréal, c’est à dire le Marché Neuf situé à l’endroit dénommé aujourd’hui Place Jacques Cartier  ou au Marché Bonsecours, à partir de 1847. Ils partaient immédiatement après le souper pour arriver au marché très tôt le lendemain matin passant la nuit à somnoler sur leur charrette et se fiant à leurs chevaux pour les mener sans problème  à Montréal.

 

 


marcheneuf

Marché Neuf nommée Place Jacques Cartier en 1847
Jour de marché, place Jacques-Cartier, photographie de William Notman & Son vers 1890.
Archives photographiques Notman, Musée McCord d’histoire canadienne, View-2421. Source : http://www.vieux.montreal.qc.ca

 

Les cageux

Cependant les enfants étant nombreux, certains des aînés des familles Ladouceur cherchèrent  d’autres voies pour s’enrichir recourant tantôt au « trappage  » ou à la traite des fourrures, tantôt  aux travaux forestiers. Ils furent donc coureurs des bois ou bûcherons, ou encore, comme on les a longtemps désignés « voyageurs » . En effet, plusieurs que ce soit  à leur compte ou à  titre d’engagé se dirigeaient vers l’Ouest du pays pour y récolter des fourrures ou du bois.

Les cageux étaient ces voyageurs qui transportaient le bois  sur la rivière Outaouais et le fleuve St-Laurent jusqu’à Québec où d’autres travailleurs embarquaient le bois sur des bateaux en partance pour l’Angleterre.  Jeunes gaillards de moins de 30 ans, parfois très jeunes, ils menaient la vie dure vivant et couchant à la belle étoile ou presque sur les cages pendant plusieurs semaines, faisant face aux éléments de la nature : courants vigoureux,  vents forts, tempêtes glaciales, rapides dangereux.

 

marchebonsecours1884

Rue Saint-Paul en 1884
Rue Saint-Paul,  la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, le marché Bonsecours, vers 1884.
William Notman & Son,  Archives photographiques Notman, Musée McCord d’histoire canadienne.
Source : http://www.vieux.montreal.qc.ca

 

Les Ladouceur

Et parfois, ils devaient affronter  des animaux inquiets et agressifs ou encore  d’autres hommes enclins aux batailles pour régler des conflits ou simplement mesurer leurs forces. Au XIXè siècle, au Canada français et même en Nouvelle-Angleterre francophone, dans la recherche d’ident vers 1884ification nationale de l’époque, l’intérêt était grand pour les hommes forts canadiens français qu’on disait les plus forts au monde. On pense ici à Louis Cyr (1863-1912) dont les exploits ne semblent pas avoir été jamais égalés  encore aujourd’hui, mais aussi à bien d’autres tel que Horace Barré et Hector Décarie. L’un d’entre eux, Jos Monferrand (1802 à 1864),  fut cageux durant une longue période.

Les frères Ladouceur, Jules et Moise, fils de Basile et de Josephte  Beaulne, l’ont probablement côtoyé dans  les années quarante. Jules âgé de 21 ans et Moise âgé de 24 ans furent identifiés  comme cageux en 1844. Leurs gains étaient d’environ 10 $ ou 12 $ par mois.

Pour sa part leur frère cadet, Onézime, le grand-père de Paul Ladouceur, était déclaré cageux sur la liste électorale de 1871 mais journalier sur celle de 1881. Il avait alors 41 ans, et l’expédition dans l’Ouest lui apparaissait  plutôt aventureuse pour un chef de famille avec déjà 6 enfants.

Au cours de leur périple les cageux arrêtaient à la Pointe aux carrières située  au bord du Lac des Deux-Montagnes à l’entrée de la Rivière des Prairies. C’était l’occasion pour eux de faire une halte de repos et de revoir la famille. Mais l’arrêt était commander par la nécessité de défaire les cages pour passer les rapides.

 

crochetcage

Le crochet représenté ici date de l’époque où les cageux arrimaient leurs cages à la Pointe aux carrières.
Source :  Labastrou, Éliane : Histoire de l'Île Bizard,  Corporation de la municipalité de Saint-Raphaël de  l'Île Bizard, 1976

 

 

 


 

coureurs-des-bois1.jpgLes coureurs des bois   


« Au premier temps, les François alloient seulement chez les Hurons, et depuis à Missilimakinak, où ils vendoient leurs marchandises aux Sauvages des lieux, qui ensuite les alloient eschanger à d'autres Sauvages dans la profondeur des bois, terres et rivières; mais à présent lesdits François, porteurs de congez, pour profiter davantage, passent sur le ventre à tous les Outaouas et Sauvages de Missilimakinak pour aller eux-mesmes chercher les nations les plus esloignées, ce qui déplaist beaucoup à ceux-ci.
C'est aussi cela qui a fait faire de belles descouvertes, et quatre ou cinq cents jeunesses, des meilleurs hommes du Canada, sont occupez à ce mestier.
Ils nous ont donné la connoissance de plusieurs noms de Sauvages, que nous ne connoissions point; et à quatre ou cinq cents lieues plus loin, il y en a encore d'autres qui nous sont inconnus. »

Extrait d'un mémoire d'Aubert de La Chesnaye, 1697.
Margry, Pierre : Mémoires et documents pourservir à l'histoire des origines françaises des pays d'outre-mer , tome VI, Paris, 1888.
Source :  Archives nationales du Québec,      http://www.anq.gouv.qc.ca/conservation/instruire/cartes/coureur.htm

Partager cet article
Repost0

L'ancêtre Jean Brochu # 2

Publié le par Michel

1669 :  le mariage

eglisestefamilleileorleans

 

Jean a épousé Nicole Saulnier le 28 octobre 1669 à la Paroisse Sainte-Famille de l’Ile d'Orléans.  Il enregistra son contrat de mariage devant le notaire Romain Becquet le7 octobre 1669.

Nicole était une Fille du roi arrivée au pays en 1669. Elle était originaire de la Paroisse St-Christophe en Ile de

France où elle fut baptisée en 1651. Pierre Saulnier était son père tandis que sa mère se nommait Jeanne Chevillard.

 

Contrat de mariage

 

Pardevant Romain Becquet, notaire royal, furent présents en leur personnes Jean Brochu, habitant de l'Isle d'Orléans demeurant du côsté sud, fils de Louis Brochu marchand demeurant en la ville de Montaigu paroisse de St. Jean et de défuncte Renée Gaschet, ses père et mère d'une part, et Nicole Saulnierfille de défunct Pierre Saulnier, maître tonnelier et de Jeanne Chevillard ses père et mère vivants et demeurants en la ville de Paris paroisse de St. Christophe, lesquels de leur bon gré et volonté et du consentement de laurs parents et amis pour ce assemblés, à savoir de Dame Marie Barbe de Boullongne veuve de feu Me Louis Dailleboust vivant Chevalier Seigneur de Coulonge et Dargentenay sy devant lieutenant général et gouverneur pour le Roy en ce pays, Anne Gasnier, veuve de feu maître Jean Bourdon, Seigneur des Granges, Anthoine de Serre et Nicolas Droisy, ont faits les accords et promesses de mariage qui ensuivent c'est à savoir que ledit Brochu a promis et promets de prendre pour femme et légitime épouse ladite Nicole Saulnier comme aussi elle promet de prendre pour son mari et légitime époux ledit Brochu, ycelluy mariage faire et sollemniser en face de notre mère Ste. Église Catholique Apostolique et Romaine le plus tot que faire se pourra...
     ...Fait et passé aud Québec éstude dudit Notaire, Lan gbic soixante neuf le septiesme jour doctobre avant midy, en présence de Jean.Baptiste Gosset et de Gilles Dutarte demeurant aud Québec tesmoins qui ont signé a ces présentes avec ledit espoux, amys et notaire, et a ladite espouse déclaré ne pas savoir escrire ny signer de ce enquise suivant Lordonnance.

Jean Brochu    Marie Barbe De Boulongue    Anne Gasnier    Marie Anne du Saussay    Jacque Baudon     A. Serre     Nicolas Droisy    J. B. Gosset    Gilles Dutarte     Becquet

 


Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

Les Ladouceur et les Patriotes

Publié le par Michel

Patriotes de 1837-1838

 

Plusieurs dénommés Ladouceur  se sont retrouvés au sein de la rébellion de 1837-1838.


Ils sont cités dans les procès-verbaux des assemblées  qui ont précédé l'action rebelle.

D'autres passèrent à l'histoire pour avoir été mis sous arrêts.

 

François Ladouceur

âgé de 18 ans et  désigné comme cultivateur de la région de St-Eustache fut incarcéré le mercredi 17 décembre 1837 pour acte de rébellion. Deux jours plus tard, il était libéré.

Marc ladouceur

fut lui aussi arrêté le 17 décembre 1837, mais il subit son examen seulement le lundi 29 janvier 1838. Il ne fut libéré que le lundi 19 février 1838. Au moment de son arrestation, il était âgé de 27 ans et dit journalier. Il aurait signé son « examen » selon le document conservé aux Archives nationales du Québec.

 

M.L. octobre 2012

Bataille de Saint-Eustache, 14 décembre 1837   /    Source :  fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Saint-Eustache-Patriotes.jpg

Bataille de Saint-Eustache, 14 décembre 1837 / Source : fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Saint-Eustache-Patriotes.jpg

Publié dans DÉCOUVERTES

Partager cet article
Repost0

Esclavage

Publié le par Michel

 

 

Qui fut propriétaire d'une esclave ?

 

Jean-Baptiste Magdeleine de Lachine aurait été propriétaire d'une négresse et de son enfant à la fin du XVIIIème siècle.


L'enfant, une fille, serait décédée le 10 août 1786 à l'âge d'un an et quelques mois, et fut inhumée le lendemain.
Sa mère était décédée depuis le 4 janvier 1786, à l'âge de 22 ans environ.
Elle fut inhumée le jour suivant son décès à Lachine.




Source:  Trudel, Marcel :  Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires au Canada français,  Éditions Hurtubise HMH ltée, Montréal, 1990, CDROM 2004

Michel Ladouceur, avril 2005

Publié dans DÉCOUVERTES

Partager cet article
Repost0

L'ancêtre Jean Brochu # 1

Publié le par Michel

1640 : les origines

Jean Brochu est né le 27 décembre 1640 et a été baptisé le même jour à la  Paroisse Saint-Jean, Montaigu, évêché de Luçon, en Vendée. Il était le fils de Louis Brochu, marchand, enterré le 21 avril 1683 à la même paroisse,  et de Louise Guichet. actedebaptemedebrochu

 

Acte de baptême de Jean Brochu dit Lafontaine
Source : Programme de recherche sur l’émigration des Français en Nouvelle-France,

http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/index.php

 

forteressemontaigu

Forteresse de Montaigu

1666 : l’installation au pays

Selon le Centre de généalogie francophone d'Amérique, Jean Brochu serait arrivé en Nouvelle France en 1660 ou 1661.

En 1666, un texte notarié mentionne Jean Brochu comme demeurant à l’Ile d’Orléans. L’acte est notarié le 22 décembre 1666 devant le notaire Gilles Rageot, greffier de la Prévôté de Québec. Il est dit que Jean Brochu vend et promet de livrer 10 minots de blé à Étienne Landron, jeune patissier et cuisinier de 24 ans, établi à la basse ville de Québec.

En 1667, Jean Brochu obtient une concession de Mgr de Laval sur l’Ile d’Orléans. Jean et l’évêque seigneur de l’île signent un contrat le  2 juin 1667 devant le notaire Paul Vachon, notaire attitré entre autres de la seigneurie de l’île d’Orléans. Ce notaire arrivé au pays à la même époque était originaire de la même région que Jean, soit le territoire de l’évêché de Luçon en Vendée, et plus précisément de La Copechagnière.  La terre est définie comme suit : « trois arpents de terre de front au passage du sud à prendre dans lad isle d’orlenans ». Jean s’engage à payer trois livres de rentes annuelles et 36 deniers pour sa concession. Il promet aussi de livrer « trois chapons vifs ».  Jean résidera et travaillera jusqu’à sa mort sur cette terre de la Paroisse St-Jean. lesboeufsalasouche28-32bronzemqu

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

Les personnages Leclerc dit Francoeur : Mon oncle le curé !

Publié le par Michel Ladouceur

 

charlesantoineleclerc

  
M. l'abbé    Charles Antoine Leclerc est né le 17 décembre 1856  à Kamouraska.
Il était le fils de Jean-Baptiste Leclerc dit Francoeur et de Henriette Lebel, donc le frère de Malvina Leclerc dit Francoeur, grand-mère de Gabrielle, Monique, Raymond et Michelle.
 
Il fut ordonné prêtre le 2 mars 1882 à Québec. Son évêque le nomma successivement vicaire aux endroits suivants (1):
                  en 1882 à Lotbinière, puis à Fraseville,
                    en1884 à Ste-Claire,
                  en 1885 à St-François de la Rivière du Sud
                  et en 1886 à Fraseville.
Puis, il assuma les cures suivantes :
                  en 1890 à St-Aubert,
                  en 1897 à l’Ile aux Grues
                  et en 1899 à St-Elzéar de Beauce.
 
En 1905, Charles Antoine fut nommé aumônier du couvent de Jésus-Marie à Lauzon, puis le 2 décembre 1906, il redevint curé, cette fois à  St-Édouard de Lotbinière. À partir de 1908, un dénommé Philippe Gagné fut son sacristain (2). Il introduisit les Soeurs de la Charité dans sa paroisse.
 
             « La venue des Soeurs de la Charité, à Saint-Édouard, relève de l'initiative de monsieur l'abbé Charles-Antoine Leclerc, qui y était curé depuis 1906.  Connaissant bien les besoins de ses ouailles, il confia une triple mission à ces femmes remplies d'esprit de foi, d'abnégation et d'ingéniosité.  Remémorons-nous ce mandat, extrait de l'album du 100e: "seconder le prêtre dans l'éducation et la formation des enfants, seconder les parents dans cette tâche si difficile de l'éducation, et, soutenir, consoler et conseiller les malades, les vieillards et les infirmes ». (3)
charlesantoineleclercdcd
Charles Antoine   resta curé à  St-Édouard de Lotbinière jusqu’à son décès en 1918. Il avait alors près de 62 ans. Il  est décédé au presbytère le vendredi, 1er novembre 1918, et le mardi, 5 novembre, il fut inhumé à Kamouraska .  La veille des funérailles furent chantées à 7h.30 du matin à l’église de St-Édouard de Lotbinière. Le correspondant du journal Le Soleil à St-Édouard de Lotbinière décrivait ainsi l’événement :
                
     « Toute la population de notre paroisse pleure en ce moment la disparition de son dévoué curé, M. l’abbé Charles Leclerc, décédé aujourd’hui à son presbytère…. M. l’abbé Charles Leclerc avait fait beaucoup de bien dans notre paroisse et son souvenir restera longtemps parmi ses paroissiens. » (4)
 
Michel Ladouceur,
27 septembre2005
                                                                                        
1 :    Allaire, JBA : Dictionnaire biographique du clergé canadien-français,
Édition du Fleuve 1910,vol.2, p.370
2 :   site web de la municipalité de St-Édouard deLotbinière      link
3 :   site web de la municipalité de St-Édouard deLotbinière      link                
4 :    Le Soleil, vendredi, 1er novembre 1918, Québec
 
photographie : collection personnelle
 

 

 
Partager cet article
Repost0

Ascendance paternelle de Gabrielle Brochu

Publié le par Michel Ladouceur

 

Jean Brochu                      marié en 1669 à          Nicole Saulnier

Jean Brochu                      marié en 1697 à           Marie Delaunay

Jean-Baptiste Brochu      marié en 1724 à           Dorothé Allaire

Alexis Louis Brochu         marié en 1759 à           Marguerite Roy

Louis Brochu                     marié en 1785 à           Geneviève Leclerc

Jacques Brochu                marié en 1830 à          Geneviève Goupil

Joseph Brochu                 marié en 1868 à           Émélie Faucher

Jos. Adélard Brochu        marié en 1894 à           Marie-Rose Bélanger

Jos. Alphonse Brochu    marié en 1922 à           Gabrielle Thibault

 

chaletdejabrochu-

Chalet de Joseph Alphonse Brochu à Val Cartier

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

Présentation de livres historiques et... très intéressants

Publié le par Michel

Je vous invite à découvrir ces quelques livres que j'ai appréciés et présentés dans les articles suivants de la catégorie LECTURES :

Une autre belle lecture à faire 

Un autre fort construit par Vivien?

Magnifique !

Un observateur du détail...

LORD DURHAM

ALEXIS de TOCQUEVILLE

JOURNAL D'UN JEUNE DÉPUTÉ

DOLLARD DES ORMEAUX

LES PATRIOTES

Intéressants et instructifs

Les Patriotes exilés

La liberté.....Alfred !

Joseph Adélard Brochu

L'île d'Orléans

JULES VERNE et le Québec !

BIOGRAPHIES

Esclavage au Québec !

VIEUX-MONTRÉAL

Publié dans LECTURES

Partager cet article
Repost0