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famille lamagdeleine dit ladouceur

1765 : Augustin

Publié le par Michel Ladouceur

1765     Augustin, fils de Georges Ladouceur dit Lamagdeleine 1847

   

 Augustin Ladouceur dit Lamagdeleine est né1 en 1765.  Il a été   cultivateur. 10Il est décédé3 le 12 mai 1847 et a été enterré le 14 mai 1847 à la paroisse de  St-Raphaêl de l’Ile Bizard. Augustin a été enregistré dans des recensements effectués  à St-Raphaêl en 1825 et 1844. Augustin a épousé13 Marie-Louise Boileau, fille de Louis Boileau et de Marie Josephte Laniel, le 3 février 1789 à Sainte Geneviève de Pierrefonds. Marie-Louise  a été baptisée14 le 17 juillet 1768. Elle est décédée le 16 août 1853 et a été enterrée1 le 19 août 1853. Auparavant, Marie-Louise avait été dénombrée dans le recensement de 1844 à St-Raphaêl de l’Ile Bizard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont eu 15 enfants :

 

 

 

 

 

Françoise Ladouceur qui a épousé18 Basile Saint-Michel, fils de Joseph Saint-Michel et Élisabeth Marloche, le 13 janvier 1823.

 

 

 

 

 

 

 

Scholastique Ladouceur , un garçon,  décédé à la naissance le 9 juin 1796 et  enterré20le jour suivant à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

 

 

Scholastique Ladouceur , sa jumelle,  fut baptisée le 10 juin 1796 en présence de Augustin Lamagdeleine dit Ladouceur, père, laboureur,  Marie-Louise Boileau, mère et Louis Boileau, grand-père. Il est précisé au registre que Scholastique est une ‘femme’. Elle épousera19 Augustin Lauzon, fils de Pascal Lauzon et Suzanne Legault, le 6 février 1815 à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

 

 

Elmire Ladouceur est décédé en novembre 1824 et a été enterré le 24 novembre 1824.

 

 

 

 

 

Joseph Ladouceur est né en 1790, et a été baptisé2 le 14 février 1790. Il est décédé en mars 1851, et a été enterré8 le 17 mars 1851. Joseph a été   cultivateur 29 à Sainte Geneviève de Pierrefonds. Joseph a épousé332 Marie Rouleau30, fille de Eustache Rouleau et Geneviève Legault, le 8 juillet 1816 à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

 

 

Basile Ladouceur est né en 1791 et a été baptisé33,34 le 27 mai 1791. Il est décédé le 7 novembre 1868, et a été enterré le 12 novembre 1868 à la paroisse de St-Raphaêl de l’Ile Bizard.

 

 

 

 

 

Marie Josette Ladouceur est née en 1793 et a été baptisée50,51 le 29 mars 1793. Marie a épousé52 Joseph Laurin, fils de Joseph Laurin et Marguerite Poirier, le 6 février 1815.

 

 

 

 

 

 

 

 

Étienne Ladouceur est né en 1795 et a été baptisé5le 21 mai 1795.  Il a été enterré le 21 novembre 1874 à St-Raphaêl de l’Ile Bizard. Étienne a épousé6 Geneviève Baulne, fille de Noêl Baulne (Beaulne) et de Madeleine ( Marianne) (Marie-Anne) Schnader (Schenedre), le 16 février 1824 à Sainte Geneviève de Pierrefonds. Geneviève a été baptisée64 en 1802. Elle a été enterrée65 le 30 avril 1874. Elle fut dénombrée dans le recensement de 1844  St-Raphaêl de l’Ile Bizard. Étienne a été cultivateur  à  l’Ile Bizard.  Il a été enregistré aux  recensements de 1831 et de 1844 à St-Raphaêl de l’Ile Bizard.  Étienne Ladouceur et sa famille sont mentionnés dans le recensement agraire  de 1831. Il y est noté que 11 personnes vivaient à la maison, que les terres occupées étaient de 86 acres ou arpents, qu'Étienne y cultivait le blé, les pois, l'avoine, l'orge, les patates et le sarrazin. Il possédait 14 bêtes à cornes, 3 chevaux, 8 moutons et 9 cochons.

 

 

 

 

 

    Marie-Louise Ladouceur est née en 1798, et a été baptisée67 le 12 mars 1798. Elle est décédée en mai 1799, et a été enterrée68,69 le 19 mai 1799 à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

 

 

Eustache Ladouceur est né70 le 4 décembre 1799 à Sainte Geneviève de Pierrefonds, et a été baptisé71,72 le 5 décembre 1799 à la paroisse de Sainte Geneviève. Selon le PRDH, les personnes suivantes furent inscrites au registre des baptêmes : Eustache, Augustin, père, Marie-Louise, mère, et Luc, oncle. Augustin y est noté comme cultivateur. Eustache  est décédé73 le 10 mai 1862 à St-Joseph-du-Lac et a été enterré74 le 12 mai 1862 à St-Joseph-du-Lac. Comme son père Eustache était cultivateur. Eustache a épousé76 Sophie Lorrain75, fille de Josephte Lorrain et Marguerite Poirier, le 17 janvier 1825 à la paroisse St-Benoit.

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Olivier Ladouceur a été baptisé77,78 le 11 juillet 1801. Il est décédé en septembre 1801, et a été enterré79,80 le 17 septembre 1801 à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

                

 

 

 

Isidore Ladouceur  a été baptisé81,82 le 11 février 1804. Isidore a épousé84 Victoire Janvry83, fille de Eustache Janvry et Josephte Sauvé, le 9 janvier 1832 à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

 

 

François Ladouceur est né en août 1805, et a été baptisé85,86 le 3 août 1805.

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste Ladouceur est né en juin 1807, et a été baptisé8 le 18 juin 1807. Jean-Baptiste a épousé90 Eulalie Brunet89, fille de Jacques Brunet et Josephte Martin, le 4 juin 1832 à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

 

 

    Pascal Ladouceur est né en 1809, et a été baptisé9le 1 avril 1809. Il est décédé en août 1809, et a été enterré le 5 août 1809 à Sainte Geneviève de Pierrefonds.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Ladouceur, 17 mars 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1721 : Georges

Publié le par Michel Ladouceur

1721      Joseph Georges, fils d' Étienne Lamagdeleine dit Ladouceur               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Georges Onésime Lamagdeleine dit Ladouceur1 est né2,3 le 2 août 1721 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile. Ses parents, Étienne Lamagdeleine et  ‘’Anne’’  Boursier, étaient présents à son baptême  qui eu lieu le jour même de sa naissance ainsi que Pierre Jacques Sauce Laplante et Louise Angélique Ranger. Le prêtre officiant était l’abbé Depéret, missionnaire.

 

 

 

 

Arrivé au pays le 22 août 1714, à l'âge de 23 ans, Élie Depéret était  sulpicien depuis le 27 mai 1712 et il fut ordonné prêtre le 21 septembre 1715. Fils de Jean Depéret et de Valère Limousin,  il était originaire de Limoges dans le Limousin. Il était  né le 28 juillet 1691,

 

 

 

 

Joseph Georges a épousé4,5, Angélique Marie Ranger, fille de Joseph Ranger et Suzanne Sauvé dit Laplante, le 22 avril 1748 à Ste-Anne-de-Bellevue. Angélique est née9 en 1729, et a été baptisée10 en 1731. Elle est décédée11 en 1807, et a été enterrée12,13 le 3 janvier 1807.

 

 

 

 

 

 

 

En 1763, Joseph et Angélique passèrent chez le notaire L.-J. Soupras à Montréal. Ils y enregistrèrent un contrat daté du  26 mars 1763 :

" Échange de terres situées en la censive de la seigneurie de Montréal entre Joseph Magdeleine dit Ladouceur et Angélique Ranger dit Laviolette, son épouse, de la paroisse Sainte Anne au haut de l'île de Montréal; et Louis Ranger dit Laviolette, de la paroisse Sainte Anne au haut de l'île de Montréal, leur frère et beau-frère. "

 

 

 

 

Le même jour et devant le même notaire, la famille Ranger enregistrait le contrat suivant :

 

 

 

 

 

 

 

" Abandon d'une terre située en la côte Sainte Marie, paroisse de Sainte Anne au haut de l'Île de Montréal; par Joseph Ranger dit Laviolette et Suzanne Sauvé dit Laplante, son épouse, de la côte Sainte Marie de la paroisse de Sainte Anne au haut de l'Île de Montréal, faisant aussi pour Agathe Ranger dit Laviolette ( mineure) et Marie-Rose Ranger dit Laviolette ( mineure), leurs filles et du consentement de Hubert Ranger dit Laviolette, Louis Ranger dit Laviolette et Amable Ranger dit Laviolette, Joseph-Marie Robillard et Marie-Reine Ranger dit Laviolette, son épouse, et Joseph Robillard et Josêphe Ranger dit Laviolette, son épouse, leurs enfants et gendres, à Joseph Magdeleine dit Ladouceur et Angélique Ranger dit Laviolette, son épouse, et  Joseph Ranger dit Laviolette, aussi  leurs enfants et gendre. "

 

 

 

 

 

De 1749 à 1768, Joseph Georges et Marie Angélique  ont eu onze enfants:

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Angélique Lamagdeleine dit Ladouceur (dit Vivier) est née14 en janvier 1749 et a été baptisée15,16 le 28 janvier 1749. Marie-Angélique a épousé17,18 Hyacinthe Gautier, fils de Joseph Gautier et de Marie Rose Lalonde, le 16 août 1768 à la paroisse Ste-Anne de Bellevue. Hyacinthe est né19 vers 1745.  Plutôt, soit le 8 août 1768, un contrat de mariage fut enregistré devant le notaire L.-J. Soupras de Montréal :

 

 

 

" Convention de mariage entre Hyacinthe Gaultier (23 ans), natif de la côte et paroisse Sainte Anne au haut de l'île de Montréal, fils de feu Joseph Gaultier et de Marie-Rose Lalonde; et Marie_Archange Vivier (17 ans), fille de Joseph Viviers dit Lamagdeleine et de Marie-Angélique Ranger,de la côte et paroisse Sainte Anne au haut de l'île de Montréal. "

 

 

 

   

 

 

 

 Joseph Étienne Ladouceur dit Lamagdeleine est né20 en juin 1752, et a été baptisé21,22,23 le 2 juin 1752. Joseph a épousé24,25 Marie Françoise Rouleau, fille de Jean-Baptiste Rouleau et Françoise Brazeau, le 13 janvier 1777 à Sainte Geneviève de Pierrefonds. Le contrat de mariage avait été enregistré devant le notaire L.-J. Soupras à Montréal le 28 décembre 1776 :

 

 

 

" Convention de mariage entre Joseph Magdeleine dit Ladouceur, fils de Joseph Magdeleine dit Ladouceur et de Angélique Ranger; et Marie-Françoise Rouleau (18 ans), fille de Jean-Baptiste Rouleau et de feue Marie-Françoise Brazault. "

 

 

 

 

 

 

Marie a été baptisée en 1758. Elle a été enterrée26 le 3 août 1804.

 

 

 

 

 

 

Anastasie Ladouceur dit Lamagdeleine est née27 en juillet 1754, et a été baptisée28,29 le 3 juillet 1754 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile (Ste-Anne-de-Bellevue. Elle est décédée30 le 23 juillet 1754  et a été enterrée  le même jour à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile .

 

 

 

 

 

 

Louis Ladouceur dit Lamagdeleine est né34 en 1755. Louis a épousé38,39 Ursule Lefèbvre, fille de Toussaint Lefèbvre dit Laciseraye et Ursule Homay, le 19 janvier 1784 à la Pointe Claire de Montréal.  Les parents des deux époux étaient absents lors du mariage. Cependant deux frères de Louis, Joseph et Basile étaient présents ainsi que les deux frères d'Ursule, Joseph et Luc. Le contrat de mariage fut enregistré devant le notaire L.-J. Soupras à Montréal le 2 janvier 1784 :

 

 

 

" Contrat de mariage entre Louis Vivier dit Lamagdelaine, fils de Joseph Vivier dit Lamagdelaine et de Angélique Ranger, de Sainte Anne; et Ursule Lefebvre, fille de Joseph Lefebvre et de Ursule Haumay, de Pointe Claire. "

 

 

 

 

 

 

 

 Ursule a été baptisée en 1758. Elle a été enterrée40 le 12 septembre 1842. Tandis que Louis décédait35 en octobre 1837, et  était enterré36,37 le 11 octobre 1837.

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Josephe Ladouceur dit Lamagdeleine est née41,42 le 15 février 1760, et a été baptisée4 la même journée à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile. Un contrat de mariage aurait été établi  devant le notaire T. Vuatier à Montréal le 24 janvier 1777 :

 

 

 

" Contrat de mariage entre François Lalonde, fils de Amable Lalonde, habitant et de Marie-Françoise Lamoureux dit St Germin, de la côte Ste Marie; et Marie-Josèphe Magdeleine dit Ladouceur, fille de Joseph  Magdeleine dit Ladouceur et de Angélique Ranger, de la côte Ste Marie. "

 

 

 

 

Geneviève Ladouceur dit Lamagdeleine est née46 en avril 1762, et a été baptisée4le 11 avril 1762 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile. Elle est décédée50et a été enterrée51le 14 avril 1762 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile.

 

 

 

 

Basile Ladouceur dit Lamagdeleine est né53 en avril 1763, et a été baptisé56 le 17 avril 1763 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile . Selon le PRDH, les noms des personnes suivantes furent enregistrés au registre : Basile, Joseph père, Marie Angélique Ranger mère, Joseph Merlot, Marie Agathe Ranger tante, et Sartelon, prêtre. À son mariage avec Amable Lefèvre, Basile était entouré,  des personnes suivantes inscrites au registre : Joseph Lamagdeleine et Marie Angélique, père et mère du marié; Joseph Lefèvre Laciseray et Marie-Ursule Omay, père et mère de la mariée; Louis Lamagdeleine, Augustin Lamagdeleine, et Joseph Lamagdeleine, tous trois frères de Basile; Joseph et Luc Lefèvre, frères d'Amable; Michel et Paul, oncles d'Amable.

 

 

Augustin Ladouceur dit Lamagdeleine est né57 en 1765. Il est décédé59 le 12 mai 1847, et a été enterré le 14 mai 1847 à St-Raphaêl de l’Ile Bizard.

 

 

 

 

 

 

 

   Étienne Ladouceur dit Lamagdeleine  a été baptisé le 8 avril 1765. Il   a été enterré le 4 juillet 1765.

 

 

 

 

 

Lambert-Amable Ladouceur dit Lamagdeleine est né82 en juin 1766, et a été baptisé83,84,85 le 10 juin 1766 Ste-Anne-de-Bellevue. Il est décédé86 en juin 1766, et a été enterré87,88,89 le 14 juin 1766 à Ste-Anne-de-Bellevue.

 

 

 

 

 

Anonyme Ladouceur dit Lamagdeleine est né90 et a été baptisé91,92,93 le 15 janvier 1768 à Ste-Anne-de-Bellevue. Le même jour, il décédait94 et était enterré95,96  à Ste-Anne-de-Bellevue.

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Ladouceur, 17 mars 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1677 : Étienne

Publié le par Michel Ladouceur

Lamagdeleine dit Ladouceur 

1677  Étienne, fils de Vivien    1754

 

 Étienne est né81,82 le 21 avril 1677 au Sault-St-Louis, sur l’Ile de Montréal, et a été baptisé83 le 21 avril 1677 à la paroisse Notre-Dame de Montréal. Selon le PRDH, les personnes suivantes étaient présentes au baptême d'Étienne : Vivien Lamagdeleine, père, résidant au Sault St-Louis; Marie "Grodein", mère,  résidant au Sault St-Louis, Étienne Truto, maître-charpentier, Catherine Renusson épouse de Vincent Chamaillart, absent.

 

 

 

 

 

Étienne Truto ou Truteau ou Trudeau, était maître-charpentier de grosses oeuvres. Fils de François  Truto et Catherine Matinier, il fut baptisé à Ste-Marguerite de La Rochelle, en Aunis, Charente-Maritime. Engagé à la Rochelle, il est arrivé à Montréal le 29 septembre 1659. Il s'y maria le 10 janvier 1667 avec Adrienne Barbier, fille de Gilbert Barbier et Catherine Delavaux. Ils eurent 14 enfants. Étienne  Truto fut enterré à Montréal le 22 juillet 1712.

 

 

 

 

Vincent Chamaillard était le fils de Jean Chamaillard, traiteur et de Françoise Renar de Remeneuil, commune d'Usseau, évêché de Poitiers, dans le Poitou. Soldat de la compagnie Laffreydière du régiment Carignan-Salières, il arriva au pays le même jour que Vivien, soit le 17 août 1665. Sabotier à Montréal, il y épousa le 23 septembre 1676 Catherine Renusson, fille de François Renusson, greffier et procureur au bailliage, et Catherine Lépine, de Vire, en Normandie.

 

 

 

 

 

 

Étienne a épousé89,90,91,92 Jeanne-Catherine Boursier dit Lavigne88, fille de Jean Boursier (Lavigne) et Marie Marthe Thibodeau, le 15 janvier 1703 à la paroisse Notre-Dame de Montréal.             Selon le PRDH, les personnes suivantes étaient toutes présentes au mariage de Jeanne Boursier, que l’on dit âgée de 18 ans et Étienne Lamagdeleine, âgé de 24 ans : Vivien Lamagdeleine,  Joseph Leduc, Antoine Boudrias de Lachine, Jean-Baptiste Lamagdeleine, frère d'Étienne, ainsi que le prêtre Debreslay, curé. Les parents de Jeanne, Jean Bourcier Lavigne et Marie Léger, étaient décédés ainsi que Marie Godin. Le curé a indiqué au registre qu'Étienne était résident de St-Louis au Haut de l'Ile. Auparavant, le 15 janvier 1703,  un contrat de mariage avait été signé devant le notaire  Pierre Raimbault de Montréal :

 

 

 

 

 " Contrat de mariage entre Étienne Magdelaine dit ladouceur, de Lachine, fils de Vivien Magdelaine et de feue Marie Godin, de Lachine; et Jeanne Bourcier, fille de feu Jean Bourcier dit Lavigne et de Marie Léger, de la côte de Lachine. "

 

 

 

 

 

 

 

Jeanne-Catherine avait environ 17 ans. Elle était issue d’une famille éprouvée. À l’âge de 4 ans, en 1689, Catherine perdait, semble-t-il, aux mains des Iroquois ses parents et au moins deux de  ses sœurs, Madeleine et Élisabeth.

 

 

 

 

 «  Outre les victimes dont le sort est dûment confirmé, il existe un certain nombre de disparus qu'on hésite à classer ipso facto au rang des victimes. Si l'absence de toute trace après 1689 ne constitue pas nécessairement un élément de preuve, par contre, la disparition de proches ou de voisins est une preuve circonstancielle non négligeable. S'appuyant sur la mort de la petite Madeleine Bourcier, on n'hésite guère à compter au rang des disparus ceux de sa famille qu'on a perdu de vue par la suite. Sont présumés morts en captivité les parents Jean Bourcier et Marthe Thibaudeau ainsi que leur fille Elisabeth, née en 1680. Quatre des survivants se sont mariés : Anne, mariée en1699 à Raphaël Descent ; Alexandre, marié en 1710 à Jeanne Primot ; Barbe, mariée  à Jean Poineau ; Jeanne Catherine, mariée en 1703 à Etienne Magdelaine. »

 

 

 

 

Jeanne-Catherine est décédée le 7 septembre 1751 et fut inhumée le lendemain à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile.  Selon le PRDH, Augustin Dubreuil, Pierre Ranger, bedeau, et M. Guillon, prêtre, étaient présents à son enterrement. Étienne est décédé84,85,86,87 le 16 février 1754 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile. Il fut enseveli le 27 février 1754, à l'âge de "82ans",  en présence de Pierre Range, bedeau, et Bonaventure Locat. Le prêtre présent était M. Guillon.

 

 

 

 

 

 

 

 

Étienne et Jeanne-Catherine ont eu les 10 enfants suivants:

 

 

 

 

 

Marie-Catherine Lamagdeleine dit Ladouceur est née93,94 le 16 février 1704 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile. Elle fut baptisée95 le lendemain, 17 février 1704 à la paroisse Ste-Anne. Elle est décédée96,97 le 15 avril 1742 à Sainte Geneviève de Pierrefonds. Marie-Catherine a épousé Jean-François Martel le 26 février 1740.

 

 

 

 

 

 

 

Étienne Lamagdeleine dit Ladouceur est né98 en 1707. À seize ans, il décédait99 le 14 avril 1723 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile et y fut enterré.

Élisabeth Lamagdeleine dit Ladouceur103 est née le 6 mars 1709 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile et a été baptisée104 le 10 mars 1709 à la même paroisse Ste-Anne. Selon le PRDH, les personnes suivantes étaient présentes au baptême d'Élisabeth Magdeleine : Étienne Magdeleine, père; Jeanne Boursier, mère; Catherine Godin, épouse de Jean Neuveux, absent. L'officiant était l’abbé Debreslay, curé. Il est indiqué au registre que ces gens sont des résidants de St-Louis du Haut de l'Ile.

 

 

 

Jean Neuveux, ou Neveu ou Nepveu, était le fils de Gilles Neuveux, laboureur, et Claude Gaudronne, de La Guenille, paroisse St-Germain, évêché de Poitiers dans le Poitou. Il s'est marié le 16 février 1688, à Lachine, avec Catherine Godin, veuve de Louis Fortin dit  Lagrandeur, soldat de la compagnie de La Freydière du Régiment de Carignan-Salières.

 

 

 

 

 Élisabeth a épousé105 Louis Sauvé en 1729 à Ste-Anne du Bout de l'Ile. Selon le PRDH, les parents des mariés sont notés comme absents au mariage dans le registre paroissial. Ce sont Étienne Magdeleine et Jeanne Boursier d'une part, et d'autre part, Pierre Sauvé et Marie Micheaux. Nicolas Robillard, Jean-Baptiste Sabourin, Paul Laviolette étaient présents ainsi que le prêtre missionnaire Desenclaves.

  

 Marie-Anne Lamagdeleine dit Ladouceur est née106 le 17 juillet 1711 et a été baptisée107 le même jour à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile. Quelques semaines plus tard, elle décédait108 et  était enterrée109 le 7 août 1711 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile. Selon le PRDH, Marie-Anne Magdeleine fut enterrée en présence de son père Étienne Magdeleine dit Ladouceur, du Haut de l'Ile, d'Antoine Villeray et du curé Debreslay le nom de la mère est aussi mentionné ainsi que la date du baptême, soit le 17 juillet 1711.

 

 

 

 

Louis Lamagdeleine dit Ladouceur est né110,111 en 1713 ou 1718. Louis a épousé113 Marie-Madeleine Pilon112, fille de Pierre Pilon (Pillon) et Anne Daoust, le 7 janvier 1740 à la paroisse St-Joachim de Pointe Claire, à Montréal. Selon le PRDH, le mariage s'est déroulé en présence des pères des deux mariés, Étienne Madelaine Ladouceur et Pierre Pillon. Les mères, Jeanne Boursier et Anne Daoust, étaient absentes.  Les personnes suivantes étaient  présentes : Joseph Madelaine Ladouceur, oncle de Louis, François Martel, Mathieu Pillon et Antoine Pillon, oncles de Marie-Madeleine, André Prézau, Jean-Baptiste Turpain, Jean-Baptiste Neveux

et le prêtre missionnaire Gladel.

 

 

 

Jacques-Joseph Gladel était arrivé au pays le 28 août 1726. Né le 12 juin 1701, il était originaire d'Ambert, de l'évêché de Clermont en Auvergne, Puy-de-Dôme.Il devint sulpicien le 2 octobre 1723 et  fut ordonné prêtre le 22 septembre  1725.

 

 

 

 

Marie-Angélique Lamagdeleine dit Ladouceur est née114,115 le 28 avril 1715 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile,  et a été baptisée116 le lendemain, lundi, le 29 avril 1715. Marie-Angélique a épousé André-Préseau Gautier117 le 5 mai 1738.

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Louise Lamagdeleine dit Ladouceur est née118,119 le 13 août 1717 au Bout-de-l'Ile (Ste-Anne-de-Bellevue), et a été baptisée120 le 13 août 1717 à Pointe Claire, Montréal.  Marie-Louise a épousé Jean-Baptiste Turpin121 le 26 février 1732.

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Lamagdeleine dit Ladouceur est né122,123 le 15 mars 1720 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile et a été baptisé124 le 16 mars 1720 à la Pointe Claire de Montréal. Il y est décédé125,126,127 et enterré128,129,130 le même jour, soit samedi, le16 mars 1720. A son enterrement étaient présents les personnes suivantes : Pierre Jamme Cariere, Jean Bonne et le prêtre Deperet.

 

 

 

 

 

Joseph Georges Onésime Lamagdeleine dit Ladouceur131 est né132,133 le 2 août 1721 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile.

 

 

 

 

Marie-Josephe Lamagdeleine dit Ladouceur144 est née145 le 2 janvier 1724 à Ste-Anne du Bout-de-l'Ile et a été baptisée146 le 3 janvier 1724. Marie-Josephe a épousé147 Étienne Léger, fils de Pierre Léger et Jeanne Boileau, le 7 janvier 1741 à Ste-Anne du Bout de l'Ile.

Michel Ladouceur,

Laval, Québec

Mars 2005

 

 

 

 

 

 

 

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1638 : Vivien

Publié le par Michel Ladouceur

 

 

 

 

 

1638                    Vivien  Lamagdeleine dit Ladouceur                 1708 

Vivien (Vivier) Lamagdeleine dit Ladouceur1,2 est né3,4 le dimanche  21 novembre 1638 à St-Hilaire, diocèse de Saintes, en Saintonge, Poitou-Charentes. Il y fut baptisé5,6 le même jour. Il était le  fils du laboureur Jean Magdelaine et d'Élisabeth Parrise,  Vivien est arrivé au pays  le11 19 août 1665 après un voyage de 98 jours. Il était soldat du Régiment de Carignan-Salières. Il a habité Ville-Marie et Lachine.

 

 

 

Il a contracté mariage devant le notaire Basset le dimanche 20 novembre 1672 avec Marie Godin, née à Montréal le jeudi 19 avril 1657, fille de Pierre Godin et de Jeanne Rousselière. Il l'épouse  le lundi 21 novembre 1672 à la paroisse Notre-Dame de Montréal. Marie-Jeanne est née29,30 le 19 avril 1657 à Montréal, et a été baptisée31,32 le même jour à la paroisse Notre-Dame de Montréal. Elle est décédée33,34 le 26 octobre 1687 à Lachine et a été enterrée35,36 le lendemain 27 octobre 1687 à Lachine.

 Vivien est décédé7 le 15 octobre 1708 et a été enterré8,9,10 le 16 octobre 1708 à la paroisse des Saints-Anges de Lachine.

  

 

 

Vivien et Marie eurent huit enfants durant une période de quatorze ans, soit de 1673 à 1687 : six garçons et deux filles dont quelques-uns moururent en bas âge.

  

 

Joseph Lamagdeleine dit Ladouceur, l’aîné, a vu le jour le 26 octobre 1673. Le même jour, on procédait au baptême de Joseph en présence du père et de la mère. Étaient aussi présents Joseph Denys, habitant et Marguerite Maclain, épouse de Nicolas Boyer, habitant, absent. Gilles Perot était le prêtre officiant.

 

  

 

Joseph Denys dit Le Vallon était comme Vivien soldat de la compagnie de Contrecoeur du Régiment de Carignan-Salières, arrivé le 17 août 1665.

 

 

 

 

 

 

Gilles Perot, ou Perrault, est un prêtre sulpicien arrivé au pays en juillet 1665 à l'âge de 34 ans. Il était originaire de la région de Chartres en Beauce. Il fut inhumé à Montréal le 17 juillet1780.

 

  

 

Joseph se maria avec Catherine Girardy le dimanche  15 novembre 1699 à la paroisse des Saints-Anges de Lachine. Selon le PRDH, les personnes suivantes étaient présentes à leur  mariage : Vivien Lamagdeleine, alors âgé de  61 ans et présenté comme laboureur, Étienne Magdeleine, frère de Joseph, Hubert Ranger Laviolette, beau-frère de Joseph, Guillaume Daoust, un voisin,  et René Rivau. Les parents de Catherine, Léonard Girardy et Charlotte Jolivet, ainsi que Marie Godin, étaient tous trois décédés.

Joseph est décédé le 10 janvier 1750.        

            

  

 

 

 Mathurin Lamagdeleine dit Ladouceur est né38,39 le 8 mars 1676 à Montréal, et a été baptisé le même jour. les parents de Mathurin, Vivien et Marie, étaient présents à son baptême. Le prêtre Gilles Perot a aussi inscrit comme présents : Mathurin Gaudry, habitant, Marguerite Gervaise, épouse de Jean-Baptiste Gadois, armurier, absent.

Mathurin est décédé40,41 le 17 mars 1676 à Lachine et a été enterré42 le 20 mai 1676 à Montréal. Le prêtre Étienne Guyotte était présent à l'enterrement  mais non les parents. L'acte de sépulture fut enregistré à la fois à Lachine et à Montréal.

 

  

 

Étienne Lamagdeleine dit Ladouceur est né le 21 avril 1677 et est décédé le 16 février 1754.

 

 

 

 

Léonard Lamagdeleine dit Ladouceur est né43 le 26 février 1680 à Lachine et a été baptisé44 le 29 juillet 1680. Selon le PRDH, les personnes suivantes étaient présentes au baptême de Léonard : Vivien Magdeleine et Marie Godin, Léonard Laguniêre, Marie-Anne Hardy épouse de Pierre Malet, absent. L'officiant était l'abbé Jean Fremont.

 

  

 

Pierre Malet ou Mallet , fils de Jean Mallet et Guillemette Ruellan était de St-Coulomb, près de St-Malo, évêché de Dol en Bretagne.  Il s'est marié à Montréal le 23 octobre 1662 avec Marie-Anne Hardy fille de René Hardy, marchand et orfèvre, et de Renée Noget. Elle était originaire de La Trinité, à Angers, Anjou, dans le Maine-et-Loire. Ils eurent six enfants.

 

 

 

Jean Fremont était prêtre sulpicien arrivé en juillet 1666. Il était originaire de Rouen en Normandie. Il est décédé à Montréal le 18 juin 1694 à l'âge de 70 ans.

 

  

 

Jean-Baptiste Lamagdeleine dit Ladouceur est né le 24 août 1681. Le lendemain, lundi, Vivien et Marie procédaient  au baptême de leur fils. Étaient aussi présents, selon le PRDH, Jean-Baptiste Genneseau, cuisinier de Frontenac, Marie-Marthe Thibeaudeau, épouse de Jean Boursier, absent. Pierre Remy, prêtre sulpicien, futur  curé de Lachine, était le prêtre officiant.

 

  

 

Le sulpicien Pierre Rémy  est arrivé au pays en 1672 et fut ordonné prêtre au mois de mai 1676.  Il était sulpicien à Paris depuis  14 juillet 1666. Il fut curé de Montréal et de Lachine. Pierre Rémy était le fils de Michel Rémy conseiller du roi, payeur de la gendarmerie de France, et d'Élisabeth Le Moyne, de St-Sauveur à Paris. Il décéda à l'âge de 90 ans, le 24 février 1726, et fut enterré le lendemain à Montréal.

  

 

 

Jean Boursier dit Lavigne, fils de Pierre Boursier et de Marie Mouchet, était originaire de St-Seurin-d'Uzet près de Mortagne-sur-Gironde, dans la région de Saintes, en Saintonge, Charente-Maritime. Il fut marié à Marie-Marthe Thibodeau le 9 avril 1673 à Montréal. Marie-Marthe était fille de Mathurin Thibodeau et de Catherine Avrard. Les iroquois auraient tué les deux époux ainsi que Marie-Élisabeth lors des  attaques du mois d'août 1669. Une autre de leurs filles, Jeanne-Catherine épousait en 1703 Étienne Magdelaine, fils de Vivien.

Jean-Baptiste épousa Élisabeth Millet le lundi 12 novembre 1714 à la paroisse Notre-Dame de Montréal.  Il avait la veille établi un contrat de mariage devant le notaire Michel Lepailleur de LaFerté à Montréal :

" Contrat de mariage entre Jean Magdelaine dit Ladouceur, fils de Vivien Magdelaine et de Marie godin, de la paroisse de Lachine; et Élisabeth Millet, fille de Jacques Millet et de Isabelle Hubert. "

Il est décédé le 11 mai 1731.

 

 

 

 

  

Marie Lamagdeleine dit Ladouceur est née45 le 11 décembre 1683 à Lachine, et a été baptisée46 le 15 décembre 1683 à Lachine. Le parrain était Guillaume D'aoust et   Marie Magdeleine Edmont agissait à titre de marraine. Tous deux étaient présents au baptême avec les parents.  Marie-Madelaine Edmont était l’épouse de Nicolas Dupuis, absent. L'officiant était le curé Pierre Rémy.

 

  

 

Nicolas Dupuis (Dupuy) dit Montauban, veuf d'Étiennette de Lion, a marié Marie-Madeleine Émond (Edmont), fille de René Émond et de Marie Lafaye, le 15 novembre 1681 à Québec. Nicolas était originaire de St-Martin de Montmorency, dans la région de Paris. De Québec, il passa par le Cap-de-la-Madeleine en 1664 et par Trois-Rivières en 1666 et 1667, puis abouti à Montréal et Lachine où il devint « engagé ouest » le 29 avril 1692. Le couple eu quatre enfants de 1684 à 1693. Cependant, Marie-Madelaine eu un enfant dit naturel, de père inconnu, " pendant le voyage de son mari à Michillimakinac ", Marie-Catherine baptisée le 16 février 1688 à Lachine. Elle y mourut quelques mois plus tard, le 18 avril 1688, et y fut enterré le 22.  

 

  

 

Nicolas Lamagdeleine dit Ladouceur est né le 19 février 1686. Il fut baptisé le même jour en présence des parents  le curé Pierre Rémy, Nicolas Dupuy et Françoise Goupille. Selon le PRDH, Nicolas Magdellene, résidant de Ste-Anne, se maria avec Marguerite Delalande, résidente de Pointe-Claire, en présence du Grand vicaire Debelmont. Le prêtre officiant était l'abbé Breul. Les parents sont inscrits au registre mais ne sont pas notés comme présents. Ce sont Vivien Magdellene, Marie Godin, Léonard Delalande et Gabrielle Baune. Jacques Chale, Antoine Perin, huissier royal, et Baptiste Charlebois assistaient aussi à la cérémonie. Debelmont avait accordé la dispense de deux bans.

 

 

 

François Vachon de Belmont était le fils d'Ennemond, seigneur de Belmont et Crapanoz, en France, et conseiller au parlement de Grenoble. Sa mère était Honorade Prunier. Il est né le 3 avril 1645 à St-Hugues-et-St-Jean de l'évêché de Grenoble dans le Dauphiné, Isère. Il fut sulpicien dès le 18 octobre 1672 et ordonné prêtre le 14 septembre 1681. Il était arrivé au pays en septembre 1680. Il fut supérieur du Séminaire de Montréal de 1701 à 1732.

 

 

  

Barbe Lamagdeleine dit Ladouceur est née47 en avril 1687 et a été baptisée48 le 22 octobre 1687 à Lachine. Elle est décédée49,50 le même jour. Les parents de Barbe étaient présents à son baptême mais non à l'enterrement qui a suivi deux jours plus tard, à Lachine. Au baptême était aussi présents Jean Nepveu, Barbe Beauvais et le curé Pierre Rémy. À l'enterrement le curé était assisté des nommés Cuillierier et Paré. Le curé a inscrit au registre " morte de mort naturelle ".

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Les générations : ascendance de Paul Ladouceur

Publié le par Michel Ladouceur

 

 ASCENDANCE  PATERNELLE  DE   PAUL   LADOUCEUR


VIVIEN LAMAGDELEINE DIT LADOUCEUR           MARIE GODIN

ÉTIENNE LAMAGDELEINE DIT LADOUCEUR                JEANNE BOURSIER

GEORGES LAMAGDELEINE DIT LADOUCEUR                ANGÉLIQUE RANGER

AUGUSTIN LADOUCEUR DIT LAMAGDELEINE           MARIE-LOUISE BOILEAU

BASILE LADOUCEUR          JOSEPHTE BAULNE

ONÉZIME LADOUCEUR          PHILOMÈNE BRUNET

ONÉSIME LADOUCEUR          ALICE DEROME

PAUL LADOUCEUR          GABRIELLE BROCHU

  

  

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Péché mortel et damnation éternelle !

Publié le par Michel Ladouceur

VIVIEN, TÉMOIN IMPORTANT
 
Lundi, le 25 septembre 1702, Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur est enregistré au registre des baptêmes à Lachine à titre d’oncle de la mère de la petite fille que l’on baptisait. De nombreuses personnes furent alors inscrites comme suit:
 
01                Marie-Louise Terro ( Théroux ), née la veille, le 24 septembre 1702
02                Antoine Terro Laferte ( Antoine Théroux dit Laferté ), son père, soldat de la compagnie de M. Subercase
03                Michelle Fortin, sa mère et nièce de Vivien
04                Subercasse ( Daniel d’Auger, sieur de Subercase ), récemment nommé gouverneur de Plaisance et de Terre-Neuve
05                Marie Fortin, sœur de Michelle et nièce de Vivien
06                Jean Chotart Xintonge ( Jean Chotard dit Saintonge ), époux de Marie-Madeleine Fortin, soldat de la compagnie de Lorimier
07                Jean-Baptiste Magdelenne, fils de Vivien
08                Marie-Louise Rainville
09                Debelmont ( François Vachon de Belmont ), supérieur du Séminaire et curé de Ville-Marie
10                Vivien Magdelenne Ladouceur
11                Jacques Troualet Larivieredinan ( Jacques Triolet dit Larivière ), soldat de la compagnie Le Verrier
12                Pierre Leduc, époux de Catherine Fortin, nièce de Vivien
13                René Godin, parent de feue Marie Godin, épouse de Vivien
 
Selon le PDRH, le rédacteur du registre écrit que les parents de l’enfant lui ont affirmé s’être mariés au Séminaire de Ville-Marie devant Monsieur Debelmont, prêtre supérieur du Séminaire et  curé de Ville-Marie et. Selon le rédacteur, Debelmont aurait «  fit sa réponse qu’il n’avait rien à leur dire ni à leur faire » en les laissant à la porte du Séminaire. Le rédacteur indique aussi que Terro déclare que «  la vérité est telle et qu’il a toujours reconnue Michelle Fortin pour sa femme et légitime épouse et a habité avec elle », et que « l’enfant était procrée de son fait et reconnue comme tel ».
Le rédacteur désirant « s’informer de la vérité » se rendit le lendemain du baptême rencontrer au Fort Cuillerier où il habite   Vivien Magdelenne, oncle de Michelle Fortin et témoin des événements. Celui-ci lui avoua que s’il était vrai que Terro s’était rendu en compagnie de sa mère le dit jour prier M. Debelmont de les marier, ce dernier les avait « chassés du Séminaire avec réprimandes ».  Le même manège s’étant produit le lendemain, « le dit Madelenne doute si ce mariage est bon et valide, ce qu’il ne croit à moins qu’ils ne soient réhabilités ».
Affirmant que pour sa part il ne doute de pas de l’invalidité de ce supposé mariage, le rédacteur conclut qu’il leur a alors « défendu d’habiter ensemble sur peine de péché mortel et de damnation éternelle ».
De fait, Antoine Théroux dit Laferté ( Terro ) se maria à Montréal, le 10 juin 1706, avec Marguerite Laforest, fille de Pierre Laforest dit Labranche et de Charlotte Godin. Et  Marie-Louise, sa fille baptisée,  aurait été inhumée à Trois-Rivières le 22 juillet 1710 à l’âge d’à peine huit ans.
 
Source : Programme de recherche en démographie historique (PRDH), Département de démographie, Université de Montréal
 
 
Michel Ladouceur
Laval, Québec
Avril 2005
 
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Vivien...1698

Publié le par Michel Ladouceur

Chronique de Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur : 1698
 
En 1698, à 60 ans, Vivien  achetait des Sulpiciens,  au prix de 400 livres, une terre de soixante arpents en superficie à la côte Saint-Louis.
Et Vivien continue de participer à la vie communautaire. Ainsi, Vivien assista aussi au mariage  d'une des filles de Catherine Godin, issue de son premier mariage avec Louis Fortin, Catherine Fortin. Catherine épousait à Lachine, le 28 juin 1700,  Pierre Leduc, fils de Pierre Leduc, maître fourbisseur, et d'Anne Martin., tous deux de la paroisse St-Laurent de Rouen, en Normandie. Pierre était  arrivé en Nouvelle-France le 6 juillet 1691à titre de soldat de  de la compagnie de Lamothe, Il était maître chaudronnier. Vingt-trois personnes furent inscrites au registre paroissial pour ce mariage : les deux mariés; les parents de Pierre, Pierre Leduc et Anne Martin décédés; le père de Catherine, Louis Fortin, décédé; et Catherine Godin, mère de Catherine Fortin, présente. Plusieurs proches de la famille furent inscrits au registre comme présents à la cérémonie. Ce sont mesdames Marie Fortin, Marie Roy, Marie Lhomme, Catherine Césire et Marie Clémence Rapein. Les hommes présents étaient Jean Neveu, René Fortin, Jean Chotart, Jean-Baptiste Lesnart, Étienne Magdelenne Ladouceur, Jacques Biguot, Guillaume Rousser et un dénommé  Pottier, soit le notaire Jean-Baptiste Pothier ou le jésuite Nicolas Pothier. Deux autres personnes sont inscrites au registre sans être notées comme présentes soit  Decallière, " gouverneur général de la France septentrionale, chevalier, " et Delamotte.
 
Louis-Hector de Callière était depuis le 29 novembre 1698  gouverneur de la Nouvelle-France. Il fut fait chevalier de St-Louis le 1 février 1694. Né le 12 novembre 1648 à Torigni-sur-Vire à St-Lô, en Normandie, il était le fils du gouverneur de Cherbourg, Jacques de Callière et de Madeleine Potier de Courcy.  Il avait été gouverneur de Montréal du 10 avril 1684 au 20 avril 1699. Il décéda à l'âge de 54 ans, le 26 juin 1703 à Québec où il fut inhumé le 28 du même mois. 
Jean Chotart, marié à Marie-Madeleine Fortin depuis deux mois, était un soldat de la compagnie de Lorimier. Jean Chotart dit saintonge était originaire de Marennes dans la régon de Rochefort, évêché de Saintes, en Saintonge, Charente-Maritime. Il était le fils Jean chotart et marie Chaineau.
 
En 1700, la population de l’île de Montréal est estimée à 2,969 habitants, dont environ 2,100 personnes habitaient dans la ville ou sur le territoire environnant de la paroisse de Notre-Dame-de-Montréal. Le reste de la population est dispersée de la Pointe-aux-Trembles à Ste-Anne du Bout de l’île. Et, en 1703, une épidémie de variole tue plus de 250 personnes dans l’île.
En 1705, à l’âge de 67 ans, Vivien se départit d’une de ses terres.  Il vendit la terre acquise en 1698 à François Le Gantier de Rané pour la somme de 830 livres.  Il  enregistra un contrat de vente  chez le notaire A. Adhémar dit Saint-Martin le 2 mars 1705 :
" Vente d'une terre située au haut de l'île de Montréal, paroisse St Louis; par Vivien Magdeleyne dit Ladouceur, veuf de Marie Godin, de Lachine en l'île de Montréal, Joseph Magdeleynes, demeurant au haut de l'île de Montréal, Étienne Magdeleynes, demeurant au haut de l'île de Montréal, Léonard  Magdeleynes, demeurant au haut de l'île de Montréal, Étienne Magdeleynes, et Jean Magdeleynes, demeurant au haut de l'île de Montréal, ses fils, faisant tant pour eux que pour Nicolas Magdeleyne (mineur), à François Legautier de Ranné, écuyer et lieutenant d'une compagnie des troupes du détachement de la Marine et Barbe Loisel, son épouse, de Lachine. "
  
 
Vivien décéda à Lachine le lundi 15 octobre 1708. Il était âgé de 70 ans. Il fut  inhumé le lendemain  en présence, entre autres, de ses fils Joseph et Étienne ainsi que du bedeau Jacques Trévoret qui agissait comme fossoyeur. Contemporain des fondateurs de Ville-Marie, il fut reconnu comme l’un des pionniers de Montréal.
 
Michel Ladouceur
Laval, Québec
Mars 2005 
 
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Vivien...1689

Publié le par Michel Ladouceur

Chronique de Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur : 1689

 

En 1689, à 51 ans, Vivien vécu d’assez près le massacre de Lachine où une bande d’iroquois s’attaqua à de nombreuses familles de la région. Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 août 1689, une attaque surprise fut menée contre les habitants de Lachine. Les iroquois  firent  « brûler toutes les granges et maisons qui étaient en plus de trois lieues de pays dans la [sic] canton qu’on appelle Lachine et enlev[é] plus de 200 personnes, tant hommes que femmes et enfants, après en avoir massacré plus de 200 dont ils avaient cassé la tête aux uns, brûlé, rôti et mangé les autres, ouvert le ventre des femmes grosses pour en arracher les enfants et fait des cruautés inouïes et sans exemple » [Eccles, W.J. cité in : Lacoursière, 1:1995, p. 175].    Le nombre exact des victimes varie selon différentes sources d'informations, mais il reste que l’événement fut marquant pour les habitants. Cinq ans plus tard, la découverte de plusieurs squelettes est consignée dans un document daté de 1694 et signé  par Pierre Rémy, curé de Lachine.
 
Vivien n’était plus soldat depuis longtemps mais il continuait à vivre dans un contexte de guerre. En 1690, les Anglais étaient  aux portes de Québec avec une flotte d’une  trentaine de navires arrivés de la Nouvelle-Angleterre sous les ordres de Sir William Phipps. À 6 h 00, le lundi 16 octobre 1690 du matin, un émissaire venait sommer le gouverneur Frontenac de se rendre d’ici une heure. Frontenac lui donnait alors cette célèbre réponse : “ Je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusils ; qu’il apprenne que ce n’est pas de la sorte qu’on envoie sommer un homme comme moi ; qu’il fasse du mieux qu’il pourra de son côté, comme je ferai du mien ” [Brown, Craig. p. 169 / Lacoursière, 1:1995, p. 179]. Pendant deux jours, les Anglais  bombardèrent Québec, mais sans grand succès, et le 24 octobre 1690, les Anglais  levèrent l’ancre.
 
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Vivien...1681

Publié le par Michel Ladouceur

Chronique de Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur : 1681
 
En 1681, Vivien, âgé de 43 ans, ainsi que son épouse et trois de ses enfants, Joseph, Étienne et Léonard, furent dénombrés dans un recensement  effectué à Montréal. Il y était indiqué que Vivien était établi sur sa terre de deux arpents sur vingt et qu’il possédait « un fusil, deux bêtes à cornes et six arpents de terre en valeur ». Vivien occupe le lot 510 entre le lot 511 d’Antoine Gros dit Laviolette et celui de Mathurin Thibodeau. Selon ce recensement, la population de l'île de Montréal était de 1,389 habitants.
 
Les attaques des Iroquois recommencèrent. En fait, elles continuèrent jusqu’à la signature du traité de 1701. Louis-Hector de Callière, gouverneur de l’ile,  pris des mesures de sécurité. La construction d’une palissade de bois fut entreprise en 1685 afin de protéger les habitants de Ville-Marie ainsi que ceux des environs. L’ile de Montréal, comprenant la petite agglomération de Ville-Marie, est alors occupé par 1389 habitants. 
 
Marie  décédait le dimanche,  26 octobre 1687,  à l’âge de 30  ans. Elle fut enterrée le lendemain, le 27 octobre 1687, à Lachine. Le curé Pierre Rémy officiait lors de l'enterrement de Marie Godin. Il inscrit au registre les noms de René Cuillierier et Claude Cécyre comme présents.

 René Cuillierier est probablement ici le fils aîné de René Cuillierier dit Léveillé, marchand de Montréal , et de Marie Lucos, qui eurent 16 enfants. Il était né à Montréal le ou vers le 16 janvier 1668 et fut enterré à Lachine le 2 décembre 1689 suite à un accident arrivé à la mi-octobre : il serait  " mort noyé en tournant en canot  en venant de France vers les côtes de Québec ".
 
Claude Césyre ( Césire ) était le fils du laboureur Élie Césire et de Roberte Lallement (ou Peinuet) de St-Gatien-des-Bois de Pont-L'Évêque, à Lisieux en Normandie.  Il épousait Marie Léger le 19 août 1675 à Montréal.

Au décès de Marie, la famille comptait huit enfants dont le plus vieux avait quatorze ans et la plus jeune avait à peine six mois. Vivien  engagea un de ses fils, probablement Jean-Baptiste âgé de sept ans,  pour neuf ans à la Congrégation de Notre-Dame, le 26 septembre 1688. Il fit de même avec Nicolas, âgé de quatre ans, pour douze années auprès des sœurs de la  Congrégation de Notre-Dame, le 16 mai 1690. Les enfants furent logés, nourris et éduqués « dans la foi » en compensation de leurs  services.
À SUIVRE
 
 
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Vivien...1672

Publié le par Michel Ladouceur

Chronique de Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur : 1672

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Samedi, le 20    février 1672, à 33 ans, Vivien prenait donc possession d’une terre de quarante arpents en superficie au Sault Saint-Louis, concédée par les Seigneurs de l’Ile, les Sulpiciens. Il s’agissait d’une censive étroite mais très profonde, débutant sur la rive du fleuve St-Laurent en face des rapides dit du Sault St-Louis, ainsi nommée par Champlain parce qu’un de ses compagnons y périt noyé.  Ce territoire connut au fil du temps plusieurs appellations : Côte-des-Argoulets, Côte-du-Sault-Saint-Louis, Pointe-Saint-Louis, Fief ou Côte-de-Verdun et Côte-de-la-Rivière-Saint-Pierre.
 
Selon le greffe du notaire Antoine Adhémar, Vivien eu au cours des années comme voisin entre autres les dénommés Louis D’Ailleboust , Nicolas Dupuis Montarvan, puis en 1689 Vincent Jean. Est-ce que Vivien s’établit immédiatement sur sa terre ? On ne sait. Il a peut-être continué à vivre à Ville-Marie pour quelques temps, y exerçant son métier de cordonnier  ou encore y faisant la traite des fourrures, florissante à l’époque. Vu sa carrière de militaire, il est probable qu’il se plaisait plus en société qu’en exil sur une terre. Et que des activités de construction de défense de Ville-Marie étaient plus dans ses cordes. 
 
Ce n’est que l’année suivante, en 1673, qu’un chemin menant de la ville vers la paroisse de Lachine, située en amont des rapides du même nom, fut construit sous l’ordonnance de Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle- France.
 
Ville-Marie comptait peu d’habitants à cette époque. On peut parler d’un village d’environ 600 habitants, qui vivaient  dans de modestes maisons de bois, chassaient, pêchaient et marchandaient avec les amérindiens. Le commerce des fourrures était alors plus florissant que le labour de la terre. À cette époque ,Vivien était le concitoyen entre autres de Marguerite Bourgeois et de Jeanne Mance.
Ville-Marie était sous la gouverne de François-Marie Perrot (1644-1691), neveu de Jean Talon. Il remplaçait Paul Chomedey de Maisonneuve   qui était retourné en France. Arrivé à Montréal en 1670,  Perrot conserva son poste jusqu'en 1683 mais sa participation à la traite des fourrures et son application arbitraire des règlements suscitèrent de nombreuses controverses.
 
 L’île de Montréal  était la propriété des Messieurs de St-Sulpice depuis le 9 mars 1663. En 1672, François Dollier de Casson occupait le poste de supérieur du séminaire et, par conséquent il gérait la seigneurie des Messieurs de St-Sulpice.  À ce titre, il contrôlait maints aspects de la vie des citoyens de Ville-Marie et des habitants établis sur leurs concessions. Il organisa en 1672  la construction de l’église Notre-Dame. Et, assisté de Bénigne Basset, notaire, greffier et arpenteur, il entreprit le tracé des premières rues de Montréal.
 
Puis, le dimanche 20 novembre 1672, Vivien âgé de 34 ans contractait mariage devant le notaire  B. Basset dit Deslauriers à Montréal le 20 novembre 1672 :
" Contrat de mariage entre Vivien Magdelaine dit Ladouceur, habitant, de l'île de Montréal, fils de Jean Magdelaine, laboureur et de Élisabeth Parise, de la paroisse St-Hilaire, diocèse de Xaintes; et Marie Godin, fille de Pierre Gaudin, charpentier et de Jeanne Rousselière, de l'île de Montréal. "
 
Il épousait le lendemain, lundi le 21 novembre 1672,  à l’église Notre-Dame  Marie Jeanne Godin, dit Châtillon, née à Montréal le jeudi 19 avril 1657, fille de Pierre Godin (1630 -1685) et de Jeanne Rousselière. Jean Martinet, maître chirurgien, Guillaume Bouchard et Jean Chevalier, habitants  étaient présents au mariage et l’abbé Gilles Perot officiait selon le registre paroissial où étaient aussi inscrits les noms des parents des nouveaux époux : Jean Lamagdeleine, Élisabeth Parrisise, Pierre Gaudin Châtillon, charpentier, et Jeanne Rousselière. Marie Godin était âgée de 15 ans. De leur union naissaient de 1673 à 1687 huit enfants Lamagdeleine dit Ladouceur : Joseph, Mathurin, Étienne, Léonard, Jean-Baptiste, Marie, Nicolas  et Barbe.
 
Les grands parents maternels de Marie Godin dit Châtillon étaient Louis Rousselière et Isabelle Pariset. Du côté paternel, l’ascendance connue est de plusieurs générations. Le père, Pierre Godin dit Châtillon, né le 17 mai 1630 à St-Vorles, évêché de Langres en Haute-Marne, avait pour père Claude Godin, né vers 1600 à Châtillon sur Seine dans la même région, et pour mère Marie Bardin, mariés, semble-t-il, en 1620. Les parents de Claude Godin étaient Vorle Godin et Brigitte Gouzier, tous deux  nés vers 1570 et originaires de Châtillon sur Seine. Vorle était le fils de Maurice Godin, né vers 1535 à Givet dans les Ardennes en Champagne, et de Huguette Pampelune, née vers 1540. Ils s’étaient mariés probablement en 1560.
 
Pierre Godin fit partie de « La grande recrue »   organisée par Maisonneuve en 1653 pour peupler Ville-Marie. Il y épousa l’année suivante Jeanne Rousselière native de Saintes en Saintonge, donc de la même région que Vivien. Il fut propriétaire, du 5 novembre 1655 au 2 février 1662, d’un terrain de 32,983 pieds carrés français situé sur le côté nord de la rue  St-Paul, entre la rue St-Vincent et la rue St-Charles. Une maison de 481 pieds carrés français était construite sur ce terrain depuis le 1 mai 1655. Pierre Godin et Jeanne Rousselière ne restèrent à Lachine que le temps pour Godin de construire la chapelle des Saints-Anges, ouverte au culte en 1676 ; le temps aussi, pour leurs filles Marie et Catherine d'épouser deux soldats de Carignan, Vivier Magdelaine dit Ladouceur et Louis Fortin. Il vécut à Ville-Marie une vingtaine d’années avant de se rendre, en 1675, à Port-Royal en Acadie où il mourut en 1685.
 
Il semblerait que Marie était une adolescente assez espiègle pour ne pas dire autre chose. En effet, quelques mois avant son mariage, soit le 22 août 1672, un dénommé Pierre Boutaux dit La Ramée déposait devant  « Monsieur Le Baillif de l’Isle de Montréal en la nouvelle france » une plainte dont voici un extrait :
 
« Pierre Gaudin dit Chatillon et Laurent Gaudin, son fils avec chacun  un baiston de bois Vert de la grosseur Dun manche de hache et    apparament faits espres", seraient venus a lui alors qu'il était "dans son bled Dinde proche Sa Cabane". Led Gaudin père Luy a dit, Vous donnaste hyer Un soufflet à ma fille et Vous dittes qu'elle vient prendre vre pain, cela n'est pas Vray et avait pris led complaignant au Collet et du baston qu'il tenoit qui au même Instant fut secondé par Son dit fils, Lesquels tous deux ensemble L'ont sy fort maltraitté de Coups de Bastons et par trois reprises Le conduisant Tousjours battant Jusqu'à Sa Cabane dans laquelle II se seroit enfermé pour Eviter leur furie, qu'il en est tout moulu des coups en plusieurs parties de Son corps comme il se pourra mieux Voir par le rapport du chirurgien qui la Visité et pensé cy attaché et dans la suite Seroit Venue La femme Du dit Gaudin père avec Une espée amanchée Toute en cholere Laquelle luy ayant esté osté par son fils Laurent, laquelle II passoit au travers des fentes et entredeux des pieux de Sa ditte Cabane, pour Tascher a en offenser led Complaignant, disant Tuons ce Cocquin La mon père, et nous le Jetterons a la rivièree et sa mère entendant ces parolles, dit tue le ce coquin La ce qu'estant Un guet apend et assassin prémédité." (etc..)
 
et la conclusion après divers interrogatoires et témoignages  aurait été :
:
"fut communiqué au procureur fiscal et par ses Mains a pairre Cinille pour y prendre telle Conclusion que Jay trouvé bon Estre faict les dit Jour et an que dessus...Il nappert aucune preuve Du Crime Imposé ausd acusez. C'e-t pourquoy, II semble que Le Crime demeure Impuny, faute de preuve...C'est pourquoy Je Requiers que lesd quatre paysans, La grande, soient ouys par la bouche, Pour ensuite prendre Telle Conclusions que nous Verrons bon estre.
 Ce XXXe aoust gbic Soixante & Douse
Basset
greffier po. labsence du
procureur fiscal
fut ledit Lagrandeur Assigné a Sertin Jour Competant Mandons & fait
ce 7bre 1672.
C. D'Ailleboust
 
Mais s’agit-il ici de Marie ou plutôt de Catherine, sa jeune sœur ? Par contre, dix ans plus tard, selon une autre source, une autre plainte fut faite.  Le 27 décembre 1682, Charles de Couagne portait plainte en justice contre Marie Godin. Il l’accusait de  vol. Le 31 décembre suivant, Vivien fut écroué avec son épouse à la prison de Montréal. Le 13 janvier 1683, il fait une déposition à ce sujet et une autre le 4 février suivant. Son épouse fut par la suite convaincue de vol et condamnée.
 Michel Ladouceur, Laval, Québec, Mars 2005
 
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