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famille lamagdeleine dit ladouceur

Vivien...1665

Publié le par Michel Ladouceur

Chronique de Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur : 1665
 
Vivien participa à la gloire qui fut le lot du régiment de Carignan suite aux succès obtenus durant la guerre contre les Turcs. Succès qui amena Louis XIV  à fusionner le Régiment de Carignan avec celui de Salières, en 1659, sous le commandement de Henri Chastelard de Salières. Puis en 1660, prenant conscience de l’importance des colonies pour assurer la présence de la France dans les conquêtes du Nouveau Monde, Louis XIV chargea son ministre Jean-Baptiste Colbert de prendre les mesures nécessaires pour faire de la Nouvelle-France une colonie prospère. Priorité fut alors donnée à la défense de la colonie et, à l’été de  1665, pour une première fois en Nouvelle France, arrivèrent 1300 soldats appartenant au Régiment de  Carignan-Salières afin de  combattre la nation iroquoise.
 
C’est ainsi, qu’à 26 ans, en pleine capacité physique et riche d’une expérience de vie à la dure, Vivien quittait le port de La Rochelle le 13 mai 1665 pour arriver à Québec le mercredi 19 août 1665, après  3 mois et  6 jours de navigation à bord du navire « La Paix », navire de 180 ou 300 tonneaux, sous la direction du capitaine Etienne Guillon Sieur de Laubertière. Les soldats des compagnies La Colonelle, Maximy, Sorel et Contrecœur dont faisait partie Vivien étaient sur ce bateau tandis que d’autres compagnies voyageaient sur « L’Aigle d’Or » de Brouage navire de 400 tonneaux et dont le capitaine était le Sieur de Villepars. À son voyage de retour pour la France,  « La Paix » fit naufrage à la hauteur de Matane dans le fleuve St-Laurent et les passagers furent recueillis par le « Saint-Sébastien ».
 
Au dix-septième siècle, il fallait du courage pour traverser l’Atlantique.  Les bateaux étaient petits. Les passagers étaient entassés les uns sur les autres. La maladie pouvait décimer un équipage. Les conditions de navigation faisaient en sorte que chaque fois la traversé était longue et incertaine.
 
L'arrivée de  1,200 soldats encadrés de nombreux officiers eu un impact considérable sur le développement de la colonie, qui comptait alors environ 3200 habitants. En 1663, la population de Ville-Marie était estimée à 596 personnes. Ces derniers furent mis à contribution pour assurer à cette armée le gîte et le couvert. Mais c’est avec enthousiasme que les soldats furent accueillis car leur arrivée signifiait un développement économique   mais surtout une ère de sécurité après des années de misère : attaques continues des Iroquois, tuerie de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons au Long-Sault près de Ville-Marie au mois de mai 1660, tremblement de terre à Québec en février 1663, etc. Ce fut une période faste pour les militaires, la plus grande part du budget allant alors à la défense de la colonie : investissements en matériel et soldes des soldats qui dès lors négocient avec l’habitant.
 
Le Régiment de Carignan-Salières entreprit, en premier lieu, la construction de diverses fortifications pour bloquer la voie d'invasion des Iroquois. C’est ainsi  que Vivien partit peu après son arrivée à Québec pour la région de la rivière Richelieu où, avec sa compagnie Contrecœur, dirigée par le capitaine  Antoine Pécaudy de Contrecœur,  il aida à la construction du fort Sainte Thérèse. À la fin de l’automne, sa compagnie gagna le fort Saint-Louis, puis Ville-Marie, pour ses quartiers d’hiver.

    

              L'Intendant Jean-Talon       
                       
Le Régiment de Carignan-Salières affronta successivement les Iroquois et les Hollandais de Schenectady, dans l'Etat de New York.   En 1666, l'armée défaisait les Iroquois et la paix était rétablie pour les seize prochaines années. Les habitants de Ville-Marie  purent enfin mener une vie un peu plus normale. On offrit alors On offre alors aux soldats de s'établir dans la colonie et pour ce faire on leur concéda des terres sur les berges du Saint-Laurent afin qu’ils défrichent et cultivent la terre. Une somme de 100 livres leur fut attribuée. Plus de 400 d'entre eux acceptèrent de rester et de participer au développement de la colonie en plein essor sous la gouverne de l’intendant Jean Talon.
 
Vivien décidait de demeurer au pays. Le régiment de Carignan-Salière ne fut totalement dissous qu’en 1671. Trois cents soldats assurèrent donc de 1668 à 1671 les garnisons de Québec, Trois-Rivières et Ville-Marie. On suppose que Vivien, âgé de 30 ans et soldat depuis plus de dix ans, était l’un d’entre eux  car ce n’est qu’en 1672, année du départ de Jean Talon et de l’arrivée de Louis Buade de Frontenac, nouveau  gouverneur général de la Nouvelle-France, que Vivien  acceptait une terre et se mariait.
 
De 1663 à 1700, la colonie était en expansion. La population de la Nouvelle-France passa d’environ 3,000 habitants à près de 15,000, ce qui était malgré tout très peu par rapport aux colonies anglaises. Une nation canadienne se définissait. La proportion des natifs  du pays dépassait de plus en plus celle des migrants de France.  Mais au premier recensement nominatif de la colonie, effectué en 1666, la population de Ville-Marie était de seulement 624 habitants, mais Vivien n’y figurait pas. Il était donc encore membre du Régiment Carignan-Salières.
 
 Vivien participait à la prospérité de Ville-Marie, d’abord comme soldat du régiment, et probablement comme constructeur de la défense de la ville. Il y a peut-être exercer son métier de cordonnier. Il est aussi très probable qu’il fut coureur des bois. Le commerce des fourrures connut une ère d’expansion de 1663 à 1690. L’agriculture n’était alors qu’une activité de subsistance. Il faudra attendre le XVIIIè siècle pour qu’elle se développe.
 
 À SUIVRE
 
 
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L'ancêtre Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur

Publié le par Michel Ladouceur

 

Chronique de Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur : 1638 


 


   Vivien est né la même année que Louis XIV soit en 1638. Il fut baptisé à  l’église romane du village de St-Hilaire le dimanche 21 novembre 1638.  St-Hilaire,  appelé sous la Révolution « L’Égalité »,  est devenu en 1962 St-Hilaire de Villefranche, dans le territoire de l’évêché de Saintes,  en Poitou-Charentes. 

Vivien  était le fils du laboureur Jean Magdeleine et d’Élisabeth Parisis. Sa mère, Élisabeth,  née vers 1607 à Saintes,  décéda le 29 juin 1679 à St-Hilaire. Elle était fille d’un dénommé Parisis, Paris ou Parrisise. Les grands parents de Vivier étaient Guillaume LaMagdelaine et  Marie Grenier , tous deux nés à  Saintes, en Saintonge.

"Et j'ai vu défiler ainsi que dans un songe
Les yeux à demi-clos pour voir avec le coeur
Ce pays merveilleux qu'on nomme la Saintonge
Gâté par la nature et combien séducteur
"
Evariste Poitevin, dit Goulebenéze  

 

La région est le Pays Vals de Saintonge qui a vu naître entre autres Aliénor d'Aquitaine, François Ier, Richelieu, Rabelais et Vauban.  Dès le Moyen-Age, de nombreux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle cheminaient à travers le pays, d’Aulnay à Saint-Genis-de-Saintonge. C’est une terre de passage où se retrouvent de nombreuses églises romanes du XIè et XIIè siècles qui ont accueilli les pèlerins.  Le patrimoine roman est omniprésent :  églises, aqueducs, arches, amphithéâtre, etc. Dans certains coins du pays, on retrouve aussi des maisons à colombage.

 

 

 

 

SOURCE :  www.cadeaux.com/v2/services-villes-villages


 

 

 

Vivien fut probablement initié en bas âge au métier de paysan, se construisant de saison en saison un corps et une stature solide d’homme fort. Il fit l’apprentissage de la débrouillardise que développait à l’époque la paysannerie avec le  peu de ressources qu’elle disposait dans une France où les iniquités étaient grandes entre d’une part le haut clergé et la noblesse et d’autre part le bas clergé et le peuple. Il s’initia  aussi au métier de cordonnier, ce qui lui sera fort utile plus tard, dans l’armée et en Nouvelle-France.  Pour s’en sortir et améliorer son sort, il se fit très jeune soldat. Il s’engagea dans le régiment de Carignan qui avait  été levé en 1642 par Thomas-François de Savoie, prince de Carignan.  Selon la coutume qui voulait que l’on donne un surnom selon l’apparence, le métier, l’origine ou le caractère,  l’armée lui donna le surnom de Ladouceur, qu’il assuma durant tout son engagement un peu comme quand on entrait en religion. Il y endossa l’uniforme puisque  le régiment de Carignan fut l'un des premiers dans l'armée française à imposer l’uniforme.  Vivien portait l'épée et était armé du mousquet.

 

 

Il s’agissait d’une  tenue brune doublée de gris, couleur visible lorsque les manches étaient retroussées. Des rubans chamois et noir ornaient le chapeau et l'épaule droite.

À suivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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