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JULES VERNE et le Québec !

Publié le par Michel Ladouceur

http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/index.shtml

 

JULES VERNE

 

 SAVIEZ-VOUS QUE 

 

  

 

Jules Verne, dont on souligne cette année le centenaire de sa mort, a écrit un roman consacré aux Patriotes de 1837-1838. Jules Verne y fait preuve d’une excellence connaissance des faits historiques et des données géographiques. Il démontre une très bonne compréhension des événements et des problématiques en cause.

 Le héros de son roman, Jean Sans-Nom  est un  jeune patriote engagé dans la lutte afin de libérer le Bas-Canada de l'occupation britannique. Il ressemble justement à  

 

   

 

Marc Ladouceur, 27 ans, de St-Eustache, arrêté pour acte de rébellion et incarcéré le 17 décembre 1837. Détenu pour examen  le 29 janvier 1838, il fut  libéré le 19 février 1838.

 

 François Ladouceur, cultivateur de St-Eustache, âgé de 18 ans,  arrêté pour acte de rébellion et incarcéré le 17 décembre 1837 pour être ensuite libéré le 19 décembre 1837. (1)

  

 

On peut lire ou télécharger le texte intégral du roman sur le site des Patriotes de 1837-1838. (2)

 

Michel Ladouceur, 16 novembre 2005

 

1 :           Registre de la prison de Montréal, Archives judiciaires du district de Montréal, Archives nationales du Québec

 2 :           http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/index.shtml

 

 

 

Publié dans LECTURES

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1638 : Vivien

Publié le par Michel Ladouceur

 

 

 

 

 

1638                    Vivien  Lamagdeleine dit Ladouceur                 1708 

Vivien (Vivier) Lamagdeleine dit Ladouceur1,2 est né3,4 le dimanche  21 novembre 1638 à St-Hilaire, diocèse de Saintes, en Saintonge, Poitou-Charentes. Il y fut baptisé5,6 le même jour. Il était le  fils du laboureur Jean Magdelaine et d'Élisabeth Parrise,  Vivien est arrivé au pays  le11 19 août 1665 après un voyage de 98 jours. Il était soldat du Régiment de Carignan-Salières. Il a habité Ville-Marie et Lachine.

 

 

 

Il a contracté mariage devant le notaire Basset le dimanche 20 novembre 1672 avec Marie Godin, née à Montréal le jeudi 19 avril 1657, fille de Pierre Godin et de Jeanne Rousselière. Il l'épouse  le lundi 21 novembre 1672 à la paroisse Notre-Dame de Montréal. Marie-Jeanne est née29,30 le 19 avril 1657 à Montréal, et a été baptisée31,32 le même jour à la paroisse Notre-Dame de Montréal. Elle est décédée33,34 le 26 octobre 1687 à Lachine et a été enterrée35,36 le lendemain 27 octobre 1687 à Lachine.

 Vivien est décédé7 le 15 octobre 1708 et a été enterré8,9,10 le 16 octobre 1708 à la paroisse des Saints-Anges de Lachine.

  

 

 

Vivien et Marie eurent huit enfants durant une période de quatorze ans, soit de 1673 à 1687 : six garçons et deux filles dont quelques-uns moururent en bas âge.

  

 

Joseph Lamagdeleine dit Ladouceur, l’aîné, a vu le jour le 26 octobre 1673. Le même jour, on procédait au baptême de Joseph en présence du père et de la mère. Étaient aussi présents Joseph Denys, habitant et Marguerite Maclain, épouse de Nicolas Boyer, habitant, absent. Gilles Perot était le prêtre officiant.

 

  

 

Joseph Denys dit Le Vallon était comme Vivien soldat de la compagnie de Contrecoeur du Régiment de Carignan-Salières, arrivé le 17 août 1665.

 

 

 

 

 

 

Gilles Perot, ou Perrault, est un prêtre sulpicien arrivé au pays en juillet 1665 à l'âge de 34 ans. Il était originaire de la région de Chartres en Beauce. Il fut inhumé à Montréal le 17 juillet1780.

 

  

 

Joseph se maria avec Catherine Girardy le dimanche  15 novembre 1699 à la paroisse des Saints-Anges de Lachine. Selon le PRDH, les personnes suivantes étaient présentes à leur  mariage : Vivien Lamagdeleine, alors âgé de  61 ans et présenté comme laboureur, Étienne Magdeleine, frère de Joseph, Hubert Ranger Laviolette, beau-frère de Joseph, Guillaume Daoust, un voisin,  et René Rivau. Les parents de Catherine, Léonard Girardy et Charlotte Jolivet, ainsi que Marie Godin, étaient tous trois décédés.

Joseph est décédé le 10 janvier 1750.        

            

  

 

 

 Mathurin Lamagdeleine dit Ladouceur est né38,39 le 8 mars 1676 à Montréal, et a été baptisé le même jour. les parents de Mathurin, Vivien et Marie, étaient présents à son baptême. Le prêtre Gilles Perot a aussi inscrit comme présents : Mathurin Gaudry, habitant, Marguerite Gervaise, épouse de Jean-Baptiste Gadois, armurier, absent.

Mathurin est décédé40,41 le 17 mars 1676 à Lachine et a été enterré42 le 20 mai 1676 à Montréal. Le prêtre Étienne Guyotte était présent à l'enterrement  mais non les parents. L'acte de sépulture fut enregistré à la fois à Lachine et à Montréal.

 

  

 

Étienne Lamagdeleine dit Ladouceur est né le 21 avril 1677 et est décédé le 16 février 1754.

 

 

 

 

Léonard Lamagdeleine dit Ladouceur est né43 le 26 février 1680 à Lachine et a été baptisé44 le 29 juillet 1680. Selon le PRDH, les personnes suivantes étaient présentes au baptême de Léonard : Vivien Magdeleine et Marie Godin, Léonard Laguniêre, Marie-Anne Hardy épouse de Pierre Malet, absent. L'officiant était l'abbé Jean Fremont.

 

  

 

Pierre Malet ou Mallet , fils de Jean Mallet et Guillemette Ruellan était de St-Coulomb, près de St-Malo, évêché de Dol en Bretagne.  Il s'est marié à Montréal le 23 octobre 1662 avec Marie-Anne Hardy fille de René Hardy, marchand et orfèvre, et de Renée Noget. Elle était originaire de La Trinité, à Angers, Anjou, dans le Maine-et-Loire. Ils eurent six enfants.

 

 

 

Jean Fremont était prêtre sulpicien arrivé en juillet 1666. Il était originaire de Rouen en Normandie. Il est décédé à Montréal le 18 juin 1694 à l'âge de 70 ans.

 

  

 

Jean-Baptiste Lamagdeleine dit Ladouceur est né le 24 août 1681. Le lendemain, lundi, Vivien et Marie procédaient  au baptême de leur fils. Étaient aussi présents, selon le PRDH, Jean-Baptiste Genneseau, cuisinier de Frontenac, Marie-Marthe Thibeaudeau, épouse de Jean Boursier, absent. Pierre Remy, prêtre sulpicien, futur  curé de Lachine, était le prêtre officiant.

 

  

 

Le sulpicien Pierre Rémy  est arrivé au pays en 1672 et fut ordonné prêtre au mois de mai 1676.  Il était sulpicien à Paris depuis  14 juillet 1666. Il fut curé de Montréal et de Lachine. Pierre Rémy était le fils de Michel Rémy conseiller du roi, payeur de la gendarmerie de France, et d'Élisabeth Le Moyne, de St-Sauveur à Paris. Il décéda à l'âge de 90 ans, le 24 février 1726, et fut enterré le lendemain à Montréal.

  

 

 

Jean Boursier dit Lavigne, fils de Pierre Boursier et de Marie Mouchet, était originaire de St-Seurin-d'Uzet près de Mortagne-sur-Gironde, dans la région de Saintes, en Saintonge, Charente-Maritime. Il fut marié à Marie-Marthe Thibodeau le 9 avril 1673 à Montréal. Marie-Marthe était fille de Mathurin Thibodeau et de Catherine Avrard. Les iroquois auraient tué les deux époux ainsi que Marie-Élisabeth lors des  attaques du mois d'août 1669. Une autre de leurs filles, Jeanne-Catherine épousait en 1703 Étienne Magdelaine, fils de Vivien.

Jean-Baptiste épousa Élisabeth Millet le lundi 12 novembre 1714 à la paroisse Notre-Dame de Montréal.  Il avait la veille établi un contrat de mariage devant le notaire Michel Lepailleur de LaFerté à Montréal :

" Contrat de mariage entre Jean Magdelaine dit Ladouceur, fils de Vivien Magdelaine et de Marie godin, de la paroisse de Lachine; et Élisabeth Millet, fille de Jacques Millet et de Isabelle Hubert. "

Il est décédé le 11 mai 1731.

 

 

 

 

  

Marie Lamagdeleine dit Ladouceur est née45 le 11 décembre 1683 à Lachine, et a été baptisée46 le 15 décembre 1683 à Lachine. Le parrain était Guillaume D'aoust et   Marie Magdeleine Edmont agissait à titre de marraine. Tous deux étaient présents au baptême avec les parents.  Marie-Madelaine Edmont était l’épouse de Nicolas Dupuis, absent. L'officiant était le curé Pierre Rémy.

 

  

 

Nicolas Dupuis (Dupuy) dit Montauban, veuf d'Étiennette de Lion, a marié Marie-Madeleine Émond (Edmont), fille de René Émond et de Marie Lafaye, le 15 novembre 1681 à Québec. Nicolas était originaire de St-Martin de Montmorency, dans la région de Paris. De Québec, il passa par le Cap-de-la-Madeleine en 1664 et par Trois-Rivières en 1666 et 1667, puis abouti à Montréal et Lachine où il devint « engagé ouest » le 29 avril 1692. Le couple eu quatre enfants de 1684 à 1693. Cependant, Marie-Madelaine eu un enfant dit naturel, de père inconnu, " pendant le voyage de son mari à Michillimakinac ", Marie-Catherine baptisée le 16 février 1688 à Lachine. Elle y mourut quelques mois plus tard, le 18 avril 1688, et y fut enterré le 22.  

 

  

 

Nicolas Lamagdeleine dit Ladouceur est né le 19 février 1686. Il fut baptisé le même jour en présence des parents  le curé Pierre Rémy, Nicolas Dupuy et Françoise Goupille. Selon le PRDH, Nicolas Magdellene, résidant de Ste-Anne, se maria avec Marguerite Delalande, résidente de Pointe-Claire, en présence du Grand vicaire Debelmont. Le prêtre officiant était l'abbé Breul. Les parents sont inscrits au registre mais ne sont pas notés comme présents. Ce sont Vivien Magdellene, Marie Godin, Léonard Delalande et Gabrielle Baune. Jacques Chale, Antoine Perin, huissier royal, et Baptiste Charlebois assistaient aussi à la cérémonie. Debelmont avait accordé la dispense de deux bans.

 

 

 

François Vachon de Belmont était le fils d'Ennemond, seigneur de Belmont et Crapanoz, en France, et conseiller au parlement de Grenoble. Sa mère était Honorade Prunier. Il est né le 3 avril 1645 à St-Hugues-et-St-Jean de l'évêché de Grenoble dans le Dauphiné, Isère. Il fut sulpicien dès le 18 octobre 1672 et ordonné prêtre le 14 septembre 1681. Il était arrivé au pays en septembre 1680. Il fut supérieur du Séminaire de Montréal de 1701 à 1732.

 

 

  

Barbe Lamagdeleine dit Ladouceur est née47 en avril 1687 et a été baptisée48 le 22 octobre 1687 à Lachine. Elle est décédée49,50 le même jour. Les parents de Barbe étaient présents à son baptême mais non à l'enterrement qui a suivi deux jours plus tard, à Lachine. Au baptême était aussi présents Jean Nepveu, Barbe Beauvais et le curé Pierre Rémy. À l'enterrement le curé était assisté des nommés Cuillierier et Paré. Le curé a inscrit au registre " morte de mort naturelle ".

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BIOGRAPHIES

Publié le par Michel Ladouceur

Édition du Club Québec Loisirs           Éditions Québec Amérique

Micheline Lachance

L’histoire romancée ou biographie romancée, quel bon moyen de découvrir notre histoire ! Je vous recommande les écrits de Micheline Lachance, présidente d’honneur du Salon du livre de Montréal 2005. Mme Lachance nous présente avec beaucoup de respect des personnages qui ont écrit l’histoire du Bas Canada et du Québec et nous amène à redécouvrir plusieurs événements de ces époques. La valeur de ses romans réside dans la documentation de base qu’elle a consultée. Ses personnages sont très près de la réalité historique. Mais l'auteure dépasse les faits politiques. Elle nous dépeint admirablement la vie quotidienne et les émotions de ses personnages.
À lire avec beaucoup de plaisir le portrait de deux femmes : Julie Papineau, épouse de Louis-Joseph Papineau et Marie-Hortense Cartier, épouse de Georges Étienne Cartier.

Michel Ladouceur

Lachance, Micheline : Le Roman de Julie Papineau, Éditions Québec Amérique, Montréal, 1998
Lachance, Micheline : Lady Cartier, Éditions Québec Amérique, Montréal, 2004

Publié dans LECTURES

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Les générations : ascendance de Paul Ladouceur

Publié le par Michel Ladouceur

 

 ASCENDANCE  PATERNELLE  DE   PAUL   LADOUCEUR


VIVIEN LAMAGDELEINE DIT LADOUCEUR           MARIE GODIN

ÉTIENNE LAMAGDELEINE DIT LADOUCEUR                JEANNE BOURSIER

GEORGES LAMAGDELEINE DIT LADOUCEUR                ANGÉLIQUE RANGER

AUGUSTIN LADOUCEUR DIT LAMAGDELEINE           MARIE-LOUISE BOILEAU

BASILE LADOUCEUR          JOSEPHTE BAULNE

ONÉZIME LADOUCEUR          PHILOMÈNE BRUNET

ONÉSIME LADOUCEUR          ALICE DEROME

PAUL LADOUCEUR          GABRIELLE BROCHU

  

  

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Esclavage au Québec !

Publié le par Michel Ladouceur

Esclavage !

De l'esclavage en Nouvelle-France ? au Québec ? éh oui !

Marcel Trudel avait déjà publié en 1960 un ouvrage intitulé L'esclavage au Canada français  aux Presses universitaires de Laval, Québec, 1960. Il récédive ici en 2004 avec un ouvrage complet qui fait le tour de cette question et qui devient un outil de référence incontournable pour les chercheurs et toute personne intéressée à l'histoire du Québec. Il s'agit d'un livre d'environ 400 pages comprenant un index, et accompagné d'un CDROM, le fameux Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires.  où sont répertoriés tous les esclaves et leurs propriétaires de 1632 à 1820.

Le livre 

 

Trudel, Marcel :  Deux siècles d’esclavage au Québec, Éditions Hurtubise HMH ltée, Montréal, 2004

Le CDROM 

Trudel, Marcel : Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires, CDROM, Éditions Hurtubise HMH ltée, Montréal, 2004

Le CDROM est inclus dans le livre.

Michel Ladouceur, septembre 2005.

 

 

 

Publié dans LECTURES

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ESCLAVAGE EN NOUVELLE-FRANCE

Publié le par Michel Ladouceur


ESCLAVAGE EN NOUVELLE-FRANCE


Pendant près de deux siècles, soit de 1632 à 1820, il y eut au Québec des esclaves. Certes l’esclavage ne fut pas présent ici sur une grande échelle, comparativement aux colonies anglaises où il constituait un facteur important du développement de ces colonies.

« Dans les colonies à sucre ou à tabac, l’esclavage a été un impératif de l’économie, mais au Canada français on ne trouve aucun secteur de la vie économique qui rende nécessaire la présence d’une main d’œuvre esclave… » (1)

On recense 4185 esclaves, en majorité des amérindiens, répartis sur deux siècles.

 

 2683   amérindiens     64,1 % 
 1443   noirs    34,5 %
     59  amérindiens ou noirs    01,4 % 
 4185     100,0 %

 


L’esclavage existait chez les nations amérindiennes avant l’arrivée des européens, au point que dans de nombreuses langues un seul mot était employé pour désigner le prisonnier et l’esclave. Ils étaient surtout originaires de peuples vivants sur les rives du Missouri et de la rivière Kansas. Et un de ces peuples, les Panis, fut très exploité. On croit que les deux tiers des esclaves amérindiens étaient des Panis, ce qui fit que le nom lui-même devint synonyme d’esclave.

Il n’y eu pas au Québec d’arrivées massives de noirs africains et il n’y eu pas de bateaux ‘’ négriers ‘’ dédiés au transport transatlantique des noirs comme dans les colonies anglaises. Les noirs constituaient plutôt un butin de guerre ou étaient des fugitifs. Leur nombre augmenta sous le régime anglais après la conquête et avec l’immigration des loyalistes.

L’esclave amérindien fut rapidement présenté comme un cadeau de bienvenue aux diverses autorités françaises : découvreurs, explorateurs, gouverneurs, commandants militaires, etc. Louis XIV autorisa en 1689 les français de la colonie et les canadiens à posséder des esclaves noirs mais les guerres empêchèrent la mise sur pied d’une organisation d’importation. En 1709, l’intendant Raudot déclarait que les Noirs et les Panis appartenaient à titre d’esclaves à ceux qui les avaient achetés ou qui les achèteraient. Dès lors, l’institution de l’esclavage est reconnue, elle est légale.

Mais l’esclave était un bien de luxe. N’étant pas nécessaire à la vie économique du pays, il fut surtout utilisé à des taches domestiques auprès de l’élite administrative, militaire et religieuse. Des commerçants et des communautés religieuses l’employaient comme aide à tout faire. Il était considéré comme un bien meuble enregistré de la même façon que les animaux. Il était acquis sous forme de cadeau, ou en héritage ou encore par achat. Il y eut un marché public à Montréal et il y eut des ventes à l’enchère. De 1767 à 1798, on peut compter 137 annonces dans diverses gazettes du pays.



Marcel Trudel dans son Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires (2) a compté 1574 différents propriétaires. Des 1535 dûment identifiés, 85,5 % étaient des francophones et 14,5 % étaient des anglophones. La très grande majorité des esclaves appartenaient donc aux francophones. On ne retrouve aucun grand propriétaire, en comparaison avec les colonies anglaises. Mais quand même quelques gouverneurs, quelques commerçants et quelques officiers, au nombre de 30 seulement, ont eu entre 10 et 27 esclaves. Les deux propriétaires qui en possèdaient plus sont les Jésuites, soit 46, et le Séminaire de Québec, soit 31.

.Durant les deux siècles d’esclavage, les esclaves se retrouvaient surtout en ville, soit 60,6 % des 4185 esclaves recensés.

 

 Villes  Amérindiens  Noirs  Total
 Trois-Rivières

     35

    07

    42

 Québec

   400 

  570 

  970 

 Montréal

 1007

  518 

1525 

 Total

 1442 

1095 

2537 

 



Il est intéressant de noter que la région où on constate un grand nombre d’esclaves en dehors de ces trois villes est la région à l’ouest des rapides de Lachine. On peut penser que les esclaves étaient utilisés par de nombreux marchands et ‘’ voyageurs ‘’ (3) mais peut-être aussi par des ‘’ cajeux ‘’(4).

 

 

 Localités   Amérindiens  Noirs  Total

Lachine

 90

31 

121 

Pointe-Claire

 18

02 

20 

Sainte-Anne-du-Bout-de-l’île

 18

 03

21 

Île Perrot

 02

 

 02

 Vaudreuil

 05

07 

12 

 Rigaud

 

08 

 08

 Les Cèdres

 17

04 

21 

 Total

 150

 55

 205

 



Il n’est donc pas étonnant que Jean-Baptiste Magdeleine de Lachine, l’un des fils de Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur, fut propriétaire d’une « négresse » et de son enfant à la fin du XVIIIème siècle.

Michel Ladouceur
Laval, Québec
17 sept. 2005



NOTE :Toute l’information présentée ici est issue des deux outils de référence incontournables de Marcel Trudel.


1 : Trudel, Marcel : Deux siècles d’esclavage au Québec, Éditions Hurtubise HMH ltée, Montréal, 2004

2 : Trudel, Marcel : Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires, CDROM, Éditions Hurtubise HMH ltée, Montréal, 2004

3 : voyageur = entrepreneur contractant avec des marchands pour la traite des fourrures

4 : cajeux = convoyeur de troncs d'arbres flottant sur les rivières pour les conduire aux scieries ( les cages étant les radeaux formés par les troncs d'arbres ).

 

 

 

Affiche du film " Les mains noires " relatant l'incendie de Montréal en 1734.
Affiche du film " Les mains noires " relatant l'incendie de Montréal en 1734.

Affiche du film " Les mains noires " relatant l'incendie de Montréal en 1734.

Publié dans HISTOIRES

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Kamouraska !

Publié le par Michel Ladouceur

Pierre tombale au cimetière de Kamouraska qui se lit comme suit :

« Célestin Leclerc décédé le 26 janvier 1914, agé de 84 ans, et son épouse Philomène Hudon décédée le 21 février 1908 à l'âge de 68 ans,et leur fille Maria agée de 12 ans. »

Célestin et Philomène étaient l'oncle et la tante de Malvina Leclerc dit Francoeur, elle-même grand-mère de Gabrielle, Monique, Raymond et Michelle.

Photo de Benoit Ladouceur

M.L.

Publié dans DÉCOUVERTES

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Les personnages Thibault : Charles Édouard Thibault

Publié le par Michel Ladouceur

 
FIN TRAGIQUE DU CAPITAINE
Charles Édouard Thibault
 
Les journaux de l’époque dont Le Soleil et L’Événement de Québec ainsi que La Patrie de Montréal rapportèrent sous ce titre  le décès du capitaine Charles Édouard Thibault.
  
 Le Soleil et L’Événement  annoncaient  en première page, lundi, le 27 mai 1929 le décès accidentel du capitaine. Le Soleil  titrait : « Un deuil au régiment de Lévis », et décrivait sur une colonne entière l’accident et les événements qui s’ensuivirent,  notamment la perte de connaissance de Joseph Alphonse Brochu au volant de sa voiture, en route vers Lévis afin d’y quérir «  un tube d’oxygène » pour son  beau-frère le capitaine. (1)  

                                   « Saint-Michel de Bellechasse a appris avec une vive émotion, hier matin, la mort tragique de l’un de ses citoyens les plus connus,  le capitaine Charles Édouard Thibault. Le capitaine Charles Édouard Thibault a été électrocuté samedi après-midi, dans le soubassement de sa demeure. L’accident est survenu vers 4 heures et demie, et le malheureux  jeune homme est mort quelques heures plus tard, sans avoir repris connaissance. C’est en voulant allumer une lumière, croit-on, qu’il reçu le terrible choc. Il était âgé de 33 ans…. ». (2)
 
 
 
L’Événement fait état des obsèques qui eurent lieu le 28 mai en l’église de Saint-Michel-de-Bellechasse. Le rédacteur énumère dans une longue liste les participants aux funérailles. Outre la famille de sang et d’alliance, on y retrouve entres autres personnalités :  le consul d’Italie Alphonse Huot, c. r., le docteur A. N. Turcotte, médecin, le lieutenant-colonel Jos. P. Ouellette, architecte, le major J. Émile Jolin, le capitaine André Roy, le pilote Auguste Sansterre, etc.
 
Michel Ladouceur, 8 octobre 2005
 
1 :            Le Soleil, lundi, le 27 mai 1929, collection personnelle
2 :            L’Événement, lundi, le 27 mai 1929, collection personnelle
3 :            La Patrie de  Montréal ,  lundi, le 27 mai 1929, collection numérique, Bibliothèque nationale du Québec
Une enquête du coroner fut effectuée à St-Michel. Le coroner était O. E. Perron. Le dossier #456 est conservé aux Archives nationales du Québec :  "Les enquêtes des coroners des districts judiciaires de Beauce (1862-1947), de Charlevoix (1862-1944), de Montmagny (1862-1952), de Québec (1765-1930) et de Saint-François (Sherbrooke) (1900-1954)

Source : http://www.anq.gouv.qc.ca/conservation/dossiers.htm

Publié dans Famille Thibault

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L'ancêtre Jean Leclerc dit Francoeur

Publié le par Michel Ladouceur

 

 Jean Leclerc dit Francoeur
1659-1709
 
Jean Leclerc dit Francoeur est né (1) à St-Nicolas de Redon, évêché de Nantes,  dans la Loire-Atlantique, à la frontière de la  Bretagne, et a été baptisé en 1659. Il était le fils de Jean Leclerc et de Perrine Merceron. Il est décédé (2) le 8 janvier 1709 à L'Islet sur Mer, dans le Bas Saint-Laurent, et a été enterré (3) le 11 janvier 1709 au cimetière de l’endroit.
 
Jeudi, le 22 novembre 1691, « étant âgé de 32 ans », Jean-Baptiste a épousé (4,5) Madeleine Langlois, âgée de 17 ans, fille de Jean Langlois dit Boisverdun, charpentier, et de Charlotte-Françoise Bélanger, à St-Pierre de l'Ile d'Orléans, près de Québec. Le registre des mariages de la Paroisse St-Pierre de l'Ile d'Orléans précise que Jean  était arrivé à l'Ile d'Orléans depuis huit mois, qu'il était soldat de la Compagnie des Cloches, capitaine dans le détachement de la Marine au Canada et de plus qu'il avait la permission de Monsieur le comte de Frontenac pour se marier (6).                 
 
Madeleine, née le 1er juin, avait  été baptisée (7,8) le 3 juin 1674 à la paroisse Sainte-Famille de l'Ile d'Orléans. Décédée le 4 septembre, elle fut enterrée (9) le 5 septembre 1741 à L'Islet sur Mer. Madeleine était la cinquième enfant d’une famille de onze.
 
Ses parents s’étaient mariés le 19 octobre 1665 à Château-Richer, au Québec. Un contrat de mariage fut enregistré le 24 août 1665 devant le notaire Aubert. Jean Langlois est décédé le 7 décembre 1688 à St-Joachim de l’Ile d’Orléans  et Charlotte-Françoise Bélanger serait décédé le 11 octobre 1707 après un second mariage contracté le 21 juin 1691 devant le notaire Genaple et officialisé à l’église de St-Pierre de l’Ile d’Orléans le 4 juillet 1691. Les grands-parents paternels de Madeleine Langlois étaient Noël Langlois et Françoise Grenier tandis que les grands-parents maternels étaient François Bélanger et Marie Guyon.  Les arrières-grands-parents paternels étaient Guillaume Langlois et Jeanne Milet. Ils étaient originaires de St-Léonard-des-Parcs de l’évêché de Sées en Normandie (10).
 
Jean était un soldat de la compagnie de Cloches de la Marine Royale. Son capitaine était Pierre-Louis de Cloches, sieur de La Renaudière. (11) Celui-ci fut garde-marine à Rochefort, près de La Rochelle, en Charente-Maritime, le 3 décembre 1676 et enseigne de vaisseau le 15 juin 1679. En 1684, il était capitaine de compagnie en Nouvelle-France et fut promu  lieutenant de vaisseau le 1er janvier 1692. Il serait décédé à l’âge de 55 ans, le 20 mars 1692, à Montréal.  Jean Leclerc était donc probablement présent en Nouvelle-France en 1684.
 
Jean et Madeleine déménagèrent dès 1693 à Port-Joli, « c’est à dire dans l’ancienne seigneurie Langlois, qui avait été concédée originairement à Noël Langlois Traversy, l’oncle de l’épouse ». Ils auraient eu une terre « entre celle s de Nicola Duran, au sud-ouest, et de Chaignan (sic, Jacques Chouinard), au nord-est » (12). Il est noté dans l’aveu du 24 juillet 1723 de la seigneurie de Port Joly, dont Pierre Aubert de Gaspé est le propriétaire, qu’un Leclerc dit Francoeur, probablement Joseph le fils aîné de Jean,  est cessionnaire à la suite de son père, d’une terre de 6 arpents de front sur 40 arpents de profondeur. Vingt huit arpents seraient labourés et quatre seraient en prairie. On y retrouvait alors une maison, une grange et un étable (13). 
 
Jean décéda en bas âge, soit à 50 ans. Madeleine lui survécut  32 ans.
 
 
Michel ladouceur
Laval, Québec
31 août 2005

Sources 
  1. Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaëtan Morin Éditeur, Boucherville, 2003.
  2. Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaëtan Morin Éditeur, Boucherville, 2003.
  3. L'abbé Cyprien Tanguay, Dictionnaire généalogique des familles canadiennes (Montréal, Eusèbe Senécal & fils, imprimeurs-éditeurs, 1871 / INTERNET), Tome 1, page 361, Archives nationales (Québec).
  4. Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaëtan Morin Éditeur, Boucherville, 2003.
5. Prévost, Robert, La famille Leclerc dit Francoeur , La Presse, Montréal, 5 septembre 1992, Bibliothèque de la Société de généalogie canadienne-française.
6. Anonyme, Dossiers de familles de la Bibliothèque de la SGCF, dossier de la famille Leclerc, Bibliothèque de la Société de généalogie canadienne-française, Montréal
7. Tanguay, L'abbé Cyprien : Dictionnaire généalogique des familles canadiennes, tome 5, page 236.
  8. Anonyme, Dossiers de familles de la Bibliothèque de la SGCF, dossier de la famille Leclerc.
  9. Tanguay, L'abbé Cyprien : Dictionnaire généalogique des familles canadiennes, Tome 1, page 361.
10. Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaëtan Morin Éditeur, Boucherville, 2003.
11   Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaëtan Morin, éditeur, Boucherville,2003.
12  Roy, Léon :  Les terres de la Grande Anse des Aulnaies et du Port Joly, Lévis,1951.
13  Mathieu, Jacques, et Laberge, Alain : L’Occupation des terres dans la vallée du Saint-Laurent, Les
aveux et dénombrements, 1723-1745, Les éditions du Septentrion, Québec, 1991.
  
 
Quartier de la digue à Saint-Nicolas de Redon

Quartier de la digue à Saint-Nicolas de Redon

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Les personnages Leclerc dit Francoeur : Malvina Leclerc dit Francoeur

Publié le par Michel Ladouceur

 Malvina Leclerc dit Francoeur   1862 - 1933
 
  

 
Malvina Leclerc dit Francoeur59,60, fille de Jean-Baptiste est née61 en janvier 1862 à Kamouraska. Elle est décédée62 le 27 juin 1933 à la Paroisse St-Coeur de Marie à Québec, et a été enterrée63,64 à Kamouraska.

Malvina a épousé66 Joseph Désiré Thibault65, fils de Edouard Thibault et de Louise Lacombe, le 21 août 1888 à la Paroisse St-Jacques de Montréal. Joseph est né en 1860 à Montmagny, Québec. Il est décédé67 le 21 octobre 1912 à Québec.
 
Ils ont eu les enfants suivants:
 
Yvonne ( Marie Anne) Thibault68 est née69 le 31 juillet 1890, et a été baptisée70,71 le 3 août 1890 à la Paroisse Ste-Anne, de Fall River, au Massachusetts. Le parrain était Edmond Désilets et la marraine était Orélie Thibault.  Yvonne est décédée72 très jeune, le 5 novembre 1903.
 
Claire (Marie Henriette) Thibault est née73,74 le 17 janvier 1893 à Fall River, au Massachusetts, et a été baptisée75 sous les prénoms de Marie, Henriette, Clara le 18 janvier 1893 à  la Paroisse Ste-Anne, de Fall River, Massachusetts. Le parrain était le Rev. Charles A. Leclerc et la marraine était  Scolastique Lilterault. Elle est décédée76 le 5 février 1957 à Québec, et a été enterrée77,78 le 27 avril 1957 à St-Michel-de-Bellechasse.
 
Charles Edouard Thibault est né en 1896, et est décédé le 25 mai 1929. (voir autre article sur ce site ).
 

                                                                       

Paule (Marie Élisabeth) Thibault est née le 27 janvier 1897 à Fall River, au Massachusetts  et a été baptisée79 le 31 janvier 1897 à la Paroisse notre-Dame de Lourdes à Fall River. Elle fut baptisée sous les prénoms de Marie Élisabeth Paule. Le parrain était Édouard Cloutier et la marraine était Aimée Chabot ( ‘’Amata Chabotte‘’ ). Le prêtre officiant était le Rév. J. Cyrille Samson. Elle est décédée le 15 avril 1978 à Montréal, et les funérailles furent célébrées à la Paroisse de la Visitation au Sault au Récollet, sur l’île de Montréal, le17 avril 1978.80 Elle ne fut pas exposée.
 
Marie Paule Thibault a fait carrière comme secrétaire à Québec et par la suite à Montréal notamment  à la fonction publique québécoise, à Radio-Canada, et au syndicat F.T.Q. avec Louis Laberge et Fernand Daoust.
 
Paule a maintenu une relation d’amitié durant toute sa vie avec Paul La Barre81, fils de Charles La Barre et Carrie Whiteford. Paul est né le 26 janvier 1894. Il est décédé le 21 mars 1974 à Montréal, et a été enterré82 le 23 mars 1974 au Cimetière de Trois-Rivières.
 
 
Gabrielle (Marie Imelda) Thibault est née 3 avril 1903  et est décédée le 21 novembre 1936.
 
Elle était la mère de Gabrielle, Monique, Raymond et Michelle.
 
 
 Michel Ladouceur
7 octobre 2005
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