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Qui fut traité de voleuse ? # 1

Publié le par Michel

Qui fut traité de voleuse ?

 

Marie Godin, l'épouse de Vivien !!

 

Il semblerait que Marie était une adolescente assez espiègle pour ne pas dire autre chose. En effet, quelques mois avant son mariage, soit le 22 août 1672, un dénommé Pierre Boutaux dit La Ramée déposait devant  « Monsieur Le Baillif de l’Isle de Montréal en la nouvelle france » une plainte dont voici un extrait :

 
« Pierre Gaudin dit Chatillon et Laurent Gaudin, son fils avec chacun  un baiston de bois Vert de la grosseur Dun manche de hache et    apparament faits espres", seraient venus a lui alors qu'il était "dans son bled Dinde proche Sa Cabane". Led Gaudin père Luy a dit, Vous donnaste hyer Un soufflet à ma fille et Vous dittes qu'elle vient prendre vre pain, cela n'est pas Vray et avait pris led complaignant au Collet et du baston qu'il tenoit qui au même Instant fut secondé par Son dit fils, Lesquels tous deux ensemble L'ont sy fort maltraitté de Coups de Bastons et par trois reprises Le conduisant Tousjours battant Jusqu'à Sa Cabane dans laquelle II se seroit enfermé pour Eviter leur furie, qu'il en est tout moulu des coups en plusieurs parties de Son corps comme il se pourra mieux Voir par le rapport du chirurgien qui la Visité et pensé cy attaché et dans la suite Seroit Venue La femme Du dit Gaudin père avec Une espée amanchée Toute en cholere Laquelle luy ayant esté osté par son fils Laurent, laquelle II passoit au travers des fentes et entredeux des pieux de Sa ditte Cabane, pour Tascher a en offenser led Complaignant, disant Tuons ce Cocquin La mon père, et nous le Jetterons a la rivièree et sa mère entendant ces parolles, dit tue le ce coquin La ce qu'estant Un guet apend et assassin prémédité." (etc..)

 
et la conclusion après divers interrogatoires et témoignages  aurait été :


"fut communiqué au procureur fiscal et par ses Mains a pairre Cinille pour y prendre telle Conclusion que Jay trouvé bon Estre faict les dit Jour et an que dessus...Il nappert aucune preuve Du Crime Imposé ausd acusez. C'e-t pourquoy, II semble que Le Crime demeure Impuny, faute de preuve...C'est pourquoy Je Requiers que lesd quatre paysans, La grande, soient ouys par la bouche, Pour ensuite prendre Telle Conclusions que nous Verrons bon estre.

 Ce XXXe aoust gbic Soixante & Douse

Basset

greffier po. labsence du

procureur fiscal

fut ledit Lagrandeur Assigné a Sertin Jour Competant Mandons & fait

ce 7bre 1672.

C. D'Ailleboust

 
Mais s’agit-il ici de Marie ou plutôt de Catherine, sa jeune sœur ?

 

Par contre, dix ans plus tard, selon une autre source, une autre plainte fut faite.  Le 27 décembre 1682, Charles de Couagne portait plainte en justice contre Marie Godin. Il l’accusait de  vol. Le 31 décembre suivant, Vivien fut écroué avec son épouse à la prison de Montréal. Le 13 janvier 1683, il fait une déposition à ce sujet et une autre le 4 février suivant. Son épouse fut par la suite convaincue de vol et condamnée.

 

Recherches à compléter...

M.L.

Source : Musée Pointe-à-Callière /  http://pacmusee.qc.ca/fr/expositions/france-nouvelle-france-naissance-dun-peuple-francais-en-amerique

Source : Musée Pointe-à-Callière / http://pacmusee.qc.ca/fr/expositions/france-nouvelle-france-naissance-dun-peuple-francais-en-amerique

Publié dans DÉCOUVERTES

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La Flotte, île de Ré, et François Thibault

Publié le par Michel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La Flotte en Ré

  marieeencostumeretaisMariée en costume rétais, XIXè siècle
portdeflotte   laflotteentreeduport
  Entrée du port de La Flotte, île de Ré
   
  laflottetransportdeshuitres   ruelaflotte
  Le  transport des huitres en1900 à La Flotte

 

Source :  www.cadeaux.comv2services-villes-villages


Michel Ladouceur, Laval, Québec, 27 février 2006  

Publié dans LIEUX DE MÉMOIRE

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 6

Publié le par Michel

  

François Thibault 

# 6

 

1721 :    les ordonnances


François Thibault  et les ordonnances de l'intendant Bégon

 

Ordonnance datée du 21 juin 1721

 Ordonnance de l'intendant Bégon entre François Thibault ( 1647-1724 ), habitant de la Rivière-du-Sud, et Jean Gagné, son voisin, au sujet d'un canal qui  égoutte leurs terres.
Ordonnance datée du 1 juin 1726 :
Ordonnance de l'intendant Bégon qui condamne François Thibault,  François Robin, Nicolas Laberge, Jean Gagnier et Dominique Argot, habitants de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, à travailler incessamment et tous ensemble à faire un second fossé au nord-est de leurs terres, le premier ruisseau fait en conséquence de l'ordonnance du 21 juin 1721 pour recevoir les eaux qui viennent de la profondeur des terres étant insuffisant. Or, en 1726 François était mort. L'ordonnance s'adressait alors probablement à sa succession.


Source : Site des Archives Canada–France, http://bd.archivescanadafrance.org

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 1er mars 2006
biron  
  biron2 Michel Bégon, sieur de LaPicardière et de Murbelin
Michel Bégon était le fils de Michel Bégon, intendant de Rochefort, sieur de LaPicardière, et de Madeleine Druillon. Né le 21 mars 1667, il était originaire de Blois dans le Loir-et-Cher. Il se maria en France quelques mois avant son départ pour la Nouvelle-France, soit le 9 janvier 1711. Son épouse était Jeanne Éllisabeth de Beauharnois. Ils eurent 7 enfants tous nés à Québec entre les années 1713 et 1723 fut intendant de la Nouvelle-France du 31 mars 1710 au 14 octobre 1726. En fait, il est arrivé au pays le 14 septembre 1712 et il retourna en France le 28 novembre 1726..

Publié dans Famille Thibault

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Au cimetière # 1 : Célestin Leclerc

Publié le par Michel

pierretombaleleclerc

 

 

 

 

 

Célestin Leclerc                                                 

 

 

 

 

Pierre tombale au cimetière de Kamouraska qui se lit comme suit :

« Célestin Leclerc décédé le 26 janvier 1914, agé de 84 ans, et son épouse Philomène Hudon décédée le 21 février 1908 à l'âge de 68 ans,et leur fille Maria agée de 12 ans. »

Célestin et Philomène étaient l'oncle et la tante de Malvina Leclerc dit Francoeur, elle-même grand-mère de Gabrielle, Monique, Raymond et Michelle.

 

Photo de Benoît Ladouceur

Publié dans LIEUX DE MÉMOIRE

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Vivien, témoin important

Publié le par Michel

           baptême

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources de vie, 1944
Rolland Boulanger
dans Albert Tessier, La Femme dans l'histoire du Canada, 1944. Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 365.7

 

 

 

 

Lundi, le 25 septembre 1702, Vivien est enregistré au registre des baptêmes à Lachine à titre d’oncle de la mère de la petite fille que l’on baptisait.

De nombreuses personnes furent alors inscrites comme suit:


01    Marie-Louise Terro ( Théroux ), née la veille, le 24  septembre 1702
02   Antoine Terro Laferte ( Antoine Théroux dit Laferté ), son père, soldat de   la compagnie de M. Subercase
03    Michelle Fortin, sa mère et nièce de Vivien
04   Subercasse ( Daniel d’Auger, sieur de Subercase ), récemment nommé gouverneur de Plaisance et de Terre-Neuve
05    Marie Fortin, sœur de Michelle et nièce de Vivien
06    Jean Chotart Xintonge ( Jean Chotard dit Saintonge ), époux de Marie-Madeleine Fortin, soldat de la compagnie de Lorimier
07    Jean-Baptiste Magdelenne, fils de Vivien
08    Marie-Louise Rainville
09   Debelmont ( François Vachon de Belmont ), supérieur du Séminaire et curé de Ville-Marie      

10     Vivien Magdelenne Ladouceur
11   Jacques Troualet Larivieredinan ( Jacques Triolet dit Larivière ), soldat de la compagnie Le Verrier
12     Pierre Leduc, époux de Catherine Fortin, nièce de Vivien
13     René Godin, parent de feue Marie Godin, épouse de Vivien

 

Selon le PDRH, le rédacteur du registre écrit que les parents de l’enfant lui ont affirmé s’être mariés au Séminaire de Ville-Marie devant Monsieur Debelmont, prêtre supérieur du Séminaire et  curé de Ville-Marie et. Selon le rédacteur, Debelmont aurait

«  fit sa réponse qu’il n’avait rien à leur dire ni à leur faire »

  en les laissant à la porte du Séminaire. Le rédacteur indique aussi que Terro déclare que «  la vérité est telle et qu’il a toujours reconnue Michelle Fortin pour sa femme et légitime épouse et a habité avec elle », et que « l’enfant était procrée de son fait et reconnue comme tel ».

Le rédacteur désirant « s’informer de la vérité » se rendit le lendemain du baptême rencontrer au Fort Cuillerier où il habite   Vivien Magdelenne, oncle de Michelle Fortin et témoin des événements. Celui-ci lui avoua que s’il était vrai que Terro s’était rendu en compagnie de sa mère le dit jour prier M. Debelmont de les marier, ce dernier les avait « chassés du Séminaire avec réprimandes ».  Le même manège s’étant produit le lendemain, « le dit Madelenne doute si ce mariage est bon et valide, ce qu’il ne croit à moins qu’ils ne soient réhabilités ».

Affirmant que pour sa part il ne doute de pas de l’invalidité de ce supposé mariage, le rédacteur conclut qu’il leur a alors « défendu d’habiter ensemble sur peine de péché mortel et de damnation éternelle ».

De fait, Antoine Théroux dit Laferté ( Terro ) se maria à Montréal, le 10 juin 1706, avec Marguerite Laforest, fille de Pierre Laforest dit Labranche et de Charlotte Godin. Et  Marie-Louise, sa fille baptisée,  aurait été inhumée à Trois-Rivières le 22 juillet 1710 à l’âge d’à peine huit ans.

 Source : Programme de recherche en démographie historique (PRDH), Département de démographie, Université de Montréal

 Michel Ladouceur, avril 2005

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Les personnages Leclerc dit Francoeur : Louis Francoeur

Publié le par Michel

copie-1-louis-francoeur.jpg

 

 

Louis Francoeur

était le cousin de Gabrielle Thibault,
mère de Gabrielle, Monique, Raymond et Michelle.

 

 

Jusqu’à son décès en 1941, Louis Francoeur anima à  la radio de Radio-Canada une émission qui fut très suivi en ce temps de guerre  "La situation, ce soir". Cet événement quotidien fit de Louis Francoeur  «  l'homme le plus écouté du pays » dixit Blaise Orlier. (1)


Louis Francoeur  avait décidé que quelqu’un devait répondre à la propagande pro-nazi ou du moins collaborationniste diffusée par ondes courtes au Québec. En effet, le  gouvernement Vichy tentait alors de soutenir l’opposition des canadiens français à la conscription.  En 1940 et  au début  de 1941, Louis Francoeur a donc commenté la situation de la guerre mondiale du point de vue des alliés. Son émission radiophonique quotidienne était, semble-t-il, si populaire que le contenu de plusieurs fut  imprimé sous forme de  brochures bimensuelles. Et après sa mort, la CBC a créé son propre outil de propagande destiné à soutenir le moral des français par la mise en ondes «  Le  Canada parle à  la France ». (2)

 Sur le site web des Archives de Radio-Canada, on peut écouter l’émission "La situation, ce soir", d’une durée de 14 minutes diffusée le 13 mars 1941, où Louis Francoeur  se prononçait sur la situation économique du pays.

http://archives.radio-canada.ca/IDCC-0-17-373-2064/politique_economie/petrole_alberta/



 
Michel Ladouceur, Juin 2005
                             

1 : Orlier, Blaise ( Pelletier, Albert ) : Louis Francoeur, journaliste, Éditions du Droit, Ottawa, 1941.

2 : Horizon Canada (English edition), CDROM de De Marque, Inc., Janvier 2001, pN.PAG, 1p.Item 5617863

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Les personnages Leclerc dit Francoeur : L’abbé Bruno Olivier Leclerc

Publié le par Michel

L’abbé Bruno Olivier Leclerc

brunoolivierlclerc


 L’Abbé Bruno Olivier Leclerc est né le 30 octobre 1862 à Kamouraska. Il était le fils de Célestin Leclerc dit Francoeur, cultivateur et de Philomène Hudon-Beaulieu. Bruno Olivier était le cousin de Malvina Leclerc dit Francoeur puisque leurs pères respectifs étaient  deux frères, fils de Célestin Leclerc dit Francoeur et de Marie-Sophie Levesque : Jean-Baptiste marié à Henriette Lebel et Célestin marié à Philomène Hudon-Beaulieu.

Bruno Olivier Leclerc fit ses études à Ste-Anne de la Pocatière et à Québec. Il fut ordonné prêtre le 1er mars 1890 par le cardinal Elzéar Alexandre Taschereau (1820-1898).

Il fut curé de la paroisse St-Théophile en Beauce de 1899 à 1905.

Il était le frère de l’abbé Jean-Baptiste Leclerc, né le 26 mars 1875 et ordonné prêtre par Mgr Michel-Thomas Labrecque, le 15 mai 1904.

Michel Ladouceur,
Laval, Québec, 9 sept. 05
Source :Allaire, J.B.A. : Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, Éditions du Fleuve, Montréal, 1910

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Les engagés pour l'Ouest

Publié le par Michel

 

 

 

Engagé pour l'Ouest

Joseph Ladouceur fut un engagé pour l'Ouest. Le 10 juin 1745, le gouverneur  Charles de Beauharnois, sieur de Villechauve et marquis de Beauharnois (1671-1749), donnait un permis aux Sieurs Pierre Desrivières et Charles de Couagne de partir de Montréal avec trois canots équipés de six hommes chacun pour se rendre au poste de Nipigon. Il leur défendait  de faire la  traite ou le commerce ailleurs qu'au dit poste. Les  engagés des trois canots  étaient entre autres :

Joseph Ladouceur,

Etienne Parisien et Charles Parisien,

Nicolas Robillard du haut de l'île,

Gabriel Allard de St-François,

François Robert de Laprairie.

Joseph Ladouceur  était probablement Joseph Georges Onésime Lamagdeleine né le 2 août  1721 et fils d’Étienne et Jean-Catherine Boursier. Il avait  24 ans en juin 1745.

Source :  Allard-Rousseau, Anaïs : François Allard (1637-1726),  Mémoires de la SGCF, Vol.25 #1, 1974

 


 


Engagé et guide pour l'Ouest

Jean-Baptiste Ladouceur fut un voyageur guide pour l'Ouest. Le 18 juin 1750, un permis du gouverneur Jacques de Taffanel, marquis de La Jonquière (1680-1753) fut octroyé à Louis de LaCorne, sieur de Chapt et de Saint Luc, lieutenant d'infanterie et fermier du poste de Nipigon. Ce dernier fut autorisé de quitter  Montréal pour se rendre au poste de Nipigon. L’expédition était sous la conduite de Jean-Baptiste Ladouceur.  Elle comprenait deux canots équipés de six hommes chacun :

 
Jean-Baptiste Ladouceur, alors âgé de 41 ans, et son frère Pierre âgé de 32 ans,

Joseph Trottier du Bout de l'Ile,

Gabriel Allard et Joseph Giguère de Saint-François,

Antoine et Joseph Latraverse,de Sorel,

Pierre Gagnier et Jean-Baptiste Lafleur de Laprairie,

Joseph Picot de l'Assomption,

Jean-Baptiste Grigon de Montréal,

François Quintal de Boucherville.

Les 2 frères Lamagdeleine dit Ladouceur étaient les fils de Joseph et Catherine Girardin et les petits fils de Vivien.

 Source :  Allard-Rousseau, Anaïs : François Allard (1637-1726),  Mémoires de la SGCF, Vol.25 #1, 1974

 

 


 

 

Engageur pour l'Ouest

 
Jean-Baptiste Magdeleine dit Ladouceur, fils de Vivien, fut engageur pour l’Ouest  au moins durant la période (1) du 2 octobre 1715 au 26 mai 1720.  En effet,  dans un acte du notaire Jacques David, du 26 mai 1720, il y est noté :  

"Bastien Brisson, voyageur du fort Rolland, s'engage à Jean Magdeleine

dît Ladouceur, pour faire le voyage dans les pays d'en haut, y

monter un canot de marchandises et en descendre chargé de pelleteries au

mois d'août de l'an prochain". (2)

 

Sébastien Brisson dit Laroche était originaire de St-Seurin de l’archevêché de Bordeaux. Il devint marchand à Montréal. 
Jacques David, originaire de Notre-Dame de la Platée de l’évêché de Castres dans le Languedoc, était notaire royal depuis le 8 mai 1719.

Sources :  

1 :    Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin  Éditeur, Boucherville, 2003. 

2 :    Godbout, Archange : Sébastien Brisson, Mémoires de la SGCF, Vol.10 #1-2, jan-avril1959, page 70

 


La nouvelle France en 1745

La nouvelle France en 1745

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Les propriétés agricoles des Lamagdeleine et des Ladouceur

Publié le par Michel Ladouceur

Les propriétés agricoles
des Lamagdeleine et des Ladouceur


1672
Le samedi 20    février 1672, à 33 ans, Vivien prenait  possession d’un
e terre de quarante arpents en superficie au Sault Saint-Louis, concédée par les Seigneurs de l’île, les Sulpiciens (1). Il s’agissait d’une censive étroite, mais très profonde, débutant sur la rive du fleuve St-Laurent en face des rapides dit du Sault St-Louis, ainsi nommé par Champlain parce qu’un de ses compagnons y périt noyé.  Ce territoire connut au fil du temps plusieurs appellations : Côte-des-Argoulets, Côte-du-Sault-Saint-Louis, Pointe-Saint-Louis, Fief ou Côte-de-Verdun et Côte-de-la-Rivière-Saint-Pierre. Le recensement de 1681 fait état de cette propriété et note que   Vivien possédait un fusil, deux bêtes à cornes et six arpents de terre en valeur.

Les labours d'Horatio Walker (1858-1938) Musée du Québec

1685
Vivien a peut-être (2) été propriétaire d’une terre à l’endroit désigné aujourd’hui Baie d’Urfé. Ce lot faisait face à une petite chapelle en bois érigé par François Saturnin Lascaris d’Urfé, prêtre sulpicien arrivé au pays à l’automne 1668. Celui-ci était originaire de Baugé en Forez. Il y retourna en 1687 et il  y mourut le 30 juin 1701. Il était le fils du marquis d’Urfé et de Baugé, Charles Emmanuel Lascaris et de Marguerite d’Allègre.  Le voisin immédiat de Vivien, Jean de Lalonde dit l’Espérance, lui acheta cette terre en 1687.

1698
En 1698, Vivien achetait des Sulpiciens une autre terre de 60 arpents au prix de 400 livres. Il revendait cette terre du Sault Saint-Louis à François Gantier de Rané pour la somme de 830 livres, le 2 mars 1705 (3).

1716
De 1716 à 1722, Jean-Baptiste, fils de Vivien, fut propriétaire d’une terre de 3 arpents sur 20 à Lachine (4). Auparavant, vers 1670, un fort avait été érigé sur cette terre par François Le Noir dit Rolland. Le Fort Rolland avait été bâti pour protéger le comptoir de commerce des fourrures.
1731
Le document « Aveu et dénombrement de Montréal en 1731 des Messieurs de St-Sulpice » (5) recense trois fils de Vivien à titre de propriétaire de terres au bout de l’île et à la Pointe Claire.

L’aîné, Joseph Lamagdeleine dit Ladouceur, né en 1673 à Montréal et décédé en 1750 à Pointe-Claire, réside en 1731 sur une terre de 120 arpents de superficie au bout de île.

Son frère Étienne, alors âgé de 54 ans, possède une terre dont la superficie est le double de celle de son frère soit 240 arpents. Étienne  était né en 1677 au Sault Saint-Louis et décédé en 1754 à Ste-Anne du Bout de l’île.

Et Jean-Baptiste, né en 1681 à Lachine, est maintenant en 1731 propriétaire d’une terre en la paroisse St-Joachin à la Pointe Claire.


« Que dans l’Etendüe de la cinquième paroisse nommée sainte  Anne scituée sur le bord du au lieu appelé le bout de l’isle en commençant au Nord’est joignant Pierre Pilon dernier habitant de la paroisse de la Pointe claire en remontant au sud’ouest sont les habitants qui suivent scavoir

Joseph Ladouceur joigant le dit Pilon  qui possede deux arpens de terre de front sur soixante arpens de profondeur, chargés de trois livres et trois minots de bled de cens et de rentes, lequel a maison, grange, Etable, trente arpens de terre labourable et six arpens de prairie. »
   
    « Qu’audessus est Estienne  Ladouceur  qui possede quatre arpens de terre de front sur la dite profondeur,* chargés de six  livres et six minots de bled de cens et de rentes, lequel a maison, grange, Etable,quarente arpens de terre labourable et quatre arpens de prairie. »
* soixante arpens

« Que dans l’Etendüe de la quatrième paroisse nommée saint Joachim scituée sur le bord du fleuve au lieu appelé la Pointe claire en commençant au Nord’est a la ligne des representants le S. Dorval et remontant au sud’ouest sont les habitants cy apres scavoir

Qu’audessus est Jean Ladouceur qui possède trois arpents de terre de front sur la dite profondeur,* chargés de quarente cinq sols et deux minots et un quart de minot de bled de cens et rentes, lequel a maison, grange, Etable, et trente trois arpens de terre Labourable. »
    *trente arpens

1762
Jean Baptiste Magdeleine dit Ladouceur, fils de Joseph, l’aîné de Vivien,  et marié à Dorothée Brisebois, possédait un lot à Ville-Marie (6) que probablement il cultivait sans y résider. Durant son occupation du 3 février 1762 au 12 juillet 1765, il n’y eu aucun bâtiment  sur ce lot mais Jean-Baptiste est reconnu pour y faire de la culture.

1763
En 1763, Joseph Georges, fils d’Étienne et petit-fils de Vivien, enregistrait devant le notaire L.J. Soupras à Montréal un échange de terres (7) au bout de île. Le contrat daté du 26 mars 1763 était intitulé :

            «  Échange de terres situées en la censive de la seigneurie de Montréal entre Joseph Magdeleine dit Ladouceur et Angélique Ranger dit Laviolette, son épouse, de la paroisse Ste-Anne au haut de l’île de Montréal;et Louis Ranger dit Laviolette de la paroisse Ste-Anne au haut de île de Montréal, leur frère et beau-frère. »


carte des terres
Les propriétés agricoles des Lamagdeleine et des Ladouceur
Carte modifiée le 7 décembre 2008. Tous droits réservés. M.L.

1785

À la fin du XVIIIè siècle, Augustin et ses frères Louis et Étienne, fils de Georges, se sont installés à l’Ile Bizard pour y cultiver la terre (8). Marié à Marie-Louise Boileau, Augustin eut 15 enfants dont 10 survécurent à l’enfance. Basile, Étienne et Joseph s’établirent sur l’île comme agriculteurs. D’autres traversèrent le lac des Deux Montagnes et entreprirent de défricher de nouvelles terres.
Les frères d’Augustin eurent eux aussi plusieurs enfants: Étienne eut 7 enfants et Louis 14. Un seul  garçon d’Étienne, Eustache, et un seul de Louis, Joseph,  s’établirent dans l’île. Ce dernier eut 2 garçons, Eustache et Joseph qui perpétuèrent le métier d’agriculteurs sur l’île.


Michel Ladouceur
Août 2006
Dossier à compléter 
Sources :
1 :    Trudel, Marcel : Le Terrier du Saint-Laurent en 1674, Édition du Méridien, Montréal, 1998.
2 :    Bélisle, Michel : Ste Anne de Bellevue, 1703-2003, Paroisse Ste Anne de Bellevue, 2003.
« peut-être » ?   Michel Bélisle identifie Claude la Magdeleine dit Ladouceur comme propriétaire de ce lot. Or je ne retrace pas actuellement un dénommé Claude comme fils de Vivien qui s’était  marié en 1672 et dont l’aîné avait en 1685 12 ans.
3 :    Langlois, Michel : Carignan-Salières 1665-1668, Édition La Maison des Ancêtres, Drummondville, 2004
4 :    Girouard, Désiré : Les anciens forts de Lachine et Cavelier de La Salle, Société historique de Montréal, Montréal 1891
5 :  Roy, Antoine : L’Ile de Montréal en 1731. Aveu et dénombrement de Montréal en 1731 des Messieurs de St-Sulpice. Montréal, 1943.   
    Mathieu, Jacques et Laberge, Alain : L’occupation des terres dans la vallée du Saint-Laurent, Les aveux et dénombrements, 1723-1745
6 :    Groupe de recherche sur Montréal : Adhémar, propriété bâti et population à Montréal, 1642-1805,   Centre canadien d’architecture www.cca.qc.ca/adhemar
7 :    Parchemin, Banque de données notariales, 1626-1784, Bibliothèque de la Société généalogique canadienne française
8 :    Labastrou, Éliane : Histoire de l’Ile Bizard, Corporation de la municipalité de l’Ile Bizard, Ile Bizard, 1976
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Les générations Brochu # 3

Publié le par Michel

Les générations Brochu dans l'ascendance de Gabrielle Brochu # 3

 


maisonsstmicheldebellechasse

 

 

St-Michel de Bellechasse

Source : Association des plus beaux villages du Québec

 

1869-1953

Joseph George Adélard Brochu est né le 28 octobre 1869 à St-Michel-de-Bellechasse. Il y fut  baptisé le 29 octobre 1869. Il y est décédé le 25 juillet 1953.  Le 27 juillet 1953, un service funèbre fut célébré à l’église de St-Michel. Et l’enterrement se fit au cimetière adjacent au presbytère. Auparavant, le 25 septembre 1894, Joseph avait  épousé Marie Rose Bélanger, née le 24 octobre 1872, dans cette même paroisse de St-Michel-de-Bellechasse. Marie Rose Bélanger est.décédée en 1935. Elle fut enterrée auprès d’Adélard le 25 novembre 1935.
Le couple Adélard et Marie Rose eut 7 enfants.
Joseph Alphonse Brochu est né le 19 mai 1897.
Alphonsine Brochu, née le 26 décembre 1898, se mariait le 18 juin 1928 à St-Michel de Bellechasse avec Ludger Bouchard. Joséphine est né le 27 février 1900. Les autres enfants sont Blanche, Émile, Ernest et Cécile.

La famille fut inscrite au recensement de 1901. Adélard y est présenté comme un forgeron à son compte gagnant 400 $ par année. Il y est noté aussi que lui et son épouse savait lire et écrire. Trois enfants furent alors inscrits soit Joseph, l’aîné alors âgé de 3 ans et 11 mois, et ses deux premières sœurs.

Le recenseur et rédacteur  était un dénommé Jules Gagnon, âgé de 23 ans. Il sera plus tard le père de Rose-Aimée Gagnon que Joseph Alphonse, l’aîné,  maria en seconde noce. Jules Gagnon épousa Alvina Pouliot, née le 12 septembre 1875, et devint marchand général à St-Michel.

Source : Recensement 1901, Bellechasse, St-Michel, i-2, p.9, ligne 15 #67 ; relevé par Jules Gagnon le 10 avril 1901

 

 

1897-1966

 

 

  jabrochu3-
 
Joseph Alphonse Brochu est né le 19 mai 1897 à St-Michel-de-Bellechasse. Il fut baptisé le 20 mai 1897 en cette paroisse.  Il est décédé le 14 octobre 1966 à Québec, et a été enterré le 17 octobre 1966 au Cimetière Belmont de Québec.

Joseph a épousé Gabrielle Marie Imelda Thibault, fille de Joseph Désiré Thibault et de Malvina Leclerc dit Francoeur, le 3 juillet 1922 à la Paroisse St-Coeur-de-Marie de Québec. Gabrielle avait alors 19 ans. Elle était  née le  3 avril 1903 à Fall River au Massachusetts. Elle a été baptisée le  5 avril 1903 à la Paroisse Ste-Anne de Fall River. Elle est décédée le 21 novembre 1936, à Québec, et a été enterrée le 23 novembre 1936 au  Cimetière Belmont de Québec.

La famille résidait au 8 rue D'Artigny à Québec.

Michel Ladouceur, 1 avril 2006

(1) Louis Brochu,  17-04-1817 : Inventaire après décès par le notaire Augustin Larue, conservé au Centre d'Archives de Québec, CN302,s22.

Sources : Lebel, Gérard : Jean Brochu, Revue Ste-Anne de Beaupré, juin 1984, pages 279 à 281

Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730.  Gaétan Morin, éditeur, Montréal 2003. 

  Artigny.JPG

Le 8 rue D'Artigny,

propriété de

Malvina Leclerc dit Francoeur, veuve.

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