Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vivien, témoin important

Publié le par Michel

           baptême

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources de vie, 1944
Rolland Boulanger
dans Albert Tessier, La Femme dans l'histoire du Canada, 1944. Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 365.7

 

 

 

 

Lundi, le 25 septembre 1702, Vivien est enregistré au registre des baptêmes à Lachine à titre d’oncle de la mère de la petite fille que l’on baptisait.

De nombreuses personnes furent alors inscrites comme suit:


01    Marie-Louise Terro ( Théroux ), née la veille, le 24  septembre 1702
02   Antoine Terro Laferte ( Antoine Théroux dit Laferté ), son père, soldat de   la compagnie de M. Subercase
03    Michelle Fortin, sa mère et nièce de Vivien
04   Subercasse ( Daniel d’Auger, sieur de Subercase ), récemment nommé gouverneur de Plaisance et de Terre-Neuve
05    Marie Fortin, sœur de Michelle et nièce de Vivien
06    Jean Chotart Xintonge ( Jean Chotard dit Saintonge ), époux de Marie-Madeleine Fortin, soldat de la compagnie de Lorimier
07    Jean-Baptiste Magdelenne, fils de Vivien
08    Marie-Louise Rainville
09   Debelmont ( François Vachon de Belmont ), supérieur du Séminaire et curé de Ville-Marie      

10     Vivien Magdelenne Ladouceur
11   Jacques Troualet Larivieredinan ( Jacques Triolet dit Larivière ), soldat de la compagnie Le Verrier
12     Pierre Leduc, époux de Catherine Fortin, nièce de Vivien
13     René Godin, parent de feue Marie Godin, épouse de Vivien

 

Selon le PDRH, le rédacteur du registre écrit que les parents de l’enfant lui ont affirmé s’être mariés au Séminaire de Ville-Marie devant Monsieur Debelmont, prêtre supérieur du Séminaire et  curé de Ville-Marie et. Selon le rédacteur, Debelmont aurait

«  fit sa réponse qu’il n’avait rien à leur dire ni à leur faire »

  en les laissant à la porte du Séminaire. Le rédacteur indique aussi que Terro déclare que «  la vérité est telle et qu’il a toujours reconnue Michelle Fortin pour sa femme et légitime épouse et a habité avec elle », et que « l’enfant était procrée de son fait et reconnue comme tel ».

Le rédacteur désirant « s’informer de la vérité » se rendit le lendemain du baptême rencontrer au Fort Cuillerier où il habite   Vivien Magdelenne, oncle de Michelle Fortin et témoin des événements. Celui-ci lui avoua que s’il était vrai que Terro s’était rendu en compagnie de sa mère le dit jour prier M. Debelmont de les marier, ce dernier les avait « chassés du Séminaire avec réprimandes ».  Le même manège s’étant produit le lendemain, « le dit Madelenne doute si ce mariage est bon et valide, ce qu’il ne croit à moins qu’ils ne soient réhabilités ».

Affirmant que pour sa part il ne doute de pas de l’invalidité de ce supposé mariage, le rédacteur conclut qu’il leur a alors « défendu d’habiter ensemble sur peine de péché mortel et de damnation éternelle ».

De fait, Antoine Théroux dit Laferté ( Terro ) se maria à Montréal, le 10 juin 1706, avec Marguerite Laforest, fille de Pierre Laforest dit Labranche et de Charlotte Godin. Et  Marie-Louise, sa fille baptisée,  aurait été inhumée à Trois-Rivières le 22 juillet 1710 à l’âge d’à peine huit ans.

 Source : Programme de recherche en démographie historique (PRDH), Département de démographie, Université de Montréal

 Michel Ladouceur, avril 2005

Partager cet article
Repost0

Les personnages Leclerc dit Francoeur : Louis Francoeur

Publié le par Michel

copie-1-louis-francoeur.jpg

 

 

Louis Francoeur

était le cousin de Gabrielle Thibault,
mère de Gabrielle, Monique, Raymond et Michelle.

 

 

Jusqu’à son décès en 1941, Louis Francoeur anima à  la radio de Radio-Canada une émission qui fut très suivi en ce temps de guerre  "La situation, ce soir". Cet événement quotidien fit de Louis Francoeur  «  l'homme le plus écouté du pays » dixit Blaise Orlier. (1)


Louis Francoeur  avait décidé que quelqu’un devait répondre à la propagande pro-nazi ou du moins collaborationniste diffusée par ondes courtes au Québec. En effet, le  gouvernement Vichy tentait alors de soutenir l’opposition des canadiens français à la conscription.  En 1940 et  au début  de 1941, Louis Francoeur a donc commenté la situation de la guerre mondiale du point de vue des alliés. Son émission radiophonique quotidienne était, semble-t-il, si populaire que le contenu de plusieurs fut  imprimé sous forme de  brochures bimensuelles. Et après sa mort, la CBC a créé son propre outil de propagande destiné à soutenir le moral des français par la mise en ondes «  Le  Canada parle à  la France ». (2)

 Sur le site web des Archives de Radio-Canada, on peut écouter l’émission "La situation, ce soir", d’une durée de 14 minutes diffusée le 13 mars 1941, où Louis Francoeur  se prononçait sur la situation économique du pays.

http://archives.radio-canada.ca/IDCC-0-17-373-2064/politique_economie/petrole_alberta/



 
Michel Ladouceur, Juin 2005
                             

1 : Orlier, Blaise ( Pelletier, Albert ) : Louis Francoeur, journaliste, Éditions du Droit, Ottawa, 1941.

2 : Horizon Canada (English edition), CDROM de De Marque, Inc., Janvier 2001, pN.PAG, 1p.Item 5617863

Partager cet article
Repost0

Les personnages Leclerc dit Francoeur : L’abbé Bruno Olivier Leclerc

Publié le par Michel

L’abbé Bruno Olivier Leclerc

brunoolivierlclerc


 L’Abbé Bruno Olivier Leclerc est né le 30 octobre 1862 à Kamouraska. Il était le fils de Célestin Leclerc dit Francoeur, cultivateur et de Philomène Hudon-Beaulieu. Bruno Olivier était le cousin de Malvina Leclerc dit Francoeur puisque leurs pères respectifs étaient  deux frères, fils de Célestin Leclerc dit Francoeur et de Marie-Sophie Levesque : Jean-Baptiste marié à Henriette Lebel et Célestin marié à Philomène Hudon-Beaulieu.

Bruno Olivier Leclerc fit ses études à Ste-Anne de la Pocatière et à Québec. Il fut ordonné prêtre le 1er mars 1890 par le cardinal Elzéar Alexandre Taschereau (1820-1898).

Il fut curé de la paroisse St-Théophile en Beauce de 1899 à 1905.

Il était le frère de l’abbé Jean-Baptiste Leclerc, né le 26 mars 1875 et ordonné prêtre par Mgr Michel-Thomas Labrecque, le 15 mai 1904.

Michel Ladouceur,
Laval, Québec, 9 sept. 05
Source :Allaire, J.B.A. : Dictionnaire biographique du clergé canadien-français, Éditions du Fleuve, Montréal, 1910

Partager cet article
Repost0

Les engagés pour l'Ouest

Publié le par Michel

 

 

 

Engagé pour l'Ouest

Joseph Ladouceur fut un engagé pour l'Ouest. Le 10 juin 1745, le gouverneur  Charles de Beauharnois, sieur de Villechauve et marquis de Beauharnois (1671-1749), donnait un permis aux Sieurs Pierre Desrivières et Charles de Couagne de partir de Montréal avec trois canots équipés de six hommes chacun pour se rendre au poste de Nipigon. Il leur défendait  de faire la  traite ou le commerce ailleurs qu'au dit poste. Les  engagés des trois canots  étaient entre autres :

Joseph Ladouceur,

Etienne Parisien et Charles Parisien,

Nicolas Robillard du haut de l'île,

Gabriel Allard de St-François,

François Robert de Laprairie.

Joseph Ladouceur  était probablement Joseph Georges Onésime Lamagdeleine né le 2 août  1721 et fils d’Étienne et Jean-Catherine Boursier. Il avait  24 ans en juin 1745.

Source :  Allard-Rousseau, Anaïs : François Allard (1637-1726),  Mémoires de la SGCF, Vol.25 #1, 1974

 


 


Engagé et guide pour l'Ouest

Jean-Baptiste Ladouceur fut un voyageur guide pour l'Ouest. Le 18 juin 1750, un permis du gouverneur Jacques de Taffanel, marquis de La Jonquière (1680-1753) fut octroyé à Louis de LaCorne, sieur de Chapt et de Saint Luc, lieutenant d'infanterie et fermier du poste de Nipigon. Ce dernier fut autorisé de quitter  Montréal pour se rendre au poste de Nipigon. L’expédition était sous la conduite de Jean-Baptiste Ladouceur.  Elle comprenait deux canots équipés de six hommes chacun :

 
Jean-Baptiste Ladouceur, alors âgé de 41 ans, et son frère Pierre âgé de 32 ans,

Joseph Trottier du Bout de l'Ile,

Gabriel Allard et Joseph Giguère de Saint-François,

Antoine et Joseph Latraverse,de Sorel,

Pierre Gagnier et Jean-Baptiste Lafleur de Laprairie,

Joseph Picot de l'Assomption,

Jean-Baptiste Grigon de Montréal,

François Quintal de Boucherville.

Les 2 frères Lamagdeleine dit Ladouceur étaient les fils de Joseph et Catherine Girardin et les petits fils de Vivien.

 Source :  Allard-Rousseau, Anaïs : François Allard (1637-1726),  Mémoires de la SGCF, Vol.25 #1, 1974

 

 


 

 

Engageur pour l'Ouest

 
Jean-Baptiste Magdeleine dit Ladouceur, fils de Vivien, fut engageur pour l’Ouest  au moins durant la période (1) du 2 octobre 1715 au 26 mai 1720.  En effet,  dans un acte du notaire Jacques David, du 26 mai 1720, il y est noté :  

"Bastien Brisson, voyageur du fort Rolland, s'engage à Jean Magdeleine

dît Ladouceur, pour faire le voyage dans les pays d'en haut, y

monter un canot de marchandises et en descendre chargé de pelleteries au

mois d'août de l'an prochain". (2)

 

Sébastien Brisson dit Laroche était originaire de St-Seurin de l’archevêché de Bordeaux. Il devint marchand à Montréal. 
Jacques David, originaire de Notre-Dame de la Platée de l’évêché de Castres dans le Languedoc, était notaire royal depuis le 8 mai 1719.

Sources :  

1 :    Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin  Éditeur, Boucherville, 2003. 

2 :    Godbout, Archange : Sébastien Brisson, Mémoires de la SGCF, Vol.10 #1-2, jan-avril1959, page 70

 


La nouvelle France en 1745

La nouvelle France en 1745

Partager cet article
Repost0

Les propriétés agricoles des Lamagdeleine et des Ladouceur

Publié le par Michel Ladouceur

Les propriétés agricoles
des Lamagdeleine et des Ladouceur


1672
Le samedi 20    février 1672, à 33 ans, Vivien prenait  possession d’un
e terre de quarante arpents en superficie au Sault Saint-Louis, concédée par les Seigneurs de l’île, les Sulpiciens (1). Il s’agissait d’une censive étroite, mais très profonde, débutant sur la rive du fleuve St-Laurent en face des rapides dit du Sault St-Louis, ainsi nommé par Champlain parce qu’un de ses compagnons y périt noyé.  Ce territoire connut au fil du temps plusieurs appellations : Côte-des-Argoulets, Côte-du-Sault-Saint-Louis, Pointe-Saint-Louis, Fief ou Côte-de-Verdun et Côte-de-la-Rivière-Saint-Pierre. Le recensement de 1681 fait état de cette propriété et note que   Vivien possédait un fusil, deux bêtes à cornes et six arpents de terre en valeur.

Les labours d'Horatio Walker (1858-1938) Musée du Québec

1685
Vivien a peut-être (2) été propriétaire d’une terre à l’endroit désigné aujourd’hui Baie d’Urfé. Ce lot faisait face à une petite chapelle en bois érigé par François Saturnin Lascaris d’Urfé, prêtre sulpicien arrivé au pays à l’automne 1668. Celui-ci était originaire de Baugé en Forez. Il y retourna en 1687 et il  y mourut le 30 juin 1701. Il était le fils du marquis d’Urfé et de Baugé, Charles Emmanuel Lascaris et de Marguerite d’Allègre.  Le voisin immédiat de Vivien, Jean de Lalonde dit l’Espérance, lui acheta cette terre en 1687.

1698
En 1698, Vivien achetait des Sulpiciens une autre terre de 60 arpents au prix de 400 livres. Il revendait cette terre du Sault Saint-Louis à François Gantier de Rané pour la somme de 830 livres, le 2 mars 1705 (3).

1716
De 1716 à 1722, Jean-Baptiste, fils de Vivien, fut propriétaire d’une terre de 3 arpents sur 20 à Lachine (4). Auparavant, vers 1670, un fort avait été érigé sur cette terre par François Le Noir dit Rolland. Le Fort Rolland avait été bâti pour protéger le comptoir de commerce des fourrures.
1731
Le document « Aveu et dénombrement de Montréal en 1731 des Messieurs de St-Sulpice » (5) recense trois fils de Vivien à titre de propriétaire de terres au bout de l’île et à la Pointe Claire.

L’aîné, Joseph Lamagdeleine dit Ladouceur, né en 1673 à Montréal et décédé en 1750 à Pointe-Claire, réside en 1731 sur une terre de 120 arpents de superficie au bout de île.

Son frère Étienne, alors âgé de 54 ans, possède une terre dont la superficie est le double de celle de son frère soit 240 arpents. Étienne  était né en 1677 au Sault Saint-Louis et décédé en 1754 à Ste-Anne du Bout de l’île.

Et Jean-Baptiste, né en 1681 à Lachine, est maintenant en 1731 propriétaire d’une terre en la paroisse St-Joachin à la Pointe Claire.


« Que dans l’Etendüe de la cinquième paroisse nommée sainte  Anne scituée sur le bord du au lieu appelé le bout de l’isle en commençant au Nord’est joignant Pierre Pilon dernier habitant de la paroisse de la Pointe claire en remontant au sud’ouest sont les habitants qui suivent scavoir

Joseph Ladouceur joigant le dit Pilon  qui possede deux arpens de terre de front sur soixante arpens de profondeur, chargés de trois livres et trois minots de bled de cens et de rentes, lequel a maison, grange, Etable, trente arpens de terre labourable et six arpens de prairie. »
   
    « Qu’audessus est Estienne  Ladouceur  qui possede quatre arpens de terre de front sur la dite profondeur,* chargés de six  livres et six minots de bled de cens et de rentes, lequel a maison, grange, Etable,quarente arpens de terre labourable et quatre arpens de prairie. »
* soixante arpens

« Que dans l’Etendüe de la quatrième paroisse nommée saint Joachim scituée sur le bord du fleuve au lieu appelé la Pointe claire en commençant au Nord’est a la ligne des representants le S. Dorval et remontant au sud’ouest sont les habitants cy apres scavoir

Qu’audessus est Jean Ladouceur qui possède trois arpents de terre de front sur la dite profondeur,* chargés de quarente cinq sols et deux minots et un quart de minot de bled de cens et rentes, lequel a maison, grange, Etable, et trente trois arpens de terre Labourable. »
    *trente arpens

1762
Jean Baptiste Magdeleine dit Ladouceur, fils de Joseph, l’aîné de Vivien,  et marié à Dorothée Brisebois, possédait un lot à Ville-Marie (6) que probablement il cultivait sans y résider. Durant son occupation du 3 février 1762 au 12 juillet 1765, il n’y eu aucun bâtiment  sur ce lot mais Jean-Baptiste est reconnu pour y faire de la culture.

1763
En 1763, Joseph Georges, fils d’Étienne et petit-fils de Vivien, enregistrait devant le notaire L.J. Soupras à Montréal un échange de terres (7) au bout de île. Le contrat daté du 26 mars 1763 était intitulé :

            «  Échange de terres situées en la censive de la seigneurie de Montréal entre Joseph Magdeleine dit Ladouceur et Angélique Ranger dit Laviolette, son épouse, de la paroisse Ste-Anne au haut de l’île de Montréal;et Louis Ranger dit Laviolette de la paroisse Ste-Anne au haut de île de Montréal, leur frère et beau-frère. »


carte des terres
Les propriétés agricoles des Lamagdeleine et des Ladouceur
Carte modifiée le 7 décembre 2008. Tous droits réservés. M.L.

1785

À la fin du XVIIIè siècle, Augustin et ses frères Louis et Étienne, fils de Georges, se sont installés à l’Ile Bizard pour y cultiver la terre (8). Marié à Marie-Louise Boileau, Augustin eut 15 enfants dont 10 survécurent à l’enfance. Basile, Étienne et Joseph s’établirent sur l’île comme agriculteurs. D’autres traversèrent le lac des Deux Montagnes et entreprirent de défricher de nouvelles terres.
Les frères d’Augustin eurent eux aussi plusieurs enfants: Étienne eut 7 enfants et Louis 14. Un seul  garçon d’Étienne, Eustache, et un seul de Louis, Joseph,  s’établirent dans l’île. Ce dernier eut 2 garçons, Eustache et Joseph qui perpétuèrent le métier d’agriculteurs sur l’île.


Michel Ladouceur
Août 2006
Dossier à compléter 
Sources :
1 :    Trudel, Marcel : Le Terrier du Saint-Laurent en 1674, Édition du Méridien, Montréal, 1998.
2 :    Bélisle, Michel : Ste Anne de Bellevue, 1703-2003, Paroisse Ste Anne de Bellevue, 2003.
« peut-être » ?   Michel Bélisle identifie Claude la Magdeleine dit Ladouceur comme propriétaire de ce lot. Or je ne retrace pas actuellement un dénommé Claude comme fils de Vivien qui s’était  marié en 1672 et dont l’aîné avait en 1685 12 ans.
3 :    Langlois, Michel : Carignan-Salières 1665-1668, Édition La Maison des Ancêtres, Drummondville, 2004
4 :    Girouard, Désiré : Les anciens forts de Lachine et Cavelier de La Salle, Société historique de Montréal, Montréal 1891
5 :  Roy, Antoine : L’Ile de Montréal en 1731. Aveu et dénombrement de Montréal en 1731 des Messieurs de St-Sulpice. Montréal, 1943.   
    Mathieu, Jacques et Laberge, Alain : L’occupation des terres dans la vallée du Saint-Laurent, Les aveux et dénombrements, 1723-1745
6 :    Groupe de recherche sur Montréal : Adhémar, propriété bâti et population à Montréal, 1642-1805,   Centre canadien d’architecture www.cca.qc.ca/adhemar
7 :    Parchemin, Banque de données notariales, 1626-1784, Bibliothèque de la Société généalogique canadienne française
8 :    Labastrou, Éliane : Histoire de l’Ile Bizard, Corporation de la municipalité de l’Ile Bizard, Ile Bizard, 1976
Partager cet article
Repost0

Les générations Brochu # 3

Publié le par Michel

Les générations Brochu dans l'ascendance de Gabrielle Brochu # 3

 


maisonsstmicheldebellechasse

 

 

St-Michel de Bellechasse

Source : Association des plus beaux villages du Québec

 

1869-1953

Joseph George Adélard Brochu est né le 28 octobre 1869 à St-Michel-de-Bellechasse. Il y fut  baptisé le 29 octobre 1869. Il y est décédé le 25 juillet 1953.  Le 27 juillet 1953, un service funèbre fut célébré à l’église de St-Michel. Et l’enterrement se fit au cimetière adjacent au presbytère. Auparavant, le 25 septembre 1894, Joseph avait  épousé Marie Rose Bélanger, née le 24 octobre 1872, dans cette même paroisse de St-Michel-de-Bellechasse. Marie Rose Bélanger est.décédée en 1935. Elle fut enterrée auprès d’Adélard le 25 novembre 1935.
Le couple Adélard et Marie Rose eut 7 enfants.
Joseph Alphonse Brochu est né le 19 mai 1897.
Alphonsine Brochu, née le 26 décembre 1898, se mariait le 18 juin 1928 à St-Michel de Bellechasse avec Ludger Bouchard. Joséphine est né le 27 février 1900. Les autres enfants sont Blanche, Émile, Ernest et Cécile.

La famille fut inscrite au recensement de 1901. Adélard y est présenté comme un forgeron à son compte gagnant 400 $ par année. Il y est noté aussi que lui et son épouse savait lire et écrire. Trois enfants furent alors inscrits soit Joseph, l’aîné alors âgé de 3 ans et 11 mois, et ses deux premières sœurs.

Le recenseur et rédacteur  était un dénommé Jules Gagnon, âgé de 23 ans. Il sera plus tard le père de Rose-Aimée Gagnon que Joseph Alphonse, l’aîné,  maria en seconde noce. Jules Gagnon épousa Alvina Pouliot, née le 12 septembre 1875, et devint marchand général à St-Michel.

Source : Recensement 1901, Bellechasse, St-Michel, i-2, p.9, ligne 15 #67 ; relevé par Jules Gagnon le 10 avril 1901

 

 

1897-1966

 

 

  jabrochu3-
 
Joseph Alphonse Brochu est né le 19 mai 1897 à St-Michel-de-Bellechasse. Il fut baptisé le 20 mai 1897 en cette paroisse.  Il est décédé le 14 octobre 1966 à Québec, et a été enterré le 17 octobre 1966 au Cimetière Belmont de Québec.

Joseph a épousé Gabrielle Marie Imelda Thibault, fille de Joseph Désiré Thibault et de Malvina Leclerc dit Francoeur, le 3 juillet 1922 à la Paroisse St-Coeur-de-Marie de Québec. Gabrielle avait alors 19 ans. Elle était  née le  3 avril 1903 à Fall River au Massachusetts. Elle a été baptisée le  5 avril 1903 à la Paroisse Ste-Anne de Fall River. Elle est décédée le 21 novembre 1936, à Québec, et a été enterrée le 23 novembre 1936 au  Cimetière Belmont de Québec.

La famille résidait au 8 rue D'Artigny à Québec.

Michel Ladouceur, 1 avril 2006

(1) Louis Brochu,  17-04-1817 : Inventaire après décès par le notaire Augustin Larue, conservé au Centre d'Archives de Québec, CN302,s22.

Sources : Lebel, Gérard : Jean Brochu, Revue Ste-Anne de Beaupré, juin 1984, pages 279 à 281

Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730.  Gaétan Morin, éditeur, Montréal 2003. 

  Artigny.JPG

Le 8 rue D'Artigny,

propriété de

Malvina Leclerc dit Francoeur, veuve.

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

Les générations Brochu # 2

Publié le par Michel

Les générations Brochu dans l'ascendance de Gabrielle Brochu # 2

 

1700-1783

Jean-Baptiste Brochu a été baptisé le 2 septembre 1700 à Saint-Jean de l’Ile d'Orléans. Le 25 février 1724, il mariait Dorothée Allaire, née en 1704, et  fille de Charles Allaire et Marie Bidet. Le même jour, il avait passé son contrat devant le notaire Jean Étienne Dubreuil.  Jean s'établit à St-Vallier de Bellechasse.

L'aveu et dénombrement de la moitié du fief de la Durantaye daté du 17 mars 1725 fait état que Jean Brochu possédait en concession une terre de 160 arpents (4 X 40) dont 15 étaient labourés.

 Dorothée décéda en 1739 : elle fut enterrée le 14 décembre 1739 à St-Vallier-de-Bellechasse. Jean-Baptiste et Dorothée eurent plusieurs enfants.

 Dorothée fut baptisée le 9 avril 1725 à St-Vallier.
 
Agathe fut baptisée le 13 septembre 1726. . Elle se maria le 21 février 1745 à Michel Garand.

 Jean-Baptiste fut baptisé le 22 août 1728. En 1756, il maria Agathe Roy.
 
Pierre Philippe fut baptisé le 1er mai 1730. Il se maria le 30 juillet 1753 avec Geneviève Roy.

 Joseph fut baptisé le 28 avril 1732.
 
Gervais-Protais fut baptisé le 19 juin 1734. Il fut enterré à St-Vallier le 18 décembre 1758.
 
Marguerite fut baptisée le 29 jullet 1736.

 Alexis Louis fut baptisé le 17 juillet 1739.

 

 

  La seigneurie de La Durantaye

  La seigneurie de La Durantaye était gérée par les Hospitalières de l'Hôpital Général de Québec. Celles-ci appelèrent l'endroit "Saint-Vallier" en signe de gratitude envers Mgr de Saint-Vallier qui , alors qu'il était archevêque de Québec, les  avait aidé à acqquérir la seigneurie.  Marie-Josephte Corriveau (1733-1763) habitait Saint-Vallier.

 

 

1739-17xx

Louis Alexis Brochu est né en 1739, et a été baptisé le 17 juillet 1739 à St-Vallier-de-Bellechasse. Il a épousé  Marguerite Roy le 5 février 1759 en cette même paroisse.
Ils auraient eu au moins 2 enfants, Louis et Pierre Alexis, ce dernier né le 7 décembre 1759  à St-Vallier-de- Bellechasse.

17xx-1817

Louis Brochu a épousé Geneviève Leclerc le 3 octobre 1785 à St-Vallier-de-Bellechasse. Il est décédé en 1817. Un inventaire après décès fut effectué par le notaire Augustin Larue le 17 avril 1817. (1)

Le couple aurait eu 6 enfants : Jacques, François Xavier, Françoise, Geneviève, Marguerite et Pierre.


1795-1868

Jacques Brochu est né le 8 mai 1798 à St-Michel-de-Bellechasse. Il est y décédé le 13 avril 1868  et y fut été enterré le 15 avril 1868. Jacques avait épousé Geneviève Goupil le 2 février 1830 à la même paroisse. Geneviève Goupil,  baptisée  le 14 août 1808 à St-Michel-de-Bellechasse, y fut  enterrée le 26 avril 1886. 
Ce couple eut 4 enfants : Joseph, Adéline, Herménégilde et Sara.

 

 

1844-1928
 
Joseph Brochu est né le 20 mai 1844 et  a été enterré le 20 décembre 1928 à St-Michel-de-Bellechasse. En cette paroisse, Joseph avait  épousé Emilie Faucher  le 30 juin 1868. Émilie était alors âgée de près de 20 ans puisqu’elle était née le 15 juillet 1848. Le couple aurait eu 5 enfants.

 Joseph Adélard est né le 28 octobre 1869 et fut baptisé le lendemain.
Adèle est née le 30 octobre 1871.
Rose Anna, née au mois d’août 1873l, est décédée en 1891. Elle fut enterrée au cimetière de St-Michel le 9 décembre 1891.
Achille est né le 28 décembre 1879. Il s’est marié le 20 août 1900 à St-Michel avec Aurélie Corriveau.
Joséphine est née le 20 mai 1888. 
Au recensement de 1901, Joseph Brochu vivait à St-Michel de Bellechasse avec son  épouse Émilie, ses filles Adèle âgée de 29 ans et Joséphine âgée de12 ans,  ainsi qu'avec son fils Achille marié à Aurélie Corriveau née le 15 mai 1880. Achille y est présenté comme le chef de famille qui héberge les autres. Il est dit d’Achille qu’il est un cultivateur à son compte, sachant lire et écrire tout comme son épouse. Le recenseur  Maximilien Marceau, âgé de 59 ans, enregistra cette famille le 6 avril 1901.

 

Vers les années 1860, un moulin à carder la laine, appelé " Moulin Brochu " était opéré  sur les bords du  ruisseau d’Ardoise à St-Georges de Beauce.  Source : Photo ANQ / Société historique Sartigan  / www.saint-georges.ca

Vers les années 1860, un moulin à carder la laine, appelé " Moulin Brochu " était opéré sur les bords du ruisseau d’Ardoise à St-Georges de Beauce. Source : Photo ANQ / Société historique Sartigan / www.saint-georges.ca

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

Les générations Brochu # 1

Publié le par Michel

 

Les générations Brochu dans l'ascendance paternelle de Gabrielle Brochu

 

1640-1705

Jean Brochu est né le 27 décembre 1640 et a été baptisé le même jour à la  Paroisse Saint-Jean, Montaigu, évêché de Luçon, en Vendée. Il était le fils de Louis Brochu, marchand, enterré le 21 avril 1683 à la même paroisse,  et de Louise Guichet.


Jean a épousé Nicole Saulnier le 28 octobre 1669 à la Paroisse Sainte-Famille de l’Ile d'Orléans. Nicole était une Fille du roi arrivé au pays en 1669. Elle était originaire de la Paroisse St-Christophe en Ile de France où elle fut baptisée en 1651. Pierre Saulnier était son père tandis que sa mère se nommait Jeanne Chevillard. Nicole Saulnier décéda le 2 novembre 1714 à l’âge de 63 ans. Elle fut  enterrée le lendemain à Saint-Jean de l’Ile d'Orléans. Jean était déjà  décédé depuis le 27 février 1705. Jean et Nicole eurent 4 enfants.


Jean est né le 6 septembre 1672 et fut baptisé le même jour par l’abbé Duplain de Ste-Famille. Son parrain était Pierre Filleteau et sa marraine Marie Françoise Desfossés, épouse de Jacques Bidet.


Marie est née le 13 juillet 1675 et fut baptisée le 14 à la Paroisse Ste-Famille de l’Ile d’Orléans. Elle se maria le 6 février 1692 avec Jean Tanguay dit LaNavette, originaire de la Bretagne, à Saint-Jean de l’Ile d'Orléans après avoir contracté un contrat de mariage devant le notaire Étienne Jacob le 24 janvier. Le couple eu 11 enfants.  Une plaque commémorative est installée en façade de l'église de Saint-Vallier de-Bellechasse.


Anne est née le 26 mars 1678 et fut baptisée le 28 mars. Elle se maria le 12 janvier 1697 à Noël Lebrun dit Carrière, originaire de Picardie. Un contrat de mariage fut traité devant le notaire François Genaple le 8 juillet 1696. Ils eurent 10 enfants.


Mathurin est né le 15 avril 1682 mais ne fut baptisé que le 12  mai 1682 à St-Jean.

 

 

 1672-1715         

 
Jean Brochu a été baptisé le 6 septembre 1672 à Sainte-Famille de l’Ile d'Orléans.Il est décédé le 26 mars 1715 et fut enseveli le 27 mars à St-Jean. Il avait  épousé Marie Delaunay le 29 octobre 1697 à la Paroisse Notre-Dame de Québec, devant l’abbé François Dupré.  La veille de son mariage, Jean avait établi son contrat de mariage chez le notaire François Genaple. Marie était la fille aînée de Henri Delaunay et de Françoise Crête qui de 1680 à 1702 eurent 15 enfants. Les enfants de Jean et Marie furent 4 filles et 2 garçons.

 Marie est née le 30 et baptisée le 31 décembre 1699. Elle a marié Ignace Avard de l’I le d’Orléans le 19 avril 1728. Ignace décédait quelques mois plus tard, le 23 décembre 1728. De cette courte union naquit  cependant un fils nommé lui-aussi Ignace le 7 avril 1729.  Marie se remaria avec Nicolas Plante, de la paroisse St Jean et fils de feu Georges Plante et de Marguerite Crépeau. Un contrat de mariage fut établi devant le notaire Joseph Fortier  le 22 septembre 1731. Ce même notaire enregistrait le 11 Juillet 1735 la vente d'une part de terre située en la paroisse St Jean par Nicolas Plante et Marie Brochu à Jean Fortier,de la même paroisse.
 
Jean-Baptiste est né le 1er septembre 1700 et fut baptisé le lendemain à St-Jean. Le 25 février 1724, il mariait Dorothée Allaire, fille de Charles Allaire et Marie Bidet, qui lui donna 4 enfants.
Mathurin fut baptisé le jour de sa naissance soit le 12 septembre 1702.
Geneviève quant à elle fut baptisée le 6 avril 1704 et se maria avec Augustin Blais de Berthier le 13 novembre 1730  après avoir fait, la veille,  un contrat de mariage devant le notaire  Abel Michon.
Marguerite fut baptisé le 21 décembre 1705 tandis que sa cadette, Élisabeth, le fut le 2 octobre 1707, le jour suivant sa naissance.  Élisabeth décéda en bas âge soit le 2 août 1711.

 

Les générations Brochu # 1

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

Les personnages Brochu : ADÉLARD BROCHU

Publié le par Michel Ladouceur

ADÉLARD BROCHU

 
Joseph Adélard Brochu,
grand-père de Gabrielle, de Monique, de Raymond  et de Michelle,
est sujet d’un hommage dans le livre de Benoit Lacroix  « La foi de ma mère, la religion de mon père ». Un chapitre est consacré aux personnages du comté de Bellechasse qui ont accompagné son enfance. Voici ce qu’il dit du forgeron :
                                   
« Il est toujours apprécié, voire indispensable. pour nous, ce sont les forgerons Adélard Brochu au Troisième Rang de Saint-Michel et Émile Bolduc à la Durantaye. Quelle vénération ! Est-ce à cause du feu de forge, quelque peu sacré pensions-nous, ou tout simplement à cause des multiples services rendus qu’ils sont devenus pour nous des êtres si exceptionnels ? Papa résume : ‘ Nos forgerons, c’est des hommes d’avenance. Comme le Bon Dieu. Toujours prêts à aider.’ Ma mère est absolument du même avis. »  
  Source : Lacroix, Benoit : « La foi de ma mère, la religion de mon père », Éditions Bellarmin, Québec 2002

Joseph Adélard Brochu (1869-1953) a épousé Marie-Rose Bélanger en 1894.
Michel Ladouceur
 

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

L'ancêtre Jean Brochu # 3

Publié le par Michel

1673 : le voisinage et les conflits

eglisestjeanorleans

En 1667, les voisins immédiats de Jean étaient  d’un côté Charles Marolles et de l’autre Gabriel Roger. Charles Darcour dit Marolles était né à Paris. Il avait 25 ans à l’époque. Il ne se maria pas et décéda très jeune suite à une noyade dans le fleuve. Il fut enterré à Québec le 25 novembre 1677. Il semblerait qu’il céda sa terre à un dénommé Jacques Bidet.

 Jacques Bidet dit Desroussels, fils de Pierre Bidet et Marie Allaire, était de la région de Saintonge en Charente-Maritime, sur le territoire de l’évêché de Saintes. Né en 1646 ou  aux environs, il était au pays en 1665 puisqu’il était religieusement confirmé vers l’âge de 19 ans, le 24 août 1665 à Québec. Il se maria avec Françoise Desfossés le 18 octobre 1669 à Ste-Famille de l’Ile d’Orléans. Ils eurent 6 enfants tous nés à Ste-Famille.

Gabriel Roger était lui originaire de Ste-Verge de l’évêché de Poitiers dans le Poitou, près de Thouars. Il était le fils de René Roger et de Jeanne Augeard.  Le 12 octobre 1669, il se maria avec Marie de Lacour, fille de Guillaume de Lacour et de Marie Birra, de St-Germain l’Auxerrois à Paris. Il enregistra un contrat de mariage à Québec le 30 octobre 1669. De 1670 à 1677, le couple eut 5 enfants. Mais Marie décéda par après. Elle ne fut pas citée dans le recensement de1681. À l’âge de 48 ans, le 17 novembre 1677, Gabriel Roger se remaria avec Marie Louise Bolper. Ils n’eurent pas d’enfants. Gabriel Roger mourut le 24 juillet 1699 et fut enseveli le lendemain à St-Jean. Il fut un voisin important dans la vie de Jean Brochu. En effet, il fut tantôt en conflit, tantôt en collaboration avec l’ancêtre.

 

Église St-Jean de l'île d'Orléans

Ainsi, en 1673, un litige opposait Gabriel Roger à Jacques Bidet et Jean Brochu. Le Conseil Souverain saisi de l’affaire invitait le curé missionnaire de Ste-Famille, l’abbé Benoît Pierre Duplein, à arbitrer le différent. L’abbé Duplein alors âgé de 34 ans, était arrivé au pays depuis seulement 2 ans.

Quelques années plus tard en 1676, le Conseil Souverain dut encore intervenir. Le 2 juillet 1676, un dénommé Paul Linard avait demandé justice dans un conflit avec Jean Brochu. Le 2 août le Conseil condamna

  «  iceluy Brochu …desdommager le dict Linard au dire d’experts de la perte et retardements de ses semences ».



 En 1692 c’est son voisin, Gabriel Roger, qui s’emporte contre Jean qui refuse de payer  plus de 36 livres pour des minots de pois parce que le prix exigé, 187 livres, en était excessif selon Jean. Ce dernier perdit sa cause et dut payer pour ses 34 minots de pois verts et les 4 minots de petits pois.



La vie ne semblait pas facile pour l’ancêtre. En 1681, il dut s’endetter chez le marchand Jean Garos pour l’acquisition de marchandises d’une valeur 104 livres. Jean mit en garantie deux de ses bœufs. Il avait alors. selon le recensement de 1681,  4 bêtes à cornes et 16 arpents de terre en culture. Ses trois premiers enfants avaient  respectivement 9, 7 et 4 ans. Le recensement révèle que ses voisins immédiats étaient Nicolas Boissonneau marié à Anne Collin et Gabriel Roger dont l’épouse, Marie Lacour, était récemment décédée.

Le 17 octobre 1684, Jean Brochu et Jacques Bidet s’engagent devant le notaire royal et juge bailli de l’Île d’Oléans Pierre Duquet à prendre en charge pour une période de 5 ans la terre de leur voisin commun Gabriel Roger, se séparant équitablement les champs.  Le contrat spécifie que Jean devra à Gabriel

« aussy par chacun an a pareil temps aussy dix minots de bled et dix minots de pois, a la reserve de première  que le led Brochu luy payera vingt minots de bled ».

  Le contrat est paraphé par Hippolyte Tibierge et Nicolas Gauvreau, tous deux de. la basse ville de Québec. Tibierge  était un marchand tanneur  et son fils aîné Gabriel cultivait la terre dans le voisinage de Jean. Gauvreau était  armurier, serrurier et arquebusier.

Jean Brochu était donc un homme très actif à l’Île d’Orléans, se mêlant à la vie des colons de l’endroit. On peut l’imaginer discutant de ses droits. Lui et sa femme Nicole s’impliquèrent dans la vie sociale de la place en étant témoins officiels à l’occasion d’événements importants pour leur petite communauté.

Ainsi Nicole fut marraine le 23 avril 1672  du 2ème fils de Gabriel Roger qui portât le même prénom que son père. Elle fut aussi marraine de Marie Bidet la 2ème fille de Jacques Bidet. Quant à Jean, il signa comme témoin à de nombreux  mariages. Ce fut le cas pour 2 filles de Jacques Bidet : Marie qui épousa Charles Allaire le 19 novembre 1691 et Françoise qui épousa François Élie dit Breton le 23 septembre 1692. Ces 2 mariages eurent lieu à St-Jean de l’Île d’Orléans. Marie et Charles eurent 12 enfants tandis que Françoise et François se contentèrent de 4 filles et de 4 garçons.

Jean Brochu fut aussi témoin pour les mariages suivants :

Jean Cojean dit Saint-Brieux, soldat originaire de la Bretagne, se mariait avec Suzanne Marceau le 7 septembre 1699,  à St-Jean de l’Île d’Orléans.

Jacques Lebrun dit LaSonde épousait Catherine Chapelain à St-Pierre de l’Île d’Orléans, le 12 janvier 1693.

 Le 9 janvier 1690,Pierre Avard et Louise Gauthier, veuve de Louis Greffard,  se marièrent à St-Jean de l’Île d’Orléans.

Jean Morier (Mourier), dit le Père Véron épousait à l’âge de 47 ans Marie Minaud le29 octobre 1678 Ste-Famille  de l’Île d’Orléans.

René Bisson dit l’Épine et Louise Valet se marièrent à Québec le 16 septembre 1670.

Pierre Terrien, originaire de la région de la Rochelle qu’il quitta à l’âge de 21 ans pour venir en Nouvelle-France à titre d’engagé, épousa   Gabrielle Minaud le 17 mai 1670 à l’église de Ste-Famille. Ce couple eut 14 enfants de 1672 à 1696.

 

1705 : la succession

Jean Brochu décéda le 27 février 1705 à l’âge de 65 ans. Il fut enterré le lendemain à St-Jean. Nicole Saulnier lui survivra durant 9 ans. En 1709, Nicole Saulnier fait don de ses biens à son fils aîné Jean. La dotation est enregistré le 14 octobre 1709 devant le notaire royal Louis Chamballon. Il y était dit que tous les biens de Nicole, terre, animaux  et bâtiments, allaient à Jean à la condition qu’il assuma les dettes : 100 livres pour un cheval, 80 livres à Joseph Riverin, 40 livres à un dénommé Foucault, 33 livres à une dame Létourneau, 18 livres à Thomas Plante, 24 livres au curé Boucher, etc. Le couple Jean Brochu et Nicole Saulnier semblent avoir été dépensiers …ou forts en affaires. Les témoins au contrat étaient le praticien René Claude Barolet et le boulanger René Bouchard.

Nicole Saulnier décéda le 2 novembre 1714 à l’âge de 63 ans. Elle fut  enterrée le lendemain à Saint-Jean de l’Ile d'Orléans. Son fils Jean ne lui survécut qu’un an. Il mourut  le 26 mars 1715. Sa veuve, Françoise Delaunay, se remaria rapidement soit le 6 juillet 1716, à St-Jean, avec Jacques Greffard. Le couple demeura sur la terre de l’ancêtre. Ce qui amena le fils aîné de Françoise, Jean, le  troisième « Jean Brochu » à quitter l’île et à s’installer à Saint-Vallier de Bellechasse.

 
Jean et Nicole avaient eu 4 enfants : Jean, Marie, Anne et Mathurin.

Depuis le 23 juin 1991, un monument commémoratif est érigé sur le chemin Royal à Saint-Jean, à l’emplacement même de la terre de l’ancêtre.

 

Michel Ladouceur, 11 avril  2006
Sources :

1 :   Lebel, Gérard : Jean Brochu, Revue Ste-Anne de Beaupré, Juin 1984.

2 :  Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003

3 :   Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France, Université Laval,  http://inventairenf.cieq.ulaval.ca

Publié dans Famille Brochu

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>