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L'école du Cap

Publié le par Michel Ladouceur

L'école du Cap construite par Onésime

 

Mon grand-père Onésime Ladouceur a été dénombré dans un recensement  en 1887  à St-Raphaêl de l’Ile Bizard. Il a été   cultivateur et entrepreneur en construction à Ile Bizard. Onésime aurait été entrepreneur en ciment, pierres, etc. En 1899, la commission scolaire de l'Ile Bizard lui confia la construction d'une école dans la partie ouest de l'île pour la somme de 690 dollards.

" Il était entendu qu'Onésime Ladouceur devait construire une maison d'école, une remise, des cabinets d'aisance et poser une clôture sur le terrain le tout semblable à la maison d'école de la Côte St-Charles, paroisse de St-Joachin de Pointe-Claire. Il devait employer de l'épinette blanche de première qualité. Le plafond et la boiserie murale seraient de bois embouveté de pas plus de 3 pouces de large. L'intérieur de la maison devait être teint, huilé et verni."

L'ancienne école du Cap a reçu le prix émérite du patrimoine de l'Opération patrimoine architectural de Montréal 2002.

Michel
 L'école est située au 1255 Montée Wilson, lot P150-28. Elle est signalée par une plaque apposée en 2003 par la Société découverte et sauvegarde du patrimoine de l'île Bizard. Elle fut acheté en 1961 pour être transformée en résidence. Vue ce mercredi, 21 avril 2004, elle semble être en bon état.

photos de Michel L. 2004
photos de Michel L. 2004

photos de Michel L. 2004

photo de Camille Demers, 2007

photo de Camille Demers, 2007

Publié dans LIEUX DE MÉMOIRE

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Aux confins de Montréal, l'île Bizard...

Publié le par Michel Ladouceur

Aux confins de Montréal, l'île Bizard des origines à nos jours

ouvrage collectif réalisé sous l'égide de la Société patrimoine et histoire de l'île Bizard et Sainte-Geneviève, Les Éditions Histoire Québec, 2008

 

Magnifique album à lire et relire pour ceux qui comme moi aiment l'histoire de notre patrimoine, de nos ancêtres, de nos pionniers.  Ce document est un outil de référence indispensable pour les historiens et les généalogistes. Il est une mine d'informations diverses sur l'histoire de l'île depuis 1978 à 2003. Il décrit le patrimoine architectural, le patrimoine naturel et même géologique. De très nombreuses photographies anciennes et plusieurs vieilles cartes, notamment du terrier ancien, se retrouvent à chacune des 280 pages de cet album.

De nombreux ancêtres Ladouceur y sont mentionnés comme marguilliers, institutrices, menuisiers et surtout pionniers cultivateurs  ou voyageurs et cageux. Une place y est faite pour mon grand-père Onézime qui construisit en 1899 l'école du Cap. Celle-ci desservit les enfants jusqu'en 1957 et fut transformée en résidence par la suite.

Je salue ici Éliane Labastrou, auteur et l'âme animatrice de ce collectif. Grâce à  son travail persévérant et rigoureux, madame Labastrou a rappelé le passé des gens de  l'île Bizard et leur a donné ainsi un objet de fierté.

Aux confins de Montréal, l'île Bizard...

Publié dans LECTURES

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Onésime et les recensements canadiens

Publié le par Michel

Les recensements canadiens de 1881, 1901 et 1911

 

et Onésime Ladouceur, père de Paul

 

en 1881à l'Ile Bizard

Noms des personnes
Sexes

Liens

Âges au dernier anniversaire

Ladouceur, Onézime, menuisier
 m Chef  40
Brunet, Philomène  f
Épouse
 40
Ladouceur, Marie  f mère  80

Ladouceur, Wilfred
 m  Fils  11
 
Ladouceur, Onésime   
 m  Fils  8
 Ladouceur, Ernest   m  Fils  5
 
Ladouceur, Adelexa
 f  Fille  3
 
Ladouceur,  Delphis
 m  Fils  2
 
Ladouceur, Wilbrod
 m  Fils  2/12

 

Source : Recensement canadien de 1881, Saint-Raphael-de-l'Île-Bizard, Jacques-Cartier, Québec, District  # 92-I, page 1.

 


 

en 1901 à l'Ile Bizard

 

Noms des personnes
Sexes

Liens

Âges au dernier anniversaire
Dates de naissance

Ladouceur, Onésime
 m Chef  28 29 juin 1872

Derome, Mélina  f
Épouse
 22 12 mai 1878

Ladouceur, Églantine  f fille  5 9 nov. 1895

Ladouceur, George
 m  fils  1 4 mai 1899

 
Ladouceur, Albertine
 f fille  8/12 26 mars 1900

 

 

recensementonesimeladouceur1

Source : Recensement canadien de 1901, Saint-Raphael-de-l'Île-Bizard, Jacques-Cartier, Québec, District  # 157-U, page 7, lignes 39 et s.


 

 

 

 

en 1911  à Lachine

Noms des personnes
Sexes

Liens

Âges au dernier anniversaire
Dates de naissance

Ladouceur, Onésime
 m Chef  37  juin 1874

Derome, Derome  f
Épouse
 23 février 1888

Ladouceur, Églantine  f fille  15 novembre 1895

Ladouceur, George
 m  fils  12 mai 1899

 
Ladouceur, Albertine
 f fille 10 juillet 1900

Ladouceur, Yvonne f fille 9 mai 1902
Ladouceur, Aimé m fils 3 mai 1908
Ladouceur, Marguerite f fille 1 septembre 1910

 

 

recensementonesimeladouceur

 

 

Source : Recensement canadien de1911, district no. 162 Jacques Cartier, secteur no.6 dans Lachine, page 8, lignes 12 et s.,
énumération faite par Louis Alphonse Germain.

 


 

 NOTES :
# 1 : il y a confusion entre les 2 recensements (1901 et 1911) dans les dates de naissance d’Onésime et d’Albertine. En fait, Onésime est né le 27 mars 1873 et Albertine le 26 mars 1900.
# 2 : il y ait dit ici qu’Onésime était entrepreneur à son compte et il semble que son principal lieu de travail était la « carrière ». Ceci confirme la tradition orale qui dit que Onésime était entrepreneur principalement dans les travaux de maçonnerie, de cimenterie, etc. Son gain total déclaré aurait été de 1500 $ pour l’année 1910.
# 3 : il aurait à cet époque une assurance sur la vie de 1000 $ dont le coût pour 1911 fut de 16.80 $.
# 4 : il ne savait pas lire ni écrire mais il parlait anglais. Alice et ses enfants savaient lire et écrire.

 Michel Ladouceur
16 décembre 2005

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Présence des Ladouceur à l'Ile Bizard

Publié le par Michel

Les recensements de 1825 et de 1831  à l'Île Bizard

 

Le recensement de 1825 à l'Île Bizard fait état pour la première fois du patronyme Ladouceur. En fait,  4 familles sur les 111 familles habitant l'île portent ce nom en 1825. Les trois enfants de Basile, fils d'Augustin, étaient à ce moment-là : Moyse, Jules et Zoé.


Le recensement agraire de 1831 présente Joseph comme  étant parmi les 4 plus grands producteurs de blé de l'île. Il produisait de 340 à plus de 400 minots. Il  est aussi noté à ce recensement que Étienne, fils d'Augustin, est établi sur une terre du côté nord de l'île,  que 11 personnes vivaient à la maison, que les terres occupées étaient de 86 acres ou arpents, qu'Étienne y cultivait le blé, les pois, l'avoine, l'orge, les patates et le sarrazin. Il y  possédait 14 bêtes à cornes, 3 chevaux, 8 moutons et 9 cochons !

 

 

Chefs de famille en 1825 hommes    femmes enfants
- 14 ans
total
Augustin 5 3 0 8
Basile 1 1 3 5
Jean Baptiste 2 1 4 7
Joseph ? ? 2 6

 

 

 

Source :  Labastrou, Éliane : Histoire de l'Île Bizard,  Corporation de la municipalité de Saint-Raphaël de  l'Île Bizard, 1976.

 

 

 

Implication sociale des Ladouceur à l'Île Bizard au cours des XIXè etXXè siècles

 

 

Marguilliers à la fabrique

  

Joseph       1860-1863
Eustache   1878-1881
Joseph       1890-1893
Albert        1957-1960

Gaston       1972-1974

 

Conseilliers au conseil municipal

 

Joseph      1875-1878
Maxime    1878-1881
Eustache   1881-1884
Désiré        1890-1896

Noé             1927

 

Commissaires d'école

 

  Désiré     1884-1887
Noé         1919-1927

 

Institutrices

  

Madeleine      1878-1883

 Célina              1871- ?
Gaston             1949-1952
Lilian               1949-1953
Aline                1947-1952

 

 

Source :  Labastrou, Éliane : Histoire de l'Île Bizard,  Corporation de la municipalité de Saint-Raphaël de  l'Île Bizard, 1976

 

M.L.

           
 
 
 

 

Église St-Raphael de l'Ile Bizard / 12 mai 2009 / M.L.

Église St-Raphael de l'Ile Bizard / 12 mai 2009 / M.L.

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Vivien et Montréal (2)

Publié le par Michel

Vilkle-Marie1685.jpg

Ville-Marie en 1685.
 Source : ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805,

Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000. 
 

Montréal à l’époque de Vivien

(1665 - 1708 )

suite

4          Population de l’Ile de Montréal en 1681 selon le mode d’immigration.


 

En 1681, on compte alors 64 % de la population né au pays. Les enfants de Vivien tous nés sur l’île, participent à l’avènement d’un nouveau peuple qui se distinguera peu à peu des immigrants français.  Ceux-ci sont en très grand nombre des soldats réformés du Régiment de Carignan-Salières, des Filles du Roi et des engagés qui choisissent une  vie  de pionnier avec des possibilités de liberté d’action dans un milieu plus égalitaire qu’en France où  leur avenir y serait probablement plus incertain étant donné les écarts prononcés entre les classes sociales.


IMMIGRANTS

Ecclésiastiques
Volontaires venus avec leur famille
Volontaires venus seuls
Officiers, gentilshommes volontaires
Soldats réformés dans la colonie
Marchands
Anciens engagés établis
Engagés encore en service
 
10
16
7
12
59
15
150
71
TOTAL 340

 

 
IMMIGRANTES

Religieuses
Femmes, filles, venues mari, parents
Femmes et filles venues seules
Servantes

17
26
114

4

TOTAL 161

 

ET EN AJOUTANT 887  personnes nées dans la colonie

le total de la population recensée est alors de 1,388 personnes.

 

 Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

 


 

5          Composition des ménages dans l’Ile de Montréal en 1681.


 


 

 

276 ménages répartis comme suit

 

28 couples mariés sans enfant

 

 

164 couples  avec enfants

7 veufs avec enfants
9 veuves avec enfants


2 avec 1membre ascendant
1 avec 1 membre descendant
2 avec 1 membre collatéral

3 avec un couple descendant
1 de 2 hommes non parents
2 veuves
57 célibataires masculins

Ménages simples :    75.5 %



Familles élargies :         3 %




 

Ménage non familial :     .5 %

 

 

 

 

Individus supposés solitaires :

                                         21 %

 

Note : La taille moyenne des ménages est de 4,6 et la moyenne d’enfants par famille est de 3,4.

 

Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.


 

 


 

 

6          Propriétés et population au village de Ville-Marie au temps de Vivien

 

  1665 1672 1679 1686 1693 1700 1704 +
Propriétaires *
 
50 68 102 140 251 266 281
Locataires
 
0 0 5 17 25 35 36
Autres **
 
5 6 2 4 22 29 28
Parcelles de terrain
 
61 92 148 177 303 320 314
Nb. maximal de maisons
 
39 49 77 111 206 249 261
Nb. minimal de maisons
 
23 36 62 100 180 229 248
Estimé de la population ***
 
138 216 372 600 1080 1374 1488









*

 

 

 

 

 

 

 

* Plusieurs parcelles comptent plus d’un propriétaire, notamment les parcelles indivises.

Chaque individu et chaque institution civile ou  religieuse n’ont été compté  qu’une seul fois.

 
** Autres comprend les usufruitiers et autres occupants à divers titres.

 
*** Nombre de maisons multiplié par six.

 
Dernière année pour laquelle les données sont actuellement disponibles chez Adhémar.

Source : ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805, Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000.

 


Les données présentées ici concerne le village au XVIIe siècle, un espace qui correspond de nos jours au Vieux-Montréal.  Donc, en 1665, cet espace était subdivisé en 61 parcelles de terrain sur lesquelles étaient établis divers bâtiments dont au moins 23 maisons qui abritaient environ 138 personnes. De sept ans en sept ans, il y a une constante et forte augmentation des parcelles, des maisons et des propriétaires. La période 1686-1693 est une période très prospère : le nombre de parcelles augmente de 71 % tandis que le nombre de propriétaires  et celui des maisons augmente de 80 %. Puis le début du nouveau siècle révèle une période d’immobilité ou presque comparativement au boum antérieur.

Michel Ladouceur
Avril 2005

 

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Vivien et Montréal (1)

Publié le par Michel

Montréal à l’époque de Vivien (1665 - 1708 )

  habitantsdevillemarie

1          Population  au pays au temps de Vivien


La population de la Nouvelle-France est modeste et progresse lentement comparée à celle de la Nouvelle-Angleterre.

Cependant, sur une période de quinze ans, de 1666 à 1681, la population de la Nouvelle-France triple

et celle de l’île de Montréal double.

 

Année Nouvelle-France Ile de Montréal Ville-Marie *
1666 3 246 403 hommes     256 femmes
659 personnes
156
1681 9 742 779 hommes   609 femmes
1388 personnes
450
1688 10 038 779 hommes   634 femmes
1,413 personnes
630
1695 12 786 1,114 hommes   1,047 femmes
2,161 personnes
1 152
1707 17 615 1,907 hommes    1,719 femmes
3,626 personnes
 

 
* : estimations
Sources :  Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805, Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000.

 


 


2          Population de l’Ile de Montréal

selon l’état civil,

par tranches d’âge en 1666.


 

À l’arrivé de Vivien au pays, Montréal était un petit village.

Le recensement de 1666 dénombre 659 habitants pour l’ensemble de l’Île de Montréal.

La population est très jeune : 88 % des habitants ont moins de 39 ans et 46 % moins de 19 ans.

Les hommes sont majoritaires, ils comptent pour 61 % de la communauté. Dans une proportion de 56 %, les hommes de plus de 19 ans  sont célibataires tandis que 84 % des femmes sont mariées.



TRANCHES D'ÂGE
  HOMMES     FEMMES   TOTAL
  célibataires mariés sous-total célibataires mariés sous-total  
0-19 ans 166 0 166 133 7 140 306
20-39 ans 117 65 182 11 82 93 275
40-59 ans 17 34 51 6 14 20 71
60-79 ans 0 4 4 2 1 3 7
80-99 ans              







 

TOTAL 300 103 403 152 104 256 659

Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

 

 


 

 

3          Population de l’Ile de Montréal selon l’état civil, par tranches d’âge en 1681


 

Quinze ans plus tard, la population a doublé. La population est encore très jeune : 81 % des habitants ont moins de 39 ans.

Les enfants de moins de 19 ans forment le groupe le plus important, représentant maintenant 55 % de la population totale.

Les hommes sont encore majoritaires mais seulement à 56 % de l’ensemble de la population.

Les hommes de plus de 19 ans sont mariés dans une plus grande proportion qu’en 1666 :  51 % plutôt que 44 %.

Et 80 % des femmes ont un conjoint.

 

 

TRANCHES D'ÂGE
  HOMMES     FEMMES   TOTAL
  célibataires mariés sous-total célibataires mariés sous-total  
0-19 ans 381 1 382 362 22 384 766
20-39 ans 126 96 222 27
116 143 365
40-59 ans 62 91 153 12 59
71 224
60-79 ans 7 15
22 6 2 8
30
80-99 ans        2  1  3 3







 

TOTAL 576 203 779 409 200 609 1 388


Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

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Vivien et Marguerite Bourgeois

Publié le par Michel

 Engagement des fils de Vivien auprès des sœurs de la Congrégation        marguerite 

 

 

            Au décès de Marie Godin, le dimanche,  26 octobre 1687,  à l’âge de 30  ans,  la famille comptait huit enfants dont le plus vieux avait quatorze ans et la plus jeune avait à peine six mois. Vivien se tourna alors vers les religieuses. Vu son « incommodité » les religieuses de la Congrégation s’engagèrent à deux reprises à aider Vivien : elles acceptèrent de loger, nourrir et éduquer « dans la foi » ses fils moyennant quelques services domestiques.

En 1688, Vivien  engagea par écrit devant le notaire Adhémar un de ses fils, probablement Jean-Baptiste âgé de sept ans,  pour neuf ans à la Congrégation de Notre-Dame, le 26 septembre 1688. L’enfant fut confié à sœur Catherine Soumillard qui signa le document en présence de Guerin et Jean Delamare.

 

Catherine Soumillard fille de Orson Soumillard et de Marie Bourgeois de Troyes en Champagne, avait accompagné sa tante Marguerite Bourgeois en Nouvelle France. Elles arrivèrent à Québec le 12 août 1672  et à Montréal en septembre de la même année. Catherine prononça ses vœux en 1676 et porta le nom de sœur de la Purification. Selon le recensement de 1681, elle avait 26 ans. Elle mourut le 16 août 1699 à Montréal à l’âge de 43 ans, quelques mois avant le décès de sa tante en janvier 1700.

 

En 1690, Vivien engagea à nouveau un autre garçon, Nicolas, âgé de quatre ans. Il le confia pour douze années auprès des sœurs de la  Congrégation de Notre-Dame. Sœur Marie Anne Laurens acceptait au nom de la sœur « bourgeois et Marguerite gariépy ». L’entente fut faite par écrit devant le notaire Adhémar, le 16 mai 1690, à Montréal. Jean Quesneville ou Quesnouillé  et Georges Pruneau agirent comme témoins et signèrent. La religieuse et Vivien déclarèrent ne pas être capables de signer.

Marie Anne Perrette Laurent de Beaune était originaire de Paris  et était arrivé elle aussi avec Marguerite Bourgeois en septembre 1672. Elle avait 44 ans au recensement de 1681 et elle mourut le 31 octobre 1698.

 

Antoine Adhémar , sieur de Saint-Martin, fut notaire et greffier de la seigneurie de Montréal du 2 mai 1687 au 17 novembre 1693, puis greffier de la Prévôté de Montréal jusqu’à sa mort survenu à l’âge de 80 ans, le 15 avril 1714. Soldat de la compagnie de Sorel au  régiment de Carignan, il était arrivé au pays le 17 août 1665,  à la même époque que Vivien.


Michel Ladouceur, 15 décembre 2005

Sources : Archives judiciaires de Montréal, copie sur microfilm conservée à la Société généalogique canadienne française, réf. M136/4 #1462 & #1850
Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Boucherville, 2003.

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Vivien et ses concitoyens de 1665 à 1708

Publié le par Michel

Les concitoyens de Vivien à Ville-Marie de 1665 à 1708
Antoine Adhémar, notaire
Gabriel Thubières de Levy de Queylus, supérieur du séminaire, de 1657 à 1661 et de 1668 à  1671
François Dollier de Casson (1636-1701), supérieur du séminaire  de 1671 à 1674 et de 1678 à 1701
Bénigne Basset Des Lauriers (v.1628-1659), notaire, greffier et arpenteur
Marguerite Bourgeois (1620-1700), fondatrice de la congrégation Notre-Dame
Robert Cavalier de la Salle (1643-1687), conquérant du delta du Mississipi en 1682
Jeanne Mance (1606 -1673), fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Ville-Marie en 1645
Paul Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), gouverneur de Ville-Marie de 1642 à 1665
François-Marie Perrot (1644-1691), gouverneur de Ville-Marie de1670 à 1683
Louis-Hector de Callière (1648-1703), gouverneur de Montréal, de1684 à 1699
Philippe de Rigaud de Vaudreuil (v.1643-1725), gouverneur de Montréal, de 1699 à 1703
Claude de Ramezay (1659-1724),  gouverneur de Montréal, de1704 à 1724
Jacques Bizard (1642-1692), major de Montréal de 1677 à 1692
Pierre Rémy de Saint-Rémy,p.s.s. ( -1726 ),  curé de la paroisse des Saints-Anges
Charles-Joseph d'Ailleboust des Musseaux (v.1624-1700),juge seigneurial de 1663 à 1666,juge civil et criminel de 1666 à 1677

 Les contemporains de Vivien en France et en Nouvelle-France de 1665 à 1708
 Louis XIV (1638-1715), roi de France de 1643 à 1715
Jean-Baptiste Colbert 1619-1683), ministre de Louis XIV
Jean Talon (1625-1694), intendant de 1665 à 1668 et de 1669 à 1675
Louis Buade de Frontenac (1622-1698), gouverneur général de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698
François de Montmorency de Laval (1623-1708),  premier évêque du Canada de 1674 à 1688
Pierre Lemoyne d'Iberville (1661-1706), explorateur et conquérant
Pierre Esprit Radisson (1636-1710), explorateur et coureur des bois
Médart Chouard Des Groseilliers (1618-1696?), explorateur et coureur des bois
Louis Jolliet (1645 – 1700) et Jacques Marquette (1637-1675), découvreurs du Mississipi en 1672
 Les Filles du Roy,  migrantes durant les années 1668 et 1673

Le Régiment de  Carignan Salières, arrivé en 1665 et dissous en 1668

Michel Ladouceur,  février 2005

Moulin à vent à Montréal

Moulin à vent à Montréal

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Vivien et son régiment

Publié le par Michel

 

 soldat.gif Le Régiment de Carignan-Salières tambour.gif 
flute-hollandaise--au-plus-pre-archands--paris--1814._-ed6a.jpg     TRANSPORT DU REGIMENT DE CARIGNAN-SALIÈRES en 1665
 

Six navires furent utilisés en 1665 pour transporter les troupes du Régiment de Carignan-Salières. Un septième, le « Jardin de Hollande » , navire de 300 tonnes de la Marine Royale, transportait du matériel pour le régiment.

 
Le « Joyeux Siméon », navire de 200 tonnes, appartenait à un marchand de La Rochelle, monsieur Le Gaigneur. Parti de la Rochelle le 19 avril 1665, le navire atteignit Québec le 19 juin. La traversée de l’océan des compagnies de La Tour, de Chambly et de Froment se fit donc en 61 jours.

Le « Brézé » était un gros navire de guerre de la  Marine Royale, un navire de 800 tonnes avec une soixantaine de canons. Il transportait les compagnies de La Brisardière, de La Durantaye, de Berthier et de Monteil. En provenance des Antilles, le « Brézé » arriva à Percé, en Gaspésie, où il transféra les troupes sur deux petits navires plus aptes à approcher de Québec. L’arrivée eu lieu  le 30 juin 1665.

 
L’ « Aigle d’Or », vieux navire de la Marine Royale de 300 tonnes, parti le 15 mai de La Rochelle pour arriver à Québec le 19 août 1665. À son bord se trouvait le Marquis de Salières, colonel du Régiment  ainsi que les compagnies de La Fredière, de Grandfontaine et de Lamotte. Il semblerait qu’il eut des difficultés en route puisqu’il prit 111 jours pour effectuer la traversée.

 
Le « Paix » accompagnait l’ « Aigle d’Or ». Le Capitaine Jean Guillon commandait ce navire de 300 tonnes où on retrouvait les compagnies de Contrecoeur, de Maximy et de La Colonelle. Vivien Lamagdeleine dit Ladouceur de la compagnie de Contrecoeur était donc  à son bord. Les capitaines  Contrecoeur, Maximy et le Lieutenant De Mignard of the Colonelle signèrent un document afin de d’attester que leurs compagnies respectives avaient bien été transportées par le « Paix » et débarquées à Québec.

 
Le « Saint-Sébastien », bateau de 350 tonnes de la flotte royale, parti de La Rochelle le 24 mai 1665 avec les compagnies de       arriva à Québec après 110 jours de voyage, le 12 septembre 1665.  
Il transportait le nouvel intendant et le nouveau gouverneur, Jean Talon et Daniel de Rémy de Courcelle.  

 
Le « Justice », navire de 300 tonnes de la Marine Royale, accompagnait le « Saint-Sébastien ».




NAUFRAGE DE « LE PAIX », le 26 septembre 1665 à Matane, Nouvelle-France

 

Le « Paix » accompagné de l’ « Aigle d’Or » entreprit son voyage de retour le 19 septembre 1665. Il parcourut environ 200 miles et, en face de Matane, il affronta une  tempête soudaine de pluie et de neige.

 

This forced them to change course at which time the great sail of the PAIX was ripped off. The mizen sail was immediately deployed but was destroyed. A new great sails was hastily installed but a wild wind gust destroyed it. The ship was getting close to shore, two anchors were put out but the storm broke the cables. The ship hit the shore and was broken up from keel to board.. Élie Bordes, a sailor, jumped overboard and tried to swim to shore but drowned. This prevented the others from doing the same. Eventually the wind died down and the crew was able to make it to shore including the ten or so who had been hurt in the incident.(1)

 

L’« Aigle d’Or » était déjà hors de vue et, ayant lui-même de sérieux problèmes, continua sa route pour sortir de la région dangereuse. Un officier du bateau en détresse partit immédiatement vers Québec. Sept marins formaient l’équipage de sa chaloupe. Averti, le gouverneur Tracy ordonna alors aux capitaines des navires « Jardin de Hollande », « Saint-Sébastien » et « Justice » d’arrêter à Matane pour prendre en charge les naufragés. Seul le « Saint-Sébastien »,  commandé par le capitaine Padejeu, pris en charge l’équipage du « Paix », le 21 octobre 1665. Les survivants avaient laissé tous leurs effets personnels dans l’épave et, dans l’attente d’être secourus, ils avaient mangés des mollusques trouvés sur la plage. Ils s’étaient construits deux abris de fortune, et ils travaillaient à se fabriquer un petit bateau dans le dessein de se rendre à Québec. Enfin, ils arrivèrent à la Rochelle le 23 novembre 1665, après une rapide traversée de 33 jours à bord du « Saint-Sébastien ».

 

Un compte-rendu des événements fut rédigé, signé par le capitaine Guillon sieur de Leaubertière, deux matelots et deux passagers. Le document   fut remis aux autorités de la Marine Royale  à La Rochelle et, par la suite,  déposé aux archives.


 

Aujourd'hui vingt Troisiesme Jo' de Novemb' mil six cent soixante Cinq par dt. nous Jean demirande eser Sr des Fraignees Sr ea en presance du procureur du Roy On comparu en leurs personnes Jean guillon Sr. de lembertiere Capne Entretenu po' le service du Roy en la marine cy devant commandant le vaisseau du Roy apellé la Paix du port de trois cent Thonneaux ou environ, Jean Houtin mre dud vaisseau Jean Masson Maistre Vallet René Lidal Louis Ouriau mariniers de lesquipage dicelluy jean Guygnan marchant de Cette ville & arnault poré aussi marchant passagers dans Ledt navire. Lesquels après serment par eux faict de dire Vérité Nous ont dit tr. rapporté Q'ilz seraient partis de la Rade de chef de baye dans led. vaisseau chargé de gens de guerre de diverses sortes de munition de guerre et de bouche pour porter a quebec Le quinziesme de May der' En Compagnie du vaisseau nomé Laigle d or comandé par le sieur de Villepart aussy Capitaine entretenu po' le service du Roy et seraient arrives aud' lieu de quebecq Le dix neuf daoust der' ou ils auroient mis a terre Les gens de guerre quy estoient aud' vaisseau suivant le certifficat qui nous a esté représanté du Sr. Tallon Intandant aud.' lieu de quebecq po.' le service du Roy En datte du dix huictiesme septemb' mil six Cent soixante cinq Et un autre Certifficat des Capnes & autres officiers quy comandoient Lesd'. troupes quil nous a aussy représanté en datte du Vingt neufie' dud' mois d aoust des' signé Contrecoeur De mignard & Maximy Lesquels dits sertifficats ont esté aussytot restitué après que Lecture En a esté faitte Et auroient demeures Lesd' quy raportes aud' lieu de quebecq depuis le dix neuf daoust Jusque au dix Neufie' Septemb' der' tant po' y descharger lesd' troupes & marchandises que pour y lester les navires Et enfin auroient mis a la voille Les Jo' dix neuf dud' mois apres avoir ouy Le Coupt de Canon de partance Tiré du bord dud' Vaisseau Laigle d or po' retourner En ses Costes. faisant laquelle route Estant a quelque quatre vingt lieue dud' quebecq le Travers du Capt de matane un grand vant de Nord Nordaix se seroit levé quy les auroient obligé de tourner de bande Et estant augmenté acompagné de grele & de Neige Leur grande voile auroit esté desfonsée au default de laquelle Ils auroient mis le' artimon po' Caper a la mer laquelle aussy auroit esté desfonsée par ung Grand Tourbillon de vant pour aquoy supler ils auroient heu recours a une grande Voille de rechange qlz auroient Enverguée quy ausssytost aussy auroit esté desfonsée de manière qlz ce seroient trouves sans voille aucunes & led' vant ce fortifiant de plus en plus Les auroient jetté malgré tout le devoir quils firent pour se conserver a la coste dud' lieu de mateime.  La tempeste ayant rompu deux Cables de deux ancres quils avoient mouillé po' tascher de ce sauver

 Et estant led' vaisseau a la Coste rompu depuis Les En pature jusque a la quille ung de leur mariniers nomé helye Bordes du lieu dit chapau pres maraine En xaintonge aprehandant que led' navire se brizast ce seroit jetté a la mer a la nage po' tascher de gagner la terre & ce seroit noyé
 Ce quy auroit arresté dautres Compagnon du bort quy avoient aussy mesme dessaing de se jetter a leau & dix autres hommes dud bort seroient demenres Blesses et estropiés des maux quils avoient souffers pandant la tempeste & des Coups de mer Et finalement Le vant estant un peu calmé Ils auroient tous mis pied a terre non Neantm- sans peril, duquel malheur le noffrage cy dessus ayant donné avis a quebecq a monsieur de Tarsy Lieuten' General po' le service du Roy En tous les pais de lamerique par le Sr Ythier guillon Lieutn' aud' vaisseau avecq sept autres marinier ordre auroit esté donné au Sr de padejeu comandant un autre navire du Roy nomé le St Sebastien et au Sieur de bouge Capne du vaisseau nomé Le Jardin de hollande et au s' guillet comandant Le Vaisseau La Justice de passer aud' lieu de matenne ou Ils ont faict noffrage po' les prandre et recueillir dans le' vaisseaux ou de le' faire donner des vivres pour le' subsistances au cas quils ne peuvent les prandre dans leurs vaisseaux, lequel dit padejeu seul seroit venu aud' lieu de matenne Le vingt et uniesme dud' mois d octobre dans la chaluppe duquel eusernt' dans celle de le' vaisseau quils avoient conservé et Envoyé aud' lieu de quebecq Ils se seroient enbrques avecq les autres hommes de son esquipage & les passagers qz avoient ayant lessé tout ce quy estoit sauvé de leurdit navire sur la Coste dans deux cabannes qilz y ont faict desquelles choses ils ont faict un invantaire Et pour ce qu regardes leur vestement & hardes les auroient entierem' perdus et lesses dans les Coffres quy sont Ct auraient beaucoup soufferts en atendant des nouvelles de La' chaloupe, Nayant de pin ny de victuailles que Celles quils pouvoient tirer de le' vaisseaux mouillées et gastées & des coquillages de la coste dud' pays depuis le vingt sixie' septemb' jusque aud' jo' Vingt & uniesme octobr' que les dittes chaloupes arrivoient aud' lieu ou ilz estoient ayant pris resollution auparavant quelle fussent venue des des coperant de leur salut de ce mettre a chemin po' aller aud' lieu de quebecq moitie par eau & moitie par terre Et trouvé moyen de bastir un petit bateau du desbris de leur navire Et Estant a bord du vaisseau dud Sr de padejeu auroyent continué leurs routtes seroient arrives heureusem' En cette ville Vandredy der' quy est tout ce qlz ont dit duquel raport & desclaration cy dessus nous avons ausd' quy raportent Sceaux ce requérant donné acte pour leur valloir et servir ce que de raison. faict et donné par nous Led' de mirande Les jo' & en presance que dessus Et ont Lesd' guillon Boutin peré & Grignon Signes & et les autres declare ne savoir signer.
Guillon Leaubertiere
de mirande
Ornaud peres
Boutin
grosseau
Grignon


 
(1 ) :   Robert, Michel :     Genealogy for the Descendants of the French Colonists of North America, site web : www3.telus.net/michel_robert

 Sources :      Fonds des Archives départementales de la Charente-Maritime; La Rochelle [France] , Bibliothèque nationale. Département des manuscrits. Mélanges de Colbert , [rc16514,   21151-4, 121166, 121191,121539] et  Fonds des Archives départementales de la Charente-Maritime; La Rochelle [France], Série B, Cours et juridictions, 1663-1667 vols B5666 p. 2-5.
  Michel Ladouceu, juillet 2005
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Vivien au Fort Ste- Thérèse

Publié le par Michel

plaquefortstetherese
Plaque commémorative du Fort Sainte-Thérèse.
On peut y lire :


«  Vis-à-vis sur l’Ile Ste-Thérèse, le régiment de Carignan érigea un fort en 1665. D’ici M. de Courcelles partit pour son expédition contre les Iroquois,  en 1666. »
  Source : Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France / http://inventairenf.cieq.ulaval.ca/inventaire

cartefortstetherese

 

En 1665, peu après son arrivée en Nouvelle-France, le Régiment de Carignan-Salières,  est envoyé à la rivière des Iroquois, aujourd’hui rivière Richelieu, pour y construire trois forts. Le premier fut construit à l’embouchure de la rivière, le second aux pieds des rapides et le troisième à «  trois lieues au sud ». Le fort Sainte-Thérèse, érigé entre le 2 et le 15 octobre 1665, sous la direction du colonel  Henri de Chastelard de Salières, sur un terrain difficile d’accès, était fait d’une double palissade de cinq mètres de hauteur. Il servit comme poste de base pour le ravitaillement des troupes de Monsieur Daniel de Rémy de Courcelles (1626-1698), gouverneur de la Nouvelle-France (1665-1672), dans son expédition  contre les Agniers, ainsi que celles de Tracy en 1666.  Il est peu cité dans les documents officiels qui ont été préservés. En 1667, le lieutenant-général de la Nouvelle-France, Alexandre de Prouville de Tracy,  conseille dans un mémoire sur la colonie  de laisser 9 compagnies en Nouvelle-France dont 2 en Acadie (Pentagouet, Port-Royal). Il suggère de répartir les autres compagnies à Québec, Montréal, Trois-Rivières et aux forts Saint-Louis et Richelieu, et d’obliger  les capitaines à  accorder des congés aux soldats qui voudraient se faire habitants. Il  conseille d'augmenter le fort Saint-Louis et de détruire les forts Sainte-Anne, Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Thérèse; de  laisser «Saurel» au fort Richelieu. (1) Le fort ne fut pas détruit à l’époque mais probablement abandonné ou du moins négligé. Cependant, quelques temps avant la Conquête,

 

« En 1752, l’ingénieur Franquet parle des bâtiments qui subsistent encore à Ste-Thérèse, les disant ‘ en assez bon état’. Le 15 juin 1760, Robert Rogers et ses soldats investissent par ruse le magasin fortifié de Ste-Thérèse ainsi qu’une quinzaine d’habitations aux alentours. Tout est incendié. par la suite, un second fort est érigé et sa durée est courte puisque, le 28 août de la même année, devant la victoire des troupes d’Haviland, les français y mettent le feu. C’est d’ailleurs autour des ruines de ce fort que les troupes d’Haviland  s’installent temporairement et dressent d’importants retranchements. » (2)


 

CHAPITRE QUATRE
Des premiers forts construits sur la rivière des Iroquois

En mesme temps que les Outaoüak s'embarquoient, pour remonter en leur païs, le vent s'étant rendu plus favorable, les soldats qui avoient esté obligez de s'arrester aux Trois-Rivieres, s'embarquerent aussi; et aprés avoir navigé sur le lac de Saint-Pierre, ils se rendirent à l'entrée de la rivière de Richelieu, qui conduit aux Iroquois d'Aniegué.

Le dessein que l'on avoit à cette premiere campagne, estoit de faire bastir sur le chemin, quelques forts, que l'on a jugez absolument necessaires, tant pour assurer le passage, et la liberté du commerce, que pour servir de magasins aux troupes, et de retraites aux soldats malades et aux blessez.

Pour cet effet on a choisi trois
 postes avantageux. Le premier à l'embouchure de la riviere des Iroquois. Le second, dix-sept lieues plus haut, au pied d'vn courant d'eau, que l'on appelle le Sault de Richelieu. Le troisième environ trois lieues plus haut que ce courant.

Le premier fort, nommé Richelieu, a esté fait par Monsieur de Chambly, qui commandoit cinq compagnies, que Monsieur de Tracy y avoit envoyées.

Le second fort nommé Saint-Louis, à cause qu'il fut commencé dans la semaine que l'on celebroit la feste de ce grand Saint, Protecteur de nos Rois et de la France, a esté fait par Monsieur Sorel, qui commandoit cinq autres Compagnies, du Régiment de Carignan-Salieres.

Monsieur de Salieres, Colonel du Regiment, a voulu prendre luy-mesme, le poste le plus avancé vers les ennemis. et le plus dangereux. A peine osoit-on esperer que cet ouvrage deust estre fait avant les neiges, n'ayant pu setre commencé que bien tard: mais le Chef, qui a blanchi sous les armes, et qui par le nombre des années, n'a rien perdu encore de sa vigueur, ni de son courage, ayant mis le premier la main à l'oeuvre, a si bien animé les soldats par son exemPlaque commémorative du Fort Sainte-Thérèse. On peut y lire : «  Vis-à-vis sur l’Ile Ste-Thérèse, le régiment de Carignan érigea un fort en 1665. D’ici M. de Courcelles partit pour son expédition contre les Iroquois,  en 1666. »ple, que le fort a esté heureusement achevé le mois d'Octobre, au jour de Sainte-Therese, d'où il a tiré son nom.

De ce troisiéme fort de Sainte Therese on peut aller commodément jusqu'au lac de Champlain, sans rencontrer aucuns rapides, qui puissent arrester les bateaux.

Ce lac, aprés soixante lieues de longueur, aboiutit enfin aux terres des Iroquois Annieronnons. C'est là que l'on a dessein de bastir encore dés le Printemps prochain , un quatriéme fort, qui dominera dans ces contrées, et d'où l'on pourra faire des sorties continuelles sur les ennemis, s'ils ne se rendent à la raison.

Nous donnerons à la fin du chapitre suivant, le Plan de ces trois forts, avec la Carte dun païs des Iroquois, que l'on n'a point encore veuë; aprés avoir remarqué quelques particularitez de ces Peuples, qui nous traversent depuis si long-temps, pour n'avoir esté bien attaquez. (3)
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(1)  :    De Tracy :  Correspondance, Archives coloniales, Fonds des colonies, ArchiviaNet, Bibliothèque et Archives Canada, www.collectionscanada.ca
(2)  :    Bouchard, Francine; Desjardins, Pierre; Filion, Mario; Provost, Suzanne :  La Vallée du Richelieu, introduction à l’histoire et au patrimoine,                        Ministère des Affaires culturelles, Québec, 1981.
(3)  :    Le Mercier, François (1604-1690 ) : Relation de ce qui s'est passé en la Nouvelle France, és années 1664 & 1665: envoyée au R. P. provincial de   la province de France, Éd. Sébastien Cramoisy, et Sébast. Mabre-Cramoisy, Paris, 1666.
  
Michel Ladouceur,
Juillet 2005. 


 

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