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Le régiment de Vivien

Publié le par Michel Ladouceur

Le régiment de Carignan-Salières

 

1665 - 2015       35

 

L’année 2015 rappellera après 350 ans

l'arrivée du du régiment de Carignan-Salières

en Nouvelle-France.

 

En effet, en 1665, près de 1 000 officiers et soldats de ce régiment arrivent à Québec  pour défendre la colonie contre les attaques iroquoises. Les soldats sont dispersés à travers le pays pour entreprendre la construction de forts. Trois ans plus tard, une paix relative s'étant installée, le régiment est dissous et les autorités offrent aux officiers  et aux soldats de s'installer au pays.  Quelques-uns acceptent l'offre. Des seigneuries sont octroyées, et des terres sont distribuées à environ 325 soldats dont les 2 tiers se marient, avec entre autres les Filles du Roy. 

À suivre

Le régiment de Vivien
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Marguerite Bourgeois

Publié le par Michel Ladouceur

Marguerite Bourgeois

Marguerite Bourgeois et la petite chapelle...​

 

Vers 1675, Marguerite Bourgeois entreprit la construction d'une petite chapelle dédiée à Notre-Dame. Elle désirait en faire un lieu de pélérinage.

Le site web du Musée Marguerite Bourgeois à Montréal présente comme suit ce projet :

 " Le pèlerinage à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours est né à la fois de la dévotion de Marguerite Bourgeoys à la Vierge Marie et du besoin d’un lieu de pèlerinage plus sécuritaire que le lieu de la croix du Mont-Royal érigée par Paul Chomedey de Maisonneuve et les premiers pionniers.

En 1655, elle demande aux colons de se joindre à elle pour la réalisation de son rêve : la construction d’une chapelle de pèlerinage facilement accessible à pied. Après des délais et des imprévus, la première chapelle de pierre de Montréal voit le jour en 1675.​ "

Vivien Lamagdeleine et Marguerite Bourgeois

En 1675, Vivien et Marguerite se cotoyaient déjà depuis une dizaine d'année à Ville-Marie , petit village d'environ 300 habitants. 

Arrivé en 1665, après avoir travaillé à la construction du Fort Ste-Thérèse sur le Richelieu, Vivien suit son régiment jusqu'à Ville-Marie. Il y vivra comme soldat jusqu'en 1672, année où il recevra une terre et se mariera. Comme soldat, il travailla à l'érection des murs de défense de Ville-Marie. On peut facilement imaginer Marguerite faisant appel à ce nouveau colon expérimenté pour oeuvrer à la construction de sa chapelle.

Par la suite, ce fut Marguerite qui donna un coup de mains à Vivien. En effet, son épouse, Marie Godin, mourut le dimanche,  26 octobre 1687,  à l’âge de 30  ans. Elle laissait huit enfants dont le plus vieux avait quatorze ans et la plus jeune avait à peine six mois.

 Vivien se tourna alors vers les religieuses. Vu son « incommodité » les religieuses de la Congrégation Notre-Dame s’engagèrent à deux reprises, en 1688 et en 1690, à aider Vivien. Elles acceptèrent de loger, nourrir et éduquer « dans la foi » ses fils moyennant quelques services domestiques.* * 

 

*  VOIR :   http://genealogie.over-blog.net/article-vivien-et-montreal-2-112813275.html

VOIR :   

 

 

     
Marguerite Bourgeois 1620 - 1700 arrivée au pays en 1653
Vivien de Lamagdeleine 1638 - 1708 arrivé   au pays en 1665
 

 

Michel Ladouceur

juin 2013

Crypte sous la chapelle Notre-Dame du Bon Secours, du Vieux-Montréal : vestiges de la petite chapelle érigée en 1675.
Crypte sous la chapelle Notre-Dame du Bon Secours, du Vieux-Montréal : vestiges de la petite chapelle érigée en 1675.Crypte sous la chapelle Notre-Dame du Bon Secours, du Vieux-Montréal : vestiges de la petite chapelle érigée en 1675.

Crypte sous la chapelle Notre-Dame du Bon Secours, du Vieux-Montréal : vestiges de la petite chapelle érigée en 1675.

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Histoire des communautés religieuses

Publié le par Michel Ladouceur

Histoire des communautés religieuses au Québec

par  Guy Laperrière, VLB éditeur, Montréal, 2013 

 

Bouquin très intéressant écrit par un spécialiste de l'histoire religieuse et française de l'Université de Sherbrooke, ce livre retrace l'implantation des communautés religieuses au Québec jusqu'à aujourd'hui. 

Intérêt pour les passionnés de l'histoire de la Nouvelle-France mais aussi pour les babyboommers qui ont connu dans leur enfance et adolescence la main mise religieuse sur tous les aspects de leur vie et qui ont vécu le déclin de  ce "royaume de Dieu sur terre" dans les années '60 et '70.

Michel Ladouceur

mai 2013

 

 

Histoire des communautés religieuses

Publié dans LECTURES

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Brève histoire du régime seigneurial

Publié le par Michel Ladouceur

Brève histoire du régime seigneurial

Benoît Grenier, Éditions du Boréal, Montréal, 2012

 

Petit livre iniatique pour bien comprendre le régime seigneurial de la Nouvelle france en comparaison avec le régime français. Bien fait par un historien de l'Université de Sherbrooke, le document intègre les mises à jour des connaissances historiques. En plus d'une bibliographie, ce petit livre comprend aussi un index et un glossaire pertinents. 

Brève histoire du régime seigneurial

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L'école du Cap

Publié le par Michel Ladouceur

L'école du Cap construite par Onésime

 

Mon grand-père Onésime Ladouceur a été dénombré dans un recensement  en 1887  à St-Raphaêl de l’Ile Bizard. Il a été   cultivateur et entrepreneur en construction à Ile Bizard. Onésime aurait été entrepreneur en ciment, pierres, etc. En 1899, la commission scolaire de l'Ile Bizard lui confia la construction d'une école dans la partie ouest de l'île pour la somme de 690 dollards.

" Il était entendu qu'Onésime Ladouceur devait construire une maison d'école, une remise, des cabinets d'aisance et poser une clôture sur le terrain le tout semblable à la maison d'école de la Côte St-Charles, paroisse de St-Joachin de Pointe-Claire. Il devait employer de l'épinette blanche de première qualité. Le plafond et la boiserie murale seraient de bois embouveté de pas plus de 3 pouces de large. L'intérieur de la maison devait être teint, huilé et verni."

L'ancienne école du Cap a reçu le prix émérite du patrimoine de l'Opération patrimoine architectural de Montréal 2002.

Michel
 L'école est située au 1255 Montée Wilson, lot P150-28. Elle est signalée par une plaque apposée en 2003 par la Société découverte et sauvegarde du patrimoine de l'île Bizard. Elle fut acheté en 1961 pour être transformée en résidence. Vue ce mercredi, 21 avril 2004, elle semble être en bon état.

photos de Michel L. 2004
photos de Michel L. 2004

photos de Michel L. 2004

photo de Camille Demers, 2007

photo de Camille Demers, 2007

Publié dans LIEUX DE MÉMOIRE

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Aux confins de Montréal, l'île Bizard...

Publié le par Michel Ladouceur

Aux confins de Montréal, l'île Bizard des origines à nos jours

ouvrage collectif réalisé sous l'égide de la Société patrimoine et histoire de l'île Bizard et Sainte-Geneviève, Les Éditions Histoire Québec, 2008

 

Magnifique album à lire et relire pour ceux qui comme moi aiment l'histoire de notre patrimoine, de nos ancêtres, de nos pionniers.  Ce document est un outil de référence indispensable pour les historiens et les généalogistes. Il est une mine d'informations diverses sur l'histoire de l'île depuis 1978 à 2003. Il décrit le patrimoine architectural, le patrimoine naturel et même géologique. De très nombreuses photographies anciennes et plusieurs vieilles cartes, notamment du terrier ancien, se retrouvent à chacune des 280 pages de cet album.

De nombreux ancêtres Ladouceur y sont mentionnés comme marguilliers, institutrices, menuisiers et surtout pionniers cultivateurs  ou voyageurs et cageux. Une place y est faite pour mon grand-père Onézime qui construisit en 1899 l'école du Cap. Celle-ci desservit les enfants jusqu'en 1957 et fut transformée en résidence par la suite.

Je salue ici Éliane Labastrou, auteur et l'âme animatrice de ce collectif. Grâce à  son travail persévérant et rigoureux, madame Labastrou a rappelé le passé des gens de  l'île Bizard et leur a donné ainsi un objet de fierté.

Aux confins de Montréal, l'île Bizard...

Publié dans LECTURES

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Onésime et les recensements canadiens

Publié le par Michel

Les recensements canadiens de 1881, 1901 et 1911

 

et Onésime Ladouceur, père de Paul

 

en 1881à l'Ile Bizard

Noms des personnes
Sexes

Liens

Âges au dernier anniversaire

Ladouceur, Onézime, menuisier
 m Chef  40
Brunet, Philomène  f
Épouse
 40
Ladouceur, Marie  f mère  80

Ladouceur, Wilfred
 m  Fils  11
 
Ladouceur, Onésime   
 m  Fils  8
 Ladouceur, Ernest   m  Fils  5
 
Ladouceur, Adelexa
 f  Fille  3
 
Ladouceur,  Delphis
 m  Fils  2
 
Ladouceur, Wilbrod
 m  Fils  2/12

 

Source : Recensement canadien de 1881, Saint-Raphael-de-l'Île-Bizard, Jacques-Cartier, Québec, District  # 92-I, page 1.

 


 

en 1901 à l'Ile Bizard

 

Noms des personnes
Sexes

Liens

Âges au dernier anniversaire
Dates de naissance

Ladouceur, Onésime
 m Chef  28 29 juin 1872

Derome, Mélina  f
Épouse
 22 12 mai 1878

Ladouceur, Églantine  f fille  5 9 nov. 1895

Ladouceur, George
 m  fils  1 4 mai 1899

 
Ladouceur, Albertine
 f fille  8/12 26 mars 1900

 

 

recensementonesimeladouceur1

Source : Recensement canadien de 1901, Saint-Raphael-de-l'Île-Bizard, Jacques-Cartier, Québec, District  # 157-U, page 7, lignes 39 et s.


 

 

 

 

en 1911  à Lachine

Noms des personnes
Sexes

Liens

Âges au dernier anniversaire
Dates de naissance

Ladouceur, Onésime
 m Chef  37  juin 1874

Derome, Derome  f
Épouse
 23 février 1888

Ladouceur, Églantine  f fille  15 novembre 1895

Ladouceur, George
 m  fils  12 mai 1899

 
Ladouceur, Albertine
 f fille 10 juillet 1900

Ladouceur, Yvonne f fille 9 mai 1902
Ladouceur, Aimé m fils 3 mai 1908
Ladouceur, Marguerite f fille 1 septembre 1910

 

 

recensementonesimeladouceur

 

 

Source : Recensement canadien de1911, district no. 162 Jacques Cartier, secteur no.6 dans Lachine, page 8, lignes 12 et s.,
énumération faite par Louis Alphonse Germain.

 


 

 NOTES :
# 1 : il y a confusion entre les 2 recensements (1901 et 1911) dans les dates de naissance d’Onésime et d’Albertine. En fait, Onésime est né le 27 mars 1873 et Albertine le 26 mars 1900.
# 2 : il y ait dit ici qu’Onésime était entrepreneur à son compte et il semble que son principal lieu de travail était la « carrière ». Ceci confirme la tradition orale qui dit que Onésime était entrepreneur principalement dans les travaux de maçonnerie, de cimenterie, etc. Son gain total déclaré aurait été de 1500 $ pour l’année 1910.
# 3 : il aurait à cet époque une assurance sur la vie de 1000 $ dont le coût pour 1911 fut de 16.80 $.
# 4 : il ne savait pas lire ni écrire mais il parlait anglais. Alice et ses enfants savaient lire et écrire.

 Michel Ladouceur
16 décembre 2005

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Présence des Ladouceur à l'Ile Bizard

Publié le par Michel

Les recensements de 1825 et de 1831  à l'Île Bizard

 

Le recensement de 1825 à l'Île Bizard fait état pour la première fois du patronyme Ladouceur. En fait,  4 familles sur les 111 familles habitant l'île portent ce nom en 1825. Les trois enfants de Basile, fils d'Augustin, étaient à ce moment-là : Moyse, Jules et Zoé.


Le recensement agraire de 1831 présente Joseph comme  étant parmi les 4 plus grands producteurs de blé de l'île. Il produisait de 340 à plus de 400 minots. Il  est aussi noté à ce recensement que Étienne, fils d'Augustin, est établi sur une terre du côté nord de l'île,  que 11 personnes vivaient à la maison, que les terres occupées étaient de 86 acres ou arpents, qu'Étienne y cultivait le blé, les pois, l'avoine, l'orge, les patates et le sarrazin. Il y  possédait 14 bêtes à cornes, 3 chevaux, 8 moutons et 9 cochons !

 

 

Chefs de famille en 1825 hommes    femmes enfants
- 14 ans
total
Augustin 5 3 0 8
Basile 1 1 3 5
Jean Baptiste 2 1 4 7
Joseph ? ? 2 6

 

 

 

Source :  Labastrou, Éliane : Histoire de l'Île Bizard,  Corporation de la municipalité de Saint-Raphaël de  l'Île Bizard, 1976.

 

 

 

Implication sociale des Ladouceur à l'Île Bizard au cours des XIXè etXXè siècles

 

 

Marguilliers à la fabrique

  

Joseph       1860-1863
Eustache   1878-1881
Joseph       1890-1893
Albert        1957-1960

Gaston       1972-1974

 

Conseilliers au conseil municipal

 

Joseph      1875-1878
Maxime    1878-1881
Eustache   1881-1884
Désiré        1890-1896

Noé             1927

 

Commissaires d'école

 

  Désiré     1884-1887
Noé         1919-1927

 

Institutrices

  

Madeleine      1878-1883

 Célina              1871- ?
Gaston             1949-1952
Lilian               1949-1953
Aline                1947-1952

 

 

Source :  Labastrou, Éliane : Histoire de l'Île Bizard,  Corporation de la municipalité de Saint-Raphaël de  l'Île Bizard, 1976

 

M.L.

           
 
 
 

 

Église St-Raphael de l'Ile Bizard / 12 mai 2009 / M.L.

Église St-Raphael de l'Ile Bizard / 12 mai 2009 / M.L.

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Vivien et Montréal (2)

Publié le par Michel

Vilkle-Marie1685.jpg

Ville-Marie en 1685.
 Source : ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805,

Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000. 
 

Montréal à l’époque de Vivien

(1665 - 1708 )

suite

4          Population de l’Ile de Montréal en 1681 selon le mode d’immigration.


 

En 1681, on compte alors 64 % de la population né au pays. Les enfants de Vivien tous nés sur l’île, participent à l’avènement d’un nouveau peuple qui se distinguera peu à peu des immigrants français.  Ceux-ci sont en très grand nombre des soldats réformés du Régiment de Carignan-Salières, des Filles du Roi et des engagés qui choisissent une  vie  de pionnier avec des possibilités de liberté d’action dans un milieu plus égalitaire qu’en France où  leur avenir y serait probablement plus incertain étant donné les écarts prononcés entre les classes sociales.


IMMIGRANTS

Ecclésiastiques
Volontaires venus avec leur famille
Volontaires venus seuls
Officiers, gentilshommes volontaires
Soldats réformés dans la colonie
Marchands
Anciens engagés établis
Engagés encore en service
 
10
16
7
12
59
15
150
71
TOTAL 340

 

 
IMMIGRANTES

Religieuses
Femmes, filles, venues mari, parents
Femmes et filles venues seules
Servantes

17
26
114

4

TOTAL 161

 

ET EN AJOUTANT 887  personnes nées dans la colonie

le total de la population recensée est alors de 1,388 personnes.

 

 Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

 


 

5          Composition des ménages dans l’Ile de Montréal en 1681.


 


 

 

276 ménages répartis comme suit

 

28 couples mariés sans enfant

 

 

164 couples  avec enfants

7 veufs avec enfants
9 veuves avec enfants


2 avec 1membre ascendant
1 avec 1 membre descendant
2 avec 1 membre collatéral

3 avec un couple descendant
1 de 2 hommes non parents
2 veuves
57 célibataires masculins

Ménages simples :    75.5 %



Familles élargies :         3 %




 

Ménage non familial :     .5 %

 

 

 

 

Individus supposés solitaires :

                                         21 %

 

Note : La taille moyenne des ménages est de 4,6 et la moyenne d’enfants par famille est de 3,4.

 

Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.


 

 


 

 

6          Propriétés et population au village de Ville-Marie au temps de Vivien

 

  1665 1672 1679 1686 1693 1700 1704 +
Propriétaires *
 
50 68 102 140 251 266 281
Locataires
 
0 0 5 17 25 35 36
Autres **
 
5 6 2 4 22 29 28
Parcelles de terrain
 
61 92 148 177 303 320 314
Nb. maximal de maisons
 
39 49 77 111 206 249 261
Nb. minimal de maisons
 
23 36 62 100 180 229 248
Estimé de la population ***
 
138 216 372 600 1080 1374 1488









*

 

 

 

 

 

 

 

* Plusieurs parcelles comptent plus d’un propriétaire, notamment les parcelles indivises.

Chaque individu et chaque institution civile ou  religieuse n’ont été compté  qu’une seul fois.

 
** Autres comprend les usufruitiers et autres occupants à divers titres.

 
*** Nombre de maisons multiplié par six.

 
Dernière année pour laquelle les données sont actuellement disponibles chez Adhémar.

Source : ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805, Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000.

 


Les données présentées ici concerne le village au XVIIe siècle, un espace qui correspond de nos jours au Vieux-Montréal.  Donc, en 1665, cet espace était subdivisé en 61 parcelles de terrain sur lesquelles étaient établis divers bâtiments dont au moins 23 maisons qui abritaient environ 138 personnes. De sept ans en sept ans, il y a une constante et forte augmentation des parcelles, des maisons et des propriétaires. La période 1686-1693 est une période très prospère : le nombre de parcelles augmente de 71 % tandis que le nombre de propriétaires  et celui des maisons augmente de 80 %. Puis le début du nouveau siècle révèle une période d’immobilité ou presque comparativement au boum antérieur.

Michel Ladouceur
Avril 2005

 

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Vivien et Montréal (1)

Publié le par Michel

Montréal à l’époque de Vivien (1665 - 1708 )

  habitantsdevillemarie

1          Population  au pays au temps de Vivien


La population de la Nouvelle-France est modeste et progresse lentement comparée à celle de la Nouvelle-Angleterre.

Cependant, sur une période de quinze ans, de 1666 à 1681, la population de la Nouvelle-France triple

et celle de l’île de Montréal double.

 

Année Nouvelle-France Ile de Montréal Ville-Marie *
1666 3 246 403 hommes     256 femmes
659 personnes
156
1681 9 742 779 hommes   609 femmes
1388 personnes
450
1688 10 038 779 hommes   634 femmes
1,413 personnes
630
1695 12 786 1,114 hommes   1,047 femmes
2,161 personnes
1 152
1707 17 615 1,907 hommes    1,719 femmes
3,626 personnes
 

 
* : estimations
Sources :  Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

ADHÉMAR, Bases de données du Groupe de recherche sur Montréal, propriété, bâti et population à Montréal, 1642-1805, Centre canadien d’Architecture, Montréal, 1996-2000.

 


 


2          Population de l’Ile de Montréal

selon l’état civil,

par tranches d’âge en 1666.


 

À l’arrivé de Vivien au pays, Montréal était un petit village.

Le recensement de 1666 dénombre 659 habitants pour l’ensemble de l’Île de Montréal.

La population est très jeune : 88 % des habitants ont moins de 39 ans et 46 % moins de 19 ans.

Les hommes sont majoritaires, ils comptent pour 61 % de la communauté. Dans une proportion de 56 %, les hommes de plus de 19 ans  sont célibataires tandis que 84 % des femmes sont mariées.



TRANCHES D'ÂGE
  HOMMES     FEMMES   TOTAL
  célibataires mariés sous-total célibataires mariés sous-total  
0-19 ans 166 0 166 133 7 140 306
20-39 ans 117 65 182 11 82 93 275
40-59 ans 17 34 51 6 14 20 71
60-79 ans 0 4 4 2 1 3 7
80-99 ans              







 

TOTAL 300 103 403 152 104 256 659

Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

 

 


 

 

3          Population de l’Ile de Montréal selon l’état civil, par tranches d’âge en 1681


 

Quinze ans plus tard, la population a doublé. La population est encore très jeune : 81 % des habitants ont moins de 39 ans.

Les enfants de moins de 19 ans forment le groupe le plus important, représentant maintenant 55 % de la population totale.

Les hommes sont encore majoritaires mais seulement à 56 % de l’ensemble de la population.

Les hommes de plus de 19 ans sont mariés dans une plus grande proportion qu’en 1666 :  51 % plutôt que 44 %.

Et 80 % des femmes ont un conjoint.

 

 

TRANCHES D'ÂGE
  HOMMES     FEMMES   TOTAL
  célibataires mariés sous-total célibataires mariés sous-total  
0-19 ans 381 1 382 362 22 384 766
20-39 ans 126 96 222 27
116 143 365
40-59 ans 62 91 153 12 59
71 224
60-79 ans 7 15
22 6 2 8
30
80-99 ans        2  1  3 3







 

TOTAL 576 203 779 409 200 609 1 388


Source : Dechêne, Louise : Habitants et marchands de Montréal au XVIIème siècle,  Les Éditions du Boréal, Montréal, 1988.

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