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Magnifique !

Publié le par Michel Ladouceur




 




" Mémoires " de Philippe Aubert de Gaspé constitue  un livre magnifique à lire pour tous ceux qui s'intéressent  à l'époque du Bas-Canada.

Écrites à l'âge de 79 ans, les mémoires du seigneur de St-Jean-Port-Joli  nous révèlent  beaucoup sur le quotidien de l'élite canadienne française de l'époque, nationaliste mais tirant sa fierté d'être proche de ceux qui comptent, c'est à dire les familles anglaises colonisatrices, maîtres de l'économie et de la politique.

  L'auteur nous parle de plusieurs étapes de sa vie. Ses souvenirs d' enfance nous rapprochent de la Conquête. Il sait amener le lecteur dans les rebondissemnet d'un conte ou des histoires transmises de génération en génération.

De sa vie adulte, il tire plusieurs petits portraits des gens connus ou plus humbles qu'il a cotoyés et qu'il a aimés.
Ce livre  a une une valeur documentaire et historique.

Une écriture alerte qui nous révèle auusi de nombreuses et " savoureuses "   expressions françaises à redécouvrir, expressions parfois inconnues, parfois cachées au fond de notre mémoire héréditaire.


Aubert de Gaspé, Philippe : Mémoires ,
Bibliothèque québécoise, Montréal, 2007

Publié dans LECTURES

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Un observateur du détail...

Publié le par Michel Ladouceur



Un observateur du détail


John Lambert, voyageur, auteur et aquarelliste, de formation militaire anglaise, a parcouru le Canada  au tout début du XIXè siècle.   Il a visité et séjourné à Montréal et à Québec. Il a parcouru les campagnes le long du grand fleuve. Il fut un observateur perspicace, critique et extrêmement précis. Ses notes de voyage  ainsi que ses dessins  nous   en apprennent beaucoup sur la colonie. Il se prononce sur presque tout et nous fait faire des découvertes. Voici quelques-uns de ses  thèmes :
les principales institutions
les biens de consommation
le climat
les métiers
l'agriculture
la fiscalité
le commerce
les modes
la littérature
la religion
les Indiens
la faune
la flore
les villes etc.

VOIR :   www.biographi.ca

Lambert, John :   Voyage au Canada dans les années 1806, 1807 et 1808, Éditions du Septentrion, Québec, 2006

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LORD DURHAM

Publié le par Michel Ladouceur

  LE RAPPORT DURHAM


Regards sur un peuple sans histoire et sans littérature...



Durham fut envoyé au Canada pour faire le point sur les insurrections de 1837-1838.
Son rapport est le fruit d'un regard lucide sur une situation explosive autant au Haut-Canada qu'au Bas-Canada, et dans un contexte international où les peuples désiraient s'émanciper du joug britannique et aspiraient à plus de démocratie.

Durham, John George Lambton :   Le Rapport Durham, Éditions de L'Hexagone, Montréal, 1990

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Les cageux

Publié le par Michel Ladouceur

 

presdupontvictoriaPrès du Pont Victoria.   Source : Archives publiques du Canada

 


Les cageux


Les cageux étaient ces voyageurs qui transportaient le bois  sur la rivière Outaouais et le fleuve St-Laurent jusqu’à Québec où d’autres travailleurs embarquaient le bois sur des bateaux en partance pour l’Angleterre.  Jeunes gaillards de moins de 30 ans, parfois très jeunes, ils menaient la vie dure vivant et couchant à la belle étoile ou presque sur les cages pendant plusieurs semaines, faisant face aux éléments de la nature : courants vigoureux,  vents forts, tempêtes glaciales, rapides dangereux. 

 

cagesurlacchats

Cages en préparation sur le Lac des Chats

 

 

Les cages
Les « plançons » étaient des troncs d’arbre équarris par les hommes.

Jusqu’à 2500 « plançons » étaient reliés ensemble avec des « harts », liens flexibles faits de branches de jeunes bouleaux, pour former des « cribes » ou des « drames ».

Les « cribes » étaient des radeaux de 8 sur 15 mètres tandis que les « drames » pouvaient atteindre 12 sur 30 mètres.

Jusqu’à 100 « cribes » ou  « drames formaient une « cage ».

La « cage »  était donc une grande plateforme flottante formée de billots flottants tel le pin, et chargée de bois équarri tel le chêne et de madriers divers, menée par une équipe d’hommes qui y vivaient pendant plusieurs semaines. De nombreuses cages formaient sur le fleuve un « train de bois flottant ».

Les cages  quittaient la région de l’Outaouais et empruntaient la rivière Gatineau, puis la rivière Outaouais, le Lac des Deux montagnes, le fleuve St-Laurent, le Lac St-Pierre pour arriver à Trois-Rivières et Québec. De là le bois était embarqué à bord de navires qui étaient dirigés vers les chantiers navals d’Angleterre. Pour franchir les rapides, on détachait les radeaux un à un. Sur les lacs on hissait parfois des voiles.

 

repassurradeau

L’attente du repas sur le radeau de J.R. Booth, vers 1880. 

Source : Archives publiques du Canada.

 

 

La cambuse


Sur une cage d’un train de bois était installé un abri servant de cuisine. C’était la « cambuse » où le « cook » préparait ses « beans ». Celle-ci étaient cuites avec du lard dans des chaudrons de fer enfouis toute une nuit dans du sable chaud qui reposait sur le radeau.

Michel Ladouceur
27 avril 2006


 

 

LA CHANSON DES RAFTMANS
D’où qui sont tous les raftmanns ?

D’où qui sont tous les raftmanns ?

Bing sur le ring, Bing sur la rang
Laissez passer les raftmanns
Bing sur le ring, bing bang!

Dedans Bytown sont arrêtés
Dans les chantiers ils sont montés
Des provisions ont apporté
Sur l'Outaouais s'sont dirigés
En canot d'écorce ont embarqué
Dans les chantiers sont arrivés
Des manch's de hach's ont fabriqué
Ils ont joué de la cognée
À grands coups de hach's trempé's
Pour l'estomac leur restaurer
Des porc and beans ils ont mangé
Après avoir très bien dîné
Un' pip' de platr' ils ont humé
Quand le chantier fut terminé
S'sont mis à fair' du bois carré
Pour leur radeau bien emmancher
En plein courant se sont lancés
Sur l'ch'min d'Ayulmer ils ont passé
Avec l'argent qu'ils ont gagné
Sont allés voir la mèr' Gauthier
Et les gross's fill's ils ont d'mamdé
Ont pris du rhum à leur coucher
Et leur gousset ont déchargé
Le médecin ont consulté




Lettre de change pour une cage de cèdre

La lettre de change est du papier-monnaie au même titre que la monnaie de carte employée en Nouvelle-France. Souvent employée à l’époque, elle compensait pour le manque de véritables pièces de monnaie attendues de France.  L’habitude persista  d’utiliser couramment cette promesse de paiement faite sur papier. Ainsi ici, promesse est faite de  payer à Amable Beaufils 90 livres pour une cage de cèdre.

John Reed Ecuyer trésorier des chemins, &c.

Monsieur

Il Vous plaira payer à Amable Baufy [Beaufils] quatre vingt dix livres pour une cage de cedre contenant cent vingt cedres de vingt pieds.

Montreal le 24e May 1797

P. [Paul] Lacroix "

Source : Lettre de change pour une cage de cèdre, 24 mai 1797. Fonds Cour des sessions générales de la paix du district de Montréal. TL32,S37,P1797 (06-M)




À consulter  sur les cageux :

Labastrou, Éliane et Roger :  L’ère des cageux uen épopée du XIXè siècle, Société du patrimoine et d’histoire  de  l'Île Bizard, 2004

Trépanier, Léon : À l’époque où les cageux s’arrêtaient à la Pointe-aux-Carrières…, La Patrie, dimanche, le 13 février 1949

Publié dans DÉCOUVERTES

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ALEXIS de TOCQUEVILLE

Publié le par Michel Ladouceur

Alexis de Tocqueville (1805-1859)

Penseur éminent, fin analyste de la chose politique française et américaine, très grand démocrate, Alexis de Tocqueville est venu à l'été 1831 au Bas-Canada. Il a visité Montréal et Québec ainsi que les campagnes environnantes. Il parcours le pays avec enthousiaste découvrant la vieille France en Amérique. Il analyse la situation de ce peuple, il entrevoit sa destinée.Voici quelques extraits qui nous démontrent toute sa sagacité.


"...Nous arrivons au moment de la crise. Si les Canadiens ne sortent pas de leur apathie d'ici à vint ans, il ne sera plus temps d'en sortir. Tout annonce que le réveil de ce peuple approche. Mais si dans cet effort les classes intermédiaires et supérieures de la polpulation canadienne abandonnent les basses classes et se laissent entrainer dans le mouvemnt anglais, la race française est perdue en Amérique. "

"...Il est donc à craindre qu'avec le temps et surtout l'émigration des Irlandais catholiques, la fusion ne s'opère. Et elle ne peut s'opérer qu'au détriment de la race , de la langue et des moeurs françaises. "


Tocqueville, Alexis de :   Regards sur le Bas-Canada, Éditions Typo, Montréal, 2003


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JOURNAL D'UN JEUNE DÉPUTÉ

Publié le par Michel Ladouceur


CHAUVEAU, PIERRE-JOSEPH-OLIVIER, avocat, homme de lettres, homme politique, shérif et professeur, né à Charlesbourg, Bas-Canada, le 30 mai 1820, fils de Pierre-Charles Chauveau et de Marie-Louise Roy ; le 22 septembre 1840, il épousa à Québec Marie-Louise-Flore Masse ; décédé au même endroit le 4 avril 1890.
VOIR : www.biographi.ca


UN PETIT BIJOU À LIRE :
le quotidien d'un jeune député de  26 ans qui nous révèle le Montréal politique, journalistique et littéraire du milieu du XIXè siècle.


Chauveau, Pierre-Joseph-Olivier :    De Québec à Montréal, Journal de la seconde session, 1846, suivi de sept jours aux États-Unis, 1850, Éditions Nota Bene, Québec, 2003

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DOLLARD DES ORMEAUX

Publié le par Michel Ladouceur

  Dollard Des   Ormeaux

Dollard Des Ormeaux fait partie des mythes de notre histoire. Pour bien cerner ce qui en est
l'auteur est retourné aux sources et nous présente ici 16 documents du XVIIè siècle  dont entre autres :

 un billet de reconnaissance de dette signé par Dollard
 le testament de Jean Valets, un compagnon de route
 le rtegistre des morts établi par
 le curé Gabriel Souart, prêtre de Saint-Sulpice
 le témoignage du Huron Louis Taonde choren recueilli par le père Chaumonot et rapporté par la mère Marie de l'Incarnation
 le récit du combat du Long-Sault dans l'Histoire de Montréal par Dollier de Casson.

Boisvert, Aurélien :   Dollard, Ses compagnons et ses alliés, selon les textes du XVIIè siècle. Les Éditions du Septentrion, Québec, 2005

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LES PATRIOTES

Publié le par Michel Ladouceur



David, Laurent-Olivier :    Les Patriotes de 1837-1838, Comeau & Nadeau, Montréal, 2000

Les Patriotes de 1837-1838 a connu plusieurs éditions. La première édition date de 1884, publiée à Montréal chez Eusèbe Sénécal & fils.

"  ( Cette oeuvre )  témoigne des soulèvements infructueux qui déchirèrent le pays durant ces deux terribles années de révolte contre le joug de la couronne britannique, alors symbole d'oppression sur tous les hémisphères du globe. Malgré le romantisme et lesw inexactitudes historiques que ce travail a contribué à colporter au fil du temps, ce livre est indispensable à qui veut comprendre le destin de ces portés par l'idéal de liberté et de justice.  " 
Note de l'éditeur

Laurent-Olivier David (1840-1926),  journaliste, propriétaire de journaux, auteur, avocat, fonctionnaire et homme politique,  est l'auteur de nombreux ouvrages historiques. Il fut président de la Société Saint-Jean-Baptiste et fondateur du Monument national.

VOIR :   www.biographi.ca/FR/index.html

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Intéressants et instructifs

Publié le par Michel Ladouceur

La Vie musicale en Nouvelle-France
et
La Vie culturelle à Montréal vers 1900


Voilà deux livres très intéressants et instructifs mais qui font appel quelquefois à des connaissances  spécialisées. Ce sont deux ouvrages écrits par plusieurs auteurs qui font le point sur les recherches historiques concernant la musique religieuse et la musique profane sous le régime français ou encore concernant la poésie, le théâtre, la littérature, etc. à Montréal au début du XXè siècle.

La Vie musicale nous révèle en premier lieu la richesse des chants liturgiques. Puis les  auteurs nous font découvrir qu'on savait fêter en Nouvelle-France notamment dans les demeures des gouverneurs et des intendants, ceux-ci toujours en compétition avec ceux-là : bals, concerts et représentations théâtrales.  De nombreux instruments de musique étaient amenés de France.

La Vie culturelle s'intéresse aux péripéties des troupes de théâtre, françaises et canadiennes françaises, aux salons de conversation,  à l'école littéraire de Montréal, etc.  Ses auteurs nous font aussi connaître  quelques personnages  importants de l'époque : Louis Dantin, Charles Gill et Émile Nelligan.

M.L. 27 août  2006

Gallat-Morin, Élisabeth et Pinson, Jean-Pierre : La Vie musicale en Nouvelle-France , Les Éditions du Septentrion, Québec, 2003.

Cambron, Micheline : La Vie culturelle à Montréal vers 1900, Les Éditions Fides et la Bibliothèque nationale du Québec, Montréal, 2005.


Intéressants et instructifs
Intéressants et instructifs

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La guerre de Sécession

Publié le par Michel Ladouceur


Les Canadiens français et la guerre de Sécession

En 1860, les Etats-Unis vivent un éclatement. Depuis le début du siècle, les économies du Sud et du Nord se sont développées très différemment. Le Nord industrialisé a besoin de mesures protectionnistes tandis que le Sud qui a une économie agricole soutenue par l’esclavage, réclame la libre circulation des biens. Le Canada suivra la ligne directrice de la Couronne britannique et appuiera le Sud. L’Église catholique du Canada français qui s’oppose à l’esclavage soutiendra la sécession du Sud. Elle voit dans la société américaine du Nord un univers matérialiste sans valeurs morales. Elle perçoit la démocratie américaine comme moteur d’anarchie et de désordre social. Elle se reconnaît plus dans le Sud agricole et religieux.
Malgré ces positions de leur gouvernement et de leur église, les Canadiens français seront nombreux à quitter leur pays, à s’établir en Nouvelle-Angleterre et même à s’engager dans l’armée américaine du Nord.

Pourquoi ? Par patriotisme envers le pays d’accueil ? Pour la défense d’idéaux ? Les motivations de ces jeunes dans la vingtaine (quelques-uns seront à peine sortis de l’adolescence) seraient plutôt la recherche de l’aventure et d’un meilleur sort au plan économique. La vie rurale au Bas-Canada était très difficile. Le nombre d’enfants par famille était grand. Les garçons étaient nombreux à espérer prendre la relève du père sur la terre, qui d’ailleurs ne pouvait être morcelée indéfiniment.  Il fallait donc pour plusieurs d’entre eux élargir leurs horizons et dépasser la frontière du pays tantôt vers l’ouest canadien lointain ou plus près vers la Nouvelle-Angleterre. Ce sont surtout les avantages financiers, soldes et primes, qui amenèrent les jeunes à s’enrôler sans savoir vraiment les risques qu’ils prenaient.

On retrouve plusieurs de nos ancêtres qui temporairement émigrèrent aux Etats-Unis pour faire un coup d’argent, pour « faire la piastre ». Quelques-uns durant les années 1861 à 1865,   s’enrôlèrent dans l’armée des Nordistes.

On peut retracer entre autres un dénommé Jean-Baptiste Ladouceur (Baptistis Ladousa) qui, à l’âge de 23 ans, s’enrôlait le dimanche 20 octobre 1861 à Saginaw au Michigan. Il fut assigné au 10è régiment d’infanterie du Michigan.
Jean Thibault s’engagea à Worcester au Massachusetts pour le 21è régiment du Massachusetts, le 12 août 1861. Il était âgé de 20 ans.
Joseph Thibault (Teaboult), alors âgé de 28 ans, fut assigné au 25è régiment du Massachusetts. Il s’était inscrit le 16 octobre 1861 à Worcester.
Samuel Thibault (Tiebout) s’enrôlait là l’âge de 28 ans pour le 5è régiment de New York le 9 mai 1861.

Michel Ladouceur
30 juin 2006

Source :    Lamarre, Jean :    Les Canadiens français et la guerre de Sécession, VLB éditeur, Montréal, 2006







 

Source : wikimedia / Lincoln

Source : wikimedia / Lincoln

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