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Les Patriotes exilés

Publié le par Michel Ladouceur

La Route de Parramatta

Ce roman de Louise  Simard nous fait voir très bien la vie quotidienne des Patriotes de 1838 exilés en Australie, plus précisément à Longbottom,
petite péninsule située à quelques milles de Sydney. L'auteur évoque lesort de ses 58 jeunes hommes durant leur exil  et jusqu'au départ pour revenir au pays. Délaissant le côté politique, l'auteur s'applique avec brio à nous présenter .....

VOIR :  

Généalogie et histoire en Nouvelle-France, au Bas-Canada et au Québec

Les Patriotes exilés

Publié dans LECTURES

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La liberté.....Alfred !

Publié le par Michel Ladouceur

 

   Alfred Laliberté
(1878-1953) est  un sculpteur canadien français du siècle dernier à découvrir grâce au magnifique album de Odette Legendre.  
L'oeuvre de Lalliberté est abondante. On retrouve plus de 200 de ses sculptures  au Musée du Québec et près d'une centaine au Musée des beaux-arts de Montréal. De nombreuses autres se retrouvent au Musée Laurier d'Artabaska, au musée d'art de Joliette, au Musée de la Ville de Lachine, au Musée des beaux-arts du Canada, ainsi qu'à Manchester au New Hampshire.
Odette Legendre nous présente plus d'une centaine des oeuvres de Laliberté en se faisant discrète laissant la parole à Laliberté. En effet , plusieurs extraits des écrits du sculpteur accompagnent les photographies de François Brault.

 Legendre, Odette : Laliberté, Éditions  Fides, Montréal, 2001

Plusieurs photographies de ces sculptures sont reproduites sur le site de Michel Ladouceur

Publié dans LECTURES

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 1 bis

Publié le par Michel Ladouceur

Les ancêtres

 

# 1 bis

 

Il y a eu plusieurs immigrants Thibault au Canada mais il semblerait que seul François se soit établi au Cap St-Ignace. François Thibault de l'île de Ré fut  l'ancêtre le plus prolifique.  Arrivé à Québec en 1665, il épousa Élizabeth-Agnès Lefebvre à Ste-Anne-du Petit Cap en 1670, puis s'établit à Cap-St-Ignace où il décèda en 1724.  

 Charles-François Thibault dit Lafleur, soldat, Il épousait en troisième noce Catherine Boissonneau à St-Jean, Île d'Orléans, le 21 mai 1748.

 Denis Thibault de Preschanin en Bourgogne. Il épousait Andrée Caillaud à Ste-Famille, Ile d'Orléans, le 13 août 1667.Le couple eut 8 enfants.

 

 François Thibault, de l'Ile de Ré, Aunis, France. Il épousait Élizabeth-Agnès Lefebvre à Ste-Anne du Petit Cap, le 14 octobre 1670. Le couple eut 12 enfants.

 

Guillaume Thibault de Rouen en Normandie. Il épousait Madeleine Lefrançois à Québec, le 11 janvier 1655. Le couple eut 8 enfants dont Nicolas qui à son tour en a eu 25 ! mais avec 3 épouses différentes.

 Joseph-Jérôme Thibault dit Bellerose, de Lille en  Flandre. Il épousait Catherine Duval dite Vinaigre à Montréal, le 28 avril 1749.

 Louis Thibault, du diocèse de La Rochelle. Il épousait Jeanne Picot, à Port-Royal, Acadie, le 6 avril 1723.

 Louis Thibault, de la paroisse St-Rémi, Tours, France. Il épousa Théotiste Lefebvre à St-Ours, le 29 août 1785.

 Michel Thibault, du Poitou,  épousait Jeanne Soyer  en France vers 1660. Le couple eut 6 enfants.

 Pierre Thibault dit Léveillé, d'Agen en Guyenne. Il épousait Catherine Beaudry à Montréal, le 24 novembre 1687. Le couple eut 15 enfants.

 Pierre Thébeau de St-Malo en Bretagne. Il épousait Jeanne Comeaux, à Port-Royal, Acadie, le 26 novembre 1703.

 Robert Thibault, de Dijon en Bourgogne. Il épousait Marguerite Prud'homme à Détroit, le premier septembre 1761.

 Michel Ladouceur, avril 2006  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ancêtre Thibault : François Thibault # 1 bis

Publié dans Famille Thibault

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 5

Publié le par Michel Ladouceur

Donation de François Thibault et de Élisabeth-Agnès Lefebvre


 

  ...se donner à son fils !


 

Le 29 mars 1716, François et Élisabeth «  se donnent » à leur fils Louis devant le notaire Abel Michon qui, depuis le 1er avril 1711, était notaire royal de la région s’étendant de Lauzon à Kamouraska. (1) Louis devait prendre en charge ses parents jusqu'à leur mort. En échange,  Louis Thibault recevait ainsi  la moitié de la terre ancestrale de Cap-Saint-Ignace incluant les habitations, les bêtes et les outils de ferme. L'autre moitié devait revenir aux autres enfants à part égale. Après  quelques années Louis rachetait de ses frères et sœurs et devenait propriétaire de tout le domaine familial.

Ce document renseigne sur la nature des biens que  possédait le couple.  On y retrouve un inventaire des bêtes, des articles de ferme et des articles ménagers et on y décrit la consommation annuelle que le couple faisait au niveau du beurre, du lard, du vin et de l'eau de vie. (2)

 


 



"Par devant Abel Michon notaire royal des côtes et seigneuries qui sont depuis la pointe de Lévis jusqu'à Kamouraska en la Nouvelle-France, résidant en la paroisse de St-Thomas soussigné et témoins ci-bas nommés. Fut présent en leur personne FRANÇOIS THIBEAUX DU CAP ST-IGNACE AGE DE SOIXANTE ET DOUZE ANS et ELIZABETH AGNES LEFEBVRE sa femme de lui dûment autoriser pour l'effet des présente AGEE DE CINQUANTE HUIT ANS. Lesquels ne pouvant plus faire valloir leurs biens pour en tirer leur nourriture et entretien, et attendu leur grand âge et caducité ce qui les a obligé et oblige le dit Thibault de leur bon gré, franche et libre volonté des dits Thibault et Lefebvre, promis de faire et atteste ce qui suit.

A savoir, ils ont reconnu et confessé par les présentes AVOIR FAIT DONATION CHACUN EN LEUR NOM DE LA MOITIE DE TOUS ET CHACUN DE LEURS BIENS AINSI QU'IL EN SUIT ET EN OUTRE LA JOUISSANCE DE LA MOITIE DE LA DITE TERRE POUR TOUTE LEURS VIES A LOUIS THIBAULT LEUR FILS présent et acceptant acqu;éreur et retenant pour lui ses hoirs et ayant cause.

A savoir premièrement LA MOITIE D'UNE TERRE ET HABITATIONS a eux appartenant de la contenance de trois arpents de terre de front par la profondeur ordinaire des lieux, sise et située en la paroisse de cap st-ignace seigneurie de Vincelotte. Et de laquelle dite terre le dit acceptant aura à la volonté le choix sur elle.

ET LA MOITIE DE NEUF BESTE A MAILLE, à savoir une paire de boeuf de travaille et une autre petite paire de boeuf de trois ans, quatre vache mère et une taure de deux ans.



 

 


 

ET EN OUTRE LA MOITIE DE TOUS LES OUTILS DE FERME ET DE CULTURE DES TERRE, à savoir une charrue garnie avec des dits chevaux, une charête garnie de roues, une fourche, deux haches, deux pioches, trois tarières deux gros et un petit, un ciseau, une gouge, un marteau de faux, une asseau, trois pitaine ?, une asset, un fer de collombe, deux sciottes, trois moules de tonnelier, petit vessaux, deux faux, une douzaine de terrine, une chaudière de cuivre de trois siaux, et une petite chaudière d'environ un siaux, deux tasses, une demi douzaine d'asiette, deux plats, et un bassin en vieille estin, deux marmittes dont il y en a une mauvaise, une poille vieille, une vieille cullière à pot, une pelle à feu, un fusil.

AINSI CETTE PRESENTE DONATION FAIT AUX CHARGES ET CLAUSES ET CONDITIONS CI APRES PRÉSENTE.

Sera tenu bien solidairement pour lui et ses hoirs et ayant cause, de bailler et payer au dit donnateurs POUR CHAQUE AN ET JUSQU'AU JOUR DU DECES DU DERNIER MOURANT, premièrement la quantité de quarante minot de blé fromant et quarante écus en argent, cent cinquante livres de lard, cinquantes livres de beurre.

ET EN OUTRE DE PRENDRE SOINS DES DITS DONATEURS PENDANT LEUR VIVANT tant jusque malade, les chauffer et blanchir. Et en outre leur envoyer une vache jeune et la liberté de jouir de un coté de la maison et aussi la liberté de leur demi douzaine de poule et de volailles qui sont devant et un petit cochon.

ET EN OUTRE LA JOUISSANCE DU JARDIN QUI EST SUR LA DITE TERRE. FOURNISSANT AUSSI LEUR LIT, LINGES ET HARDES A LEUR USAGE lequel dit lit, linges et hardes à l'usage des dits donateurs demeurant au dit acceptant.

Et en outre le dit acceptant sera tenu pour chaque ans DE FOURNIR AU DIT DONATEURS TOUS LES ANS LA QUANTITE DE SIX POTS DE VIN ET SIX POTS D'EAU DE VIE à leurs réquisitions et à leurs acquis.

Et en outre sera tenu le dit acceptant après le décès des dits donnateurs DE LES FAIRE INHUMER selon leurs conditions et leur FAIRE DIRE POUR LE REPOS DE LEUR AME, CHACUN VINGT CINQ MESSES lesquels il justifira ses co-héritiers.

A faute que fera le dit acceptant d'exécuter toutes les clauses portées en ses présentes, ses présentes demeureront comme non faite, ni passé.

Car ainsi a été expressement convenu toutes les obligations. Pour l'insinuation des présentes ont les dits parties fait et constitué leur procureur spécial et général le porteur des présentes auquels ils donnent tout pouvoir d'en requérir acte. Car ainsi, promettant et obligeant. FAIT ET PASSE EN LA DITE SEIGNEURIE ET PAROISSE ST-IGNACE EN LA MAISON DES DITS DONATEURS APRÈS MIDI L'AN MIL SEPT CENT SEIZE LE VINGT NEUF JOUR DE MARS. En présence des Sieurs Eustache Fortin lieutenant de milice de la seigneurie de la rivière du sud et Claude Guimont capitaine de milice du dit lieu, lesquels et le dit acceptant et notaire ont signé les présentes. Et ont les dits donateurs, déclaré ne savoir écrire ni signer de ce enquis suivant l'ordonnance, après lecture faite.


 

 


 

EUSTACHE FORTIN
CLAUDE GUIMONT
LOUIS TIBEAUST


 

 

 

 

1 :   Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003

 

 

2 :    http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault


 

 


 

Michel Ladouceur, 25 janvier 2006

 

 

L'ancêtre Thibault : François Thibault # 5

Publié dans Famille Thibault

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Les générations Thibault : ascendance maternelle de Gabrielle Thibault-Brochu

Publié le par Michel Ladouceur

Ascendance maternelle de Gabrielle Thibault-Brochu


 

 

Gabrielle Thibault                                   Joseph Alphonse Brochu


 

Joseph Désiré Thibault                           Malvina Leclerc dit Francoeur


 

Édouard Thibault                                   Louise Lacombe


 

Pierre Thibault                                        Angèl Talbot


 

Jean-Baptiste Thibault                         Victoire Dominique


 

Jacques Thibault                                    Marie Élisabeth Gaudreau


 

Jacques Thibault                                    Élisabeth Dion


 

Jacques Thibault                                    Marie anne Proulx


 

François Thibault                                  Élisabeth Agnès Lefèbvre

 


 

Première génération 

 

 Gabrielle Brochu est née le 4 juillet 1924 à Québec, et a été baptisée sous les prénoms Gabrielle Marie Malvina Yvonne. 

 

Gabrielle a épousé Paul  Joseph Élie Ladouceur, fils de Onésime Ladouceur et Alice Derome, le 4 septembre 1944 à St-Michel-de-Bellechasse. Paul est né le 3 avril 1918 à Lachine. Il est décédé le 25 janvier 1991 à la Cité de la Santé, à Laval. Il fut  enterré le 28 janvier 1991 au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

 

 

Deuxième génération

 

La mère de Gabrielle, Monique, Raymond et Michelle,  Gabrielle Thibault est née le 3 avril  1903  et a été baptisée   le 5 avril 1903 sous les prénoms Gabrielle Marie Imelda à la Paroisse Ste-Anne, de Fall River, au Massachusetts. Le parrain était Léger Désilets et la marraine était Yvonne Thibault. Gabrielle  est décédée le 21 novembre 1936 à Québec, et a été enterrée le 23 novembre 1936 au Cimetière Belmont de  Québec.

 

  Elle avait épousé Joseph Alphonse Brochu le 3 juillet 1922 à la Paroisse St-Coeur-de-Marie à Québec.

 

 

Joseph Alphonse Brochu est né le 19 mai 1897 à St-Michel-de-Bellechasse et a été baptisé le 20 mai 1897. Il est décédé le 14 octobre 1966 à Québec, et a été enterré le 17 octobre 1966 au Cimetière Belmont de Québec.

  La famille résidait 8 rue D'Artigny à Québec.

 

 

Troisième génération

  

Joseph Désiré Thibault est né en 1860 à Montmagny, Québec. Il est décédé le 21 octobre 1912 à Québec. Il avait  épousé Malvina Leclerc dit Francoeur le 21 août 1888 à la Paroisse St-Jacques à Montréal. 

 

Malvina Leclerc dit Francoeur est née en janvier 1862 à Kamouraska, Québec. Elle est décédée le 27 juin 1933 à la Paroisse St-Coeur de Marie à Québec, et a été enterrée à Kamouraska.
 

 

Quatrième génération

 

Edouard Thibault a épousé Louise Lacombe le 26 janvier 1858 à St-Thomas de Montmagny.

 

 

Cinquième génération

 

Pierre Thibault a épousé Angèle Talbot le 1 février 1831 à St-Thomas de Montmagny.

 

 

Sixième génération

 

Jean-Baptiste Thibault a épousé Victoire Dominique le 3 août 1802 à St-Thomas de Montmagny.

 

  Septième génération

 

 

Jacques Thibault, né en 1747, a épousé Marie Élisabeth Gaudreau le 16 août 1773 à St-Thomas de Montmagny.

 

 

Huitième génération

 

Jacques Thibault, né le 15 février 1724, a épousé Élisabeth Dion le 18 avril 1746 à Cap St-Ignace.

 

 

Neuvième génération

 

  Jacques Thibault est né le 10 février 1678 à Rivière du sud, et a été baptisé le 11 février 1678 à Québec. Il serait décédé le 31 mars 1755 à St-Thomas de Montmagny.


 

Il a épousé Marie-Anne (Mariane) Proulx le 10 juillet 1703 à St-Thomas de Montmagny. Il avait auparavant soit le 27 octobre enregistré un contrat de mariage devant le notaire Louis Chamballon. Ils auraient eu une douzaine d’enfants.


 

Marie-Anne  Proulx était la fille de Jean Proulx et de Jacquette Fournier. Elle naquit le 1er septembre 1683 à St-Thomas de Montmagny.

 

 

Dixième génération

 
 

  François Thibault a été baptisé le 28 juin 1647 à Ste-Catherine de La Flotte de l’Ile de Ré, évêché de La Rochelle en Charente-Maritime. Il était le fils de Louis Thibault et de Nérée Gautier. Il est décédé le 9 novembre 1724 à Cap St-Ignace, et a été enterré le 10 novembre 1724 au même endroit. François a épousé Élisabeth-Agnès Lefèbvre le 14 octobre 1670 à Ste-Anne de Beaupré. Un contrat de mariage  fut rédigé par le notaire Romain Becquet. Ils auraient eu 12 enfants.


 

Élisabeth-Agnès Lefèbvre, née à St-Germain de Paris, était la fille de Guillaume Lefèbvre et de Barbe Viot. 

 

   Onzième génération

 

 

Louis Thibault a épousé Nérée Gautier le 29 octobre 1643 à La Flotte, Île de Ré, Charente-Maritime, France.


 

                                                                       


 

 


 

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 25 février 2006


 

Les générations Thibault : ascendance maternelle de Gabrielle Thibault-Brochu

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 4 bis

Publié le par Michel Ladouceur

FRANÇOIS THIBAULT                              1647 - 1724

 

 

 # 4 bis

1674 : le pionnier à la Seigneurie de Vincelotte (suite)

 

 

 

François Thibault aurait reçu sa deuxième concession à Cap-St-Ignace le 2 octobre 1697. Cette terre se trouvait entre celle de Charles Bernier et de Thomas Cahouet,  Voici quelques extraits de l'acte passé devant le notaire Rageot::

 

 

 


 
"A savoir, une concession en la ditte seigneurie de Vincelotte contenant vingt arpents de terre complanté en haut bois et trois arpents de front devant le fleuve St-Laurent et de quarente arpents de profondeur. Borné d'un côté à Baptiste Malboeuf et l'autre bout la ligne de la route qui sépare la ditte profondeur d'avec les autres terres de la ditte seigneurie".

"Le dit preneur est tenu et obligé de payer la somme de six livres et trois chapons vifs de rente seigneuriale et un sol de cens pour toute la ditte concession".

 

 

 

 

Le 7 juillet 1711, François Thibault vendait cette concession à Ignace Bouchard, pour la somme de 150 livres.

 

 

 


"Fut présent François Thibault habitant demeurant en la seigneurie de Vincelotte, lequel de son bon gré et volonté a reconnu et confessé avoir le quatre janvier dernier en présence de témoins, vendu, cédé, quitté, délaissé et transporté et par ces présentes vend, cède, quitte, délaisse et transporte dès maintenant et à toujours. Et promet garantie de tous troubles, dettes et hypothèques générallement quelconques à Ignace Bouchard fils aussi habitant de la dite seigneurie de Vincelotte, absent le Sieur Claude Guimont capitaine de milice de la ditte seigneurie de Vincelotte y demeurant à ce présent et acceptant pour le dit Bouchard acquéreur pour lui, ses hoirs et ayant causes à l'avenir. C'est à savoir, une terre et habitation sise et située en la dite seigneurie de Vincelotte, contenant trois arpents de front sur le bord du fleuve St-Laurent sur quarente arpents de profondeur dont les terres joignant du coté du sud ouest à l'habitation de Jean-Baptiste Malboeuf et du coté nord est à celle de Jean Gaudreau. Ainsi qu'elle se poursuit et comporte sans en rien réserver ny retenir audit vendeur appartenant pour l'avoir acquise par contrat de concession qui lui en a été fait en datte du deux octobre mil sept cent ainsi qu'il la déclaré".

"Lequel contrat de concession, il a remis en mains dudit acquéreur dès le dit jour quatre janvier dernier ainsi que le dit Guimont la reconnu".

"En outre, ce pour et moyennant le prix et somme de cent cinquante livres que le dit Thibault vendeur, a reconnu avoir reçu du dit Bouchard acquéreur en argent comptant dès le dit dit jour, quatre janvier dernier".

 

 

 

Michel Ladouceur, 25 janvier 2006

 

 

 

1 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault  ref: 1: Cap-St-Ignace 1672-1970 Jos. Arthur Richard prêtre, 1970

 

 

 

2 : http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

 

L'ancêtre Thibault : François Thibault # 4 bis

Publié dans Famille Thibault

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 4

Publié le par Michel Ladouceur

FRANÇOIS THIBAULT                              1647 – 1724

 

 

# 4

 

 

1674 : le pionnier à la Seigneurie de Vincelotte


 

En 1674, François Thibault vendit la terre achetée en 1669 sur la côte de Beaupré et s'établit sur une autre terre dans la seigneurie de Vincelotte. Une concession fut faite à François Thibault le 9 avril 1674 par Geneviève de Chavigny devant le notaire Romain Becquet. (1)

 

Geneviève de Chavigny était la  fille de François de Chavigny sieur de Berchereau et de Éléonore de Grandmaison. Elle est née et fut baptisée le 28 janvier 1646. Elle se maria en premières noces, à l’âge de 14 ans, soit le 2 mai 1660 à Québec,  à Charles Amyot, marchand bourgeois de Québec, qui décéda le 10 décembre 1669.  Elle était depuis 1672 seigneuresse de Vincelotte, seigneurie héritée de son père. (2)

 

 

 

"une concession en la dite seigneurie de Vincelotte d'une contenance de vingt arpents de terre complantée en haut bois et de trois arpents de front sur le bord du fleuve Saint-Laurent sur quarentes arpents de profondeur bornée d'un côté au manoir seigneurial et des terres non concédées, d'un bout par devant le dit fleuve Saint-Laurent et l'autre bout la ligne autour qui sépare la dite profondeur d'avec les autres terres en la dite seigneurie".


 


"Le dit Thibault garanti, promet et s'oblige de payer à la dite demoiselle de Chavigny ses hoirs et ayant cause de ce jour à la durée pour chaque an, la somme de six livres et trois chapons vifs de rente seigneuriale et un sol de cens pour coût de la dite concession".


 


"Et s'y établir, d'avoir feu et lieu sur la dite concession ou autre pour lui dans l'an et jour des dates des présentes et commandons de s'y bâtir, résider et travailler sur la terre suffisamment".


 


"Jouira le dit Thibault du droit de chasse et de pêche ou dedans et au devant de la dite concession sauf au manoir de la dite demoiselle".


 


"Sera tenu le dit Thibault, obligé d'y apporter ses grains à moudre au moulin et cuire aux fours banals de la seigneurie lorsqu'il en aura de construits et aussi d'ouvrir et passer sur la dite concession tous les chemins qui seront jugés nécessaires".


 


"Et en plus pour proner et nourir amitié entre le dit Thibault et ses voisins, il sera obligé de clore le devant de la dite concession jusqu'au chemin de dix huit pieds qui sera tiré sur le bord du fleuve à plus haute marée de telle sorte que aucuns bestiaux ne puissent passer au travers. Ce cas arrivant, il ne pourra prétendre aucune espèce de dommages et intérêts pour les délits et dégâts que pourraient faire les dits bestiaux".


 


"Jouira aussi le dit Thibault des prairies qui sont sur ces batures du dit fleuve au devant de la dite seigneurie que la marée couvre pour pâturer ses bestiaux conjointement avec ceux de la dite demoiselle et ses autres tenant titres en la dite seigneurie".


 


"Et pour tenir lieu de commune sera pareillement tenu le dit Thibault de conserver debout tous les arbres de bois de chêne qui seront sur la dite concession propre à la construction des vaisseaux".


 


"Fait et passé à la ville de Québec en maison de la dite demoiselle de Chavigny l'an mil six cent soixante quatorze le neuvième jour d'avril en présence d'eustache Lambert et jacques...? demeurant au dit Québec, témoins qui ont signé avec la dite demoiselle de Chavigny et notaire. Et le dit françois Thibault a déclaré ne savoir écrire, ni signé de ce enquis suivant l'ordonnance".


 

 
« Les labours »,
   « Turning the Harbow »,

 

            Horatio Walker, Musée du Québec

 

 

   

 

François Thibault enregistrait aussi devant le notaire Romain Becquet un bail à titre de loyer. François louait la terre du domaine seigneurial de Geneviève De Chavigny et s’engagait à défricher et à cultiver cette terre. En échange de quoi, il devait remettre  la moitié du grain et construire un hangar aux frais de la seigneuresse. Voici quelques extraits de ce bail daté du 10 avril 1674 (3) :

 


 

"Fut présent en sa personne damoiselle Geneviève De Chavigny dame de la seigneurie de Vincelotte veuve de feu Sieur Amiot demeurant en cette ville. Laquelle a volontairement baillé et délaissé à titre de loyer, toute moitié de grain pour un an à commencer ce jour d'hui date des présentes et finir à pareil jour. Et promet pendant le dit temps garantir de faire jouir à François Thibault habitant, demeurant en ladite seigneurie de Vincelotte".
"Pour jouir, faire et disposer de la dite terre par le dit preneur au dit titre pendant ledit an durand, est obligé de faire un bon père de famille".
"Ce présent bail, fait aux charges, clauses et conditions suivantes. Moyennant que ladite damoiselle aura à son profit particulier la moitié par ? de tout le grain qui se recueillira sur ladite terre pendant ledit an. Que ledit preneur sera tenu, promet et s'oblige de lui livrer, battre, remis et bien conditionné sur ladite seigneurie au printemps prochain".
"Comme aussi d'ensemencer toute la terre qu'il prendra et qui lui sera livrée en estat de recevoir semences dans le temps des semences. Même de conserver ledit grain après la récolte soit en gerbe ou en ? jusqu'au dit printemps en telle sorte que la dite damoiselle ne souffre aucune perte ni diminution sur sa moitié. Sera tenu et s'oblige ledit preneur de faire ou faire faire un hangard de dix huit à vingt pieds en quarré bien ? pour mettre les grains de se terre, lequel ladite damoiselle sera tenu de payer ce dont ils conviendront des travaux ou de l'estimation des présentes dont ils conviendront pour cet effet".


 

 


 

 

Michel Ladouceur, 26 janvier 2006

 

1 :    Site de Pierre Thibault,  http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

2 :   Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003 

 

3 :    Site de Pierre Thibault,  http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

moulin_vincelotte_1690.jpg vincelotte_moulin.jpg 
 Selon le recensement de 1681, François Thibault cultivait cinq arpents et possédait quatre bêtes à cornes. Comme tous les censitaires, il utilisait le moulin de la seigneurie pour moudre son grain et remplir ses obligations envers la seigneuresse. Érigé en 1690, sous les auspices de Charles-Joseph Amyot de Vincelotte, sur un emplacement de la seigneurie de Cap-Saint-Ignace concédée à sa mère, Geneviève de Chavigny, par Jean Talon, en 1672, le moulin banal, aujourd'hui dit de Vincelotte, est le seul vestige de moulin à vent de la rive sud du Saint-Laurent, depuis Bécancour jusqu'à Gaspé.

Ce qu'il en reste, une tour construite en maçonnerie de pierre des champs, d'un diamètre extérieur de 6,5 mètres, d'une hauteur de 7,4 mètres, fut restaurée une première fois en 1924 par la Commission des monuments historiques et une deuxième fois, en 1980, où les joints de maçonnerie sont refaits à neuf. Le toit prend une forme octogonale à faible pente. Aucune machinerie, ni accessoire, ni aile, ni maître-arbre n'ont cependant résisté au temps.


Publié dans Famille Thibault

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L'ancêtre Thibault : François Thibault # 3

Publié le par Michel Ladouceur

  FRANÇOIS THIBAULT                          1647 - 1724

 

# 3  

1669 : l’installation au pays


 

Arrivé au pays, le 18 juin 1665, François Thibault servit  en premier lieu de domestique à Robert Paré, charpentier de la côte de Beaupré, et Françoise Lehoux à Ste-Anne-du-petit-cap, ceci afin de remplir son engagement de trois ans.


 

 


 

Robert Paré était fils de Mathieu Paré et de Marie Joannet de St-Laurent de Soulaures, dans l’évêché de Périgueux au Périgord. Il avait épousé Françoise Lehoux fille de Jacques Lehoux et de Marie Meilleur, le 20 octobre 1653 « à la chapelle des sauvages, à l’Ile d’Orléans » (1).

 


 

Une fois son terme arrivé, François décidait  de se fixer en terre d’Amérique. Le 29 juin 1669, il  achetait une terre de Gilles Moulineux ( ou Moulineur ) pour la somme de 45 livres, une terre située tout près de la rivière Sainte-Anne, sur la côte de Beaupré. Le contrat passé devant le notaire Claude Aubert stipulait qu’il devait donner au seigneur, annuellement, 52 sols et six deniers de cens, de même qu'un chapon et deux faisans en guise de rente.


 

 


 

Le 14 octobre 1670, il épousait Élisabeth-Agnès Lefebvre, une fille du roi native de Paris avec qui il aura douze enfants. Élisabeth-Agnès Lefebvre faisait partie du contingent des Filles du roi qui sont arrivées à la fin du mois d'août de l'année 1670.  Originaire de Saint-Gervais de Paris, elle est né en 1655 et était la  fille de feu Guillaume et de Barbe Viot.


 

À leur arrivée,  les Filles du roi étaient prises en charge par les religieuses qui leur enseignaient en quelques jours tout ce qu’elle devaient savoir afin de prendre en charge un époux, une maison et une famille. Car les Filles du roi  étaient tenus de se trouver un  futur époux dans les plus courts délais.. Ainsi Élisabeth-Agnès Lefebvre, à peine âgée de 15 ans, signe devant le notaire Romain Becquet un contrat de mariage avec Nicolas Nauteau le 31 août 1670. Pour des raisons inconnues, ils annulent leur contrat le 24 septembre 1670 devant le même notaire.


 

Cependant, le 3 octobre 1670, encore une fois devant le même notaire, elle passe un nouveau contrat de mariage cette fois-ci avec François Thibault. Les fréquentations ont été très brèves, car entre les deux contrats il s'est écoulé seulement dix jours.


 

Originaires de Normandie, Claude Aubert et Romain Becquet furent tous deux notaire royal en Nouvelle-France. Aubert, né à Caen dans le Calvados, fut notaire seigneurial de Beaupré en 1650, puis notaire royal à partir du 24 janvier 1664 et enfin juge prévôt de la seigneurie de Beaupré de 1671 à 1676. De la région de Rouen, Becquet fut notaire royal de 1665 jusqu’à sa mort survenue en 1682. Il fut aussi huissier et greffier du Conseil souverain ainsi que juge bailli des seigneuries de Beaupré et de l’Ile d’Orléans.


 

 


 

 


 

Voici un extrait du contrat de mariage passé devant le notaire Romain Becquet (2):


 

 


 


"Furent présents en leur personne François Thibault fils majeur de Louis Thibault du bourg de la Flotte paroisse de Ste-Catherine en l'île de Ré et de Renée Gauthier son père et mère d'une part et Élizabeth Lefebvre fille du deffunt Guillaume Lefebvre et de Barbe Viot demeurant à Paris paroisse de St-Gervais".

"La dite future épouse lui a apporté dans la communauté jusqu'à la somme de deux cents livres dont la moitié entrera en la dite communauté et l'autre moitié lui servira nature de propre à elle et aux siens de son côté et ligné".

"Et en outre la somme de cinquante livres que sa Majesté lui a donné en considération de son mariage qui lui serviront aussi de nature de propre à elle et aux siens de son côté et lignéé".

"Fait et passé à Québec en la dite maison de la dite dame Gasnier, l'an mil six cents soixante dix après midi, le troisième jour d'octobre".


 

 


 

 


 

Le mariage de François Thibault et d’Élisabeth-Agnès Lefebvre, fut enregistré le 14 octobre 1670 à la paroisse Sainte-Anne-du-Petit-Cap. (3)


 

 


 

"L'an de notre seigneur Jésus Christ 1670 le 14 d'octobre, après une publication des bancs de mariage et permission des autres de Monseigneur Despétrie. J'ai reçu leur mutuel consentement ne s'étant trouvé aucun empêchement entre François Thibault et Elizabeth agnès. Et ce en présence de plusieurs témoins et en face de la Sainte église, Jean Caron, Robert Paré et Pierre Piccard habitants de Ste-Anne.


 

F.Fillion prêtre missionnaire
Morin prêtre".


 

 

 

   

 

Michel Ladouceur, 26 janvier 2006

 

 

1 :   Jetté, René : Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, Gaétan Morin Éditeur, Montréal, 2003

 

 

2 :    http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault


 

3 :    http://www3.sympatico.ca/jn-pier.thib/thibault

 

 

Publié dans Famille Thibault

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Les personnages Thibault : Joseph Thibault

Publié le par Michel Ladouceur

 

 

À l’Hôtel-Dieu de Lévis, le 2 mars 2006, à l’âge de 76 ans et 9 mois, est décédé M. Joseph Thibault, retraité de la Corporation des Pilotes Bas St-Laurent. Il était l’époux de Mme Colette Gagnon et fils de feu Charles Thibault et de feu dame Margaret Mac Donald. Il demeurait à Saint-Michel de Bellechasse.

Source : Le Soleil, mercredi, le 8 mars 2006, Avis de décès


 

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 9 mars 2006


 

 

 

 

Publié dans Famille Thibault

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Joseph Adélard Brochu

Publié le par Michel Ladouceur

ADÉLARD BROCHU

 

 

 

Joseph Adélard Brochu,

 

grand-père de Gabrielle, de Monique, de Raymond  et de Michelle,

est sujet d’un hommage dans le livre de Benoit Lacroix  « La foi de ma mère, la religion de mon père ». Un chapitre est consacré aux personnages du comté de Bellechasse qui ont accompagné son enfance. Voici ce qu’il dit du forgeron :

                                   

« Il est toujours apprécié, voire indispensable. pour nous, ce sont les forgerons Adélard Brochu au Troisième Rang de Saint-Michel et Émile Bolduc à la Durantaye. Quelle vénération ! Est-ce à cause du feu de forge, quelque peu sacré pensions-nous, ou tout simplement à cause des multiples services rendus qu’ils sont devenus pour nous des êtres si exceptionnels ? Papa résume : ‘ Nos forgerons, c’est des hommes d’avenance. Comme le Bon Dieu. Toujours prêts à aider.’ Ma mère est absolument du même avis. »  

 

 

 

Source : Lacroix, Benoit : « La foi de ma mère, la religion de mon père », Éditions Bellarmin, Québec 2002

Michel Ladouceur, Laval, Québec, 4 mars 2006

 

Joseph Adélard Brochu

Publié dans LECTURES

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